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Grenelle de l’Education : les premières mesures défavorables aux femmes !

Infos de la FSU - jeu, 22/07/2021 - 12:49

Dans un contexte où les employeurs affichent leur velléité de lutter contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, le ministère de l’éducation nationale ne s’émeut pas de cette profonde injustice sociale. Les premières mesures du Grenelle, soumises au vote du CTM du 21 juillet 2021, ne répondent aucunement à l’indispensable revalorisation globale du métier d’AESH, majoritairement féminisé, quand d’autres vont dégrader la vie professionnelle et personnelle de tous les personnels à temps partiel concernant à 80% les femmes.

Les mobilisations et la détermination de la FSU à porter partout des exigences fortes pour les personnels AESH ont forcé le ministère à ouvrir des discussions sur la situation de ces 120 000 personnels, essentiellement des femmes, recrutées sur des emplois précaires, à temps partiel imposé (quotité moyenne de travail : 62%) et dont la rémunération moyenne est de moins de 900 euros par mois.
Le décret contient de maigres avancées mais, au regard de la situation des AESH, est très loin d’apporter la revalorisation nécessaire. Après leur avoir refusé l’accès au statut, alors que les AESH sont affecté.es sur des missions pérennes, le ministère s’est félicité de l’enveloppe de 60 millions d’euros en sa possession. La FSU s’est indignée de cette somme qui dans la réalité se traduira sur la fiche de paie par une augmentation moyenne de 87 euros par an ! De plus l’indice (donc le salaire) d’entrée dans le métier est inférieur aux engagements pris par la ministre de la transformation et de la fonction publiques lors de la conférence salariale pour revaloriser les filières féminisées et mal rémunérées.

Pour la FSU, si nous avons enfin obtenu une grille d’évolution de carrière plus favorable pour les AESH, nous devons poursuivre nos actions pour une revalorisation globale des métiers, la possibilité d’accéder à des temps pleins pour toutes et l’accès au statut de la Fonction publique. A une époque où l’égalité professionnelle est un enjeu fort de société, où la prise en charge des élèves en situation de handicap est annoncée comme une priorité, où l’utilité sociale des métiers d’AESH est plébiscitée, le ministère de l’Education nationale doit répondre à nos exigences.

La seconde mesure du Grenelle, soumise au vote du CTM, représente une véritable régression pour tous les personnels à temps partiels : le ministère dit vouloir leur donner la « possibilité » d’obtenir une ou plusieurs HSA. Alors que ce sont les femmes qui ont recours majoritairement aux temps partiels afin de réussir à articuler leurs temps de vie plus contraints, il est fort à parier qu’elles vont subir des pressions dans les établissements, pour absorber les heures supplémentaires déjà pléthores et abondées par le ministère uniquement pour supporter le manque criant d’emploi. De plus et au-delà de l’aberration de cette mesure qui va aussi augmenter leur charge de travail, ces heures supplémentaires socialisées ne compteront pas dans le calcul de leur pension et sont sous rémunérées par rapport aux heures de service.

La FSU dénonce cette mesure et rappelle que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est une exigence sociale. Le ministère de l’Education nationale doit respecter les engagements du protocole de la Fonction publique et stopper des politiques qui renforcent les inégalités.

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Pour une autre gestion de la crise sanitaire : anticiper, favoriser la vaccination, investir dans les services publics

Infos de la FSU - mer, 21/07/2021 - 13:45

Pour une autre gestion de la crise sanitaire : anticiper, favoriser la vaccination, investir dans les services publics

Après 18 mois de crise sanitaire, la sortie de crise s’éloigne : nous sommes désormais dans une 4ème vague. Le gouvernement, qui a souvent pris des décisions sans tenir compte des avis des médecins et des scientifiques, porte une lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.

La vaccination est nécessaire pour combattre l’épidémie. C’est le cas à l’échelle mondiale, raison pour laquelle la FSU s’implique dans la campagne pour la levée des brevets pour permettre l’accès à la vaccination le plus rapidement possible pour l’ensemble de l’humanité. Or, le Président de la République continue à s’y opposer.
En France, un pass sanitaire est obligatoire à l’entrée de certains lieux. La date du 15 septembre est donnée comme date butoir d’obligation vaccinale pour certaines professions. Les délais sont scandaleusement courts quand on sait qu’il faut plusieurs semaines entre les deux injections, que les rendez-vous ont été pendant longtemps et sont de nouveau aujourd’hui saturés, faute de stocks suffisants, et que l’accès à la vaccination n’est pas une évidence pour un certain nombre de populations en particulier les plus fragiles (difficultés à prendre un rendez-vous sur internet, etc.).

La FSU n’a cessé de réclamer une priorité de vaccination pour les personnels qui le souhaitaient, d’autant que les professions des services publics sont souvent fortement exposées au virus. Or, les pseudo priorités comme celles prétendument données aux enseignant.es pour se faire vacciner, n’ont jamais eu lieu.

User de la coercition et de la pression sans développer tous les outils d’une politique de prévention et de protection est inefficace. Il faut aussi convaincre, étendre la politique vaccinale, informer : aucune campagne d’information simple et accessible n’a été faite sur la vaccination et ses enjeux. Cette carence se paye très cher aujourd’hui et renforce la défiance et les tensions. La FSU dénonce fermement les propos et les actes antisémites et racistes des manifestations du week-end dernier.

Il faut aujourd’hui à la fois accélérer l’élargissement de la couverture vaccinale et améliorer les conditions de protection des agent.es et des usager.es dans les services publics. Des mesures comme la levée du jour de carence en cas d’effets secondaires du vaccin, sa suppression a minima en temps d’épidémie, ou encore le fait de faciliter la vaccination sur le temps de travail pourraient participer de cet effort et in fine emporter la conviction. Les ministères concernés doivent aussi apporter des plans de protection des agent.es et des usager.es : aération, moyens supplémentaires, organisation des services, etc. Encore une fois, rien n’est prêt si ce n’est les mesures disciplinaires pour les personnels, ce qui ne correspond pas à la situation sanitaire qui demanderait l’adhésion des agent.es : les mesures coercitives risquent d’engendrer, à l’inverse de l’objectif recherché, incompréhension et mécontentement. Le gouvernement répète les mêmes erreurs, sans écouter les représentant.es des personnels.

Enfin, la FSU dénonce la manière dont le président de la République a remis sur la table, en même temps que les annonces sanitaires, la réforme de l’assurance chômage ou encore celle des retraites. Profiter de la situation pour mener à bien des réformes régressives, anti sociales et faire payer la crise aux travailleurs-euses n’est pas acceptable. La crise a au contraire montré le besoin de protections collectives et le manque d’investissements dans les services publics, à commencer par l’hôpital et le système de santé. C’est à cela qu’il faut travailler pour sortir enfin de cette crise. La FSU appellera à se mobiliser pour une rentrée sociale, pour défendre les droits sociaux et les libertés.

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Déclaration de la FSU au CSFPE du 19 juillet 2021

Infos de la FSU - mar, 20/07/2021 - 09:57

Déclaration de la FSU au CSFPE du 19 juillet 2021

Le CSFPE est réuni ce jour lundi 19 Juillet, pour examiner une deuxième fois le projet de décret de « Chaire de professeur junior » après un vote unanime de toutes les organisations syndicales lors de la première réunion du vendredi 9 juillet dernier.

Le rejet unanime de ce projet de décret aurait dû conduire la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation à proposer un temps de concertation permettant de faire évoluer ce texte tenant compte des propositions des organisations syndicales. C’est bien pour cela qu’il est prévu réglementairement de convoquer un nouveau CSFPE sur le projet de texte lorsqu’il est rejeté par toutes les organisations syndicales. La ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a refusé de discuter malgré nos demandes auprès de son cabinet, et a décidé de passer en force un texte unanimement rejeté.

Le projet de « Chaire de professeur junior » est rejeté depuis son annonce avant même l’écriture de la LPR. Le gouvernement a fait le choix d’imposer ce nouveau mode de recrutement complètement dérogatoire au statut de la Fonction publique d’État et intimement lié à un projet de recherche, et d’ajouter encore un type de contrat à la multitude qui existe dans l’enseignement supérieur et la recherche, renforçant ainsi la précarité qui gangrène ce secteur. En imposant dans la loi les conditions de ce contrat, aucune marge de manœuvre n’est possible pour les syndicats dans la mise en place de ce contrat de « Chaire de professeur junior ».

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Dans le supérieur, près de 4 BIATSS sur 10 sont des agents contractuels

Infos du Snasub - jeu, 15/07/2021 - 16:02

Depuis 2019, l’obsession gouvernementale d’élargir le recours à l’emploi contractuel se traduit par les dispositions de la loi de transformation de la fonction publique, redoublées par la loi de programmation de la recherche (LPR) qui crée un nouveau type de « CDI » (voir encadré). Pourtant, le recours au contrat (CDD, CDI,…) est déjà massif dans l’enseignement supérieur et la recherche, bien supérieur à la moyenne de la fonction publique qui s’établit à 19,2 % en 2018. Avec des conséquences importantes tant pour les conditions de travail des personnels que pour le service public.

En 2018, d’après le dernier bilan social du MESRI, la proportion de contractuel-les parmi les personnels BIATSS atteint 38,1 %. C’est un chiffre gigantesque qui est relativement stable ces dernières années : il n’a connu que quelques variations à la hausse puis à la baisse depuis 2012, le plus souvent en lien avec une modification des méthodes de recensement de l’administration centrale. La part des agents non titulaires recrutés sur des missions permanentes est par contre en hausse depuis plusieurs années, atteignant 55 % pour l’année 2018, sur des contrats de CDD (36%) ou de CDI (19%). Enfin, les fonctions exercées par ces personnels contractuels correspondent massivement aux corps de la filière ITRF, pour 9 contrats sur 10. Ce recours aux personnels contractuels est une caractéristique historique des établissements d’enseignement supérieur, et traduit le sous-effectif patent en personnels BIATSS titulaires, de toutes les catégories hiérarchiques et de toutes les filières pour remplir les missions de service public.

Pour les collègues concerné-es, les conditions d’emploi sont très diverses, selon la nature des contrats (il existe près d’une dizaine de types de contrats selon le fondement juridique sur lequel ils sont rédigés), selon leur durée, ou encore selon les établissement (niveau salarial de recrutement, évolution salariale possible, existence de primes, montant des primes etc.). Exprimé en ETPT (équivalent temps plein travaillé), le nombre de contractuel-les chute de plus de 30 %, ce qui indique un recours fréquent au temps partiel, dans toutes les catégories hiérarchiques, et tout particulièrement dans la catégorie C (la quotité de travail théorique que l’on peut calculer dépasse à peine 60 %). Ajoutons enfin que les femmes sont très nombreuses parmi ces contractuel-les (le taux de féminisation est de 66%, supérieur de 3 points à celui des titulaires) et qu’il est très probable qu’elles soient les premières concernées par ces temps partiels. La souffrance au travail de ces personnels est importante : difficile de partager un bureau et son travail avec les collègues titulaires, dans ces conditions d’emploi aussi dégradées.

Les dispositifs de résorption de la précarité mis en œuvre ces dernières années (dont Sauvadet en 2013) ont été très largement insuffisants, on le voit dans la persistance d’un recours très fort à l’emploi contractuel. Les orientations gouvernementales poussant à encore plus de recrutements contractuels comme axe majeur des politiques des ressources humaines ne risquent pas d’améliorer la situation. Pourtant, au-delà des conditions d’emploi individuelles dégradées qu’il induit, le recours au contrat est aussi un facteur déstabilisant dans l’organisation des services publics, par le turn-over et les formations de nouvelles recrues permanents qu’il entraîne.
Plus que jamais nos revendications syndicales sont d’actualité : pour un meilleur service public, le SNASUB-FSU continue de demander la titularisation massive des contractuel-les et la création d’emplois BIATSS titulaires. Et en attendant, nous défendons de meilleures conditions d’emplois pour les collègues contractuel-les (temps pleins, possibilité d’évolution salariale, accès aux indemnités et à l’action sociale etc.).

Le « CDI » de mission scientifique, un faux CDI !

La LPR adoptée il y a quelque mois au parlement attaque les personnels sous plusieurs angles, en particulier elle favorise la précarité. Cela passe en particulier par la création de « CDI » de mission scientifique… qui comme son nom ne l’indique pas, n’a rien d’indéterminé. En effet, il s’agit d’un contrat qui va se terminer avec la mission ou avec l’impossibilité de boucler la mission, mais dont on ne connaît pas la date de fin. Le terme CDI est donc là pour faire envie mais il est trompeur. D’autant que le ministère n’a pas l’intention de limiter le type de mission concernées. Décliné dans la LPR, on aurait pu imaginer que les types de métiers envisagés pour ce « CDI » soient limités à des métiers strictement liés à la recherche (BAP scientifiques des ITRF et ITA). En réalité, rien n’interdit à ce stade que des missions d’appui à la recherche (financières ou administratives par exemple) soient concernées. Les textes précisant ce « CDI » sont en cours de préparation, nous y reviendrons dans les prochaines numéros.

Déclaration de la FSU au CSE du 8 juillet 2021

Infos de la FSU - jeu, 08/07/2021 - 11:21

Déclaration FSU
CSE du 8 juillet 2021

Ce dernier CSE de l’année scolaire nous permet de revenir sur cette année vraiment pas ordinaire. Le système éducatif a dû faire face à une crise sanitaire et à sa gestion ministérielle erratique, qui a demandé à l’ensemble des personnels de s’adapter quasiment quotidiennement. Sans eux, rien n’aurait été possible. C’est bien grâce à eux que le système éducatif a pu fonctionner.

Malgré cela, les élèves et les étudiant.es ont souffert de moins d’école avec des conditions d’apprentissage dégradées. Enfants, parents et personnels ont redécouvert que l’école était un lieu de vie indispensable pour les enfants et les jeunes adultes. Avoir manqué de ce lieu d’échange laissera probablement des traumatismes pour ces jeunes générations si nous n’y prêtons pas d’attention. Nous le savons, ce sont les élèves les plus fragiles qui ont été les plus impactés. Nous devons prendre en compte les conséquences pédagogiques, psychologiques et sociales de cette crise dans les années à venir si nous ne voulons pas voir augmenter le taux d’élèves en difficultés scolaires, et à terme le taux de décrochage et de sorties sans diplômes.

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Le Replay de la FSU : colloque Le syndicalisme au défi du XXIème siècle

Infos de la FSU - mer, 07/07/2021 - 14:16

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Le Replay de la FSU

Chaque mois, la FSU vous propose de revoir ou de découvrir des colloques, émissions, conférences, soirées-débats… organisés par la FSU les mois précédents.

Ce mois ci, retrouvez le colloque Le Syndicalisme au défi du XXIème siècle, qui s’est déroulé les 2 et 3 juin 2021 en visio.

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Introduction au colloque

Ouverture par Jean Michel Drevon, de l’Institut de Recherches de la FSU, animateur de ce collqoue

Introduction générale par Paul Devin président de l’IR-FSU

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Dans quel contexte se tient ce colloque ?
Pour contextualiser le colloque : Danielle Tartakovsky, historienne et Jean-Marie Pernot chercheur à l’Institut de Recherches Économiques et Sociales pour 30 mn chacun·e. Débat avec la salle.
Enfin, intervention de Christian Laval de l’IR-FSU (30mn) co-auteur des livres « N’attendons pas la fin du monde » et « Le syndicalisme en-commun » introduira les débats à partir des travaux du chantier de l’institut.

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Nouveaux champs de réflexion et d’interventions syndicales

Approches nouvelles du travail, y compris du travail syndical ; renouvellement des formes d’action;
Comment le syndicalisme peut-il faire face à la précarité qui augmente dans le secteur privé, comme dans le public où il s’institutionnalise ? Comment doit-il s’ouvrir à de nouvelles formes du salariat (cf. Uber, auto entreprenariat ..) ? et du travail ? Comment peut-il mieux prendre en charge les salarié.es des PME et TPE ? Comment peut-il agir pour mieux aider à s’organiser un salariat éclaté, les travailleurs.ses privé.es de droits, les sans-papiers, et favoriser l’expression et l’initiative du monde du travail ?
Animation : Francis Vergne, IR-FSU
Intervenant-es : Marie-Hélène Luçon du Chantier « Travail », Michel Breuvart SNUTEFI-FSU Pôle emploi, Maryse Dumas CGT et Karel Yon politologue.

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Eco syndicalisme
Si le syndicalisme a eu à traiter dans le passé de questions proches (usines d’armement, nucléaire, sites SEVESO…) la crise écologique (climat, biodiversité, anthropocène), rendue plus perceptible encore par la pandémie, et son traitement, obligent le syndicalisme à poser de façon renouvelée et plus globale les questions portant notamment sur la nature de l’emploi, le travail – qui doit être profondément repensé et transformé –, la formation. Que produire ? Qui produit ? Comment produire ? Que consommer et comment ? Quelle rupture avec le productivisme ? Comment relier la démarche écologique à la question sociale ?
Quels enseignements tirer d’initiatives telles que « Plus jamais ça » ou celle du « Pacte écologique et social »
Animation Jean-Marie Le Boiteux, IR-FSU
Intervenant-es : Jean-Michel Drevon chantier Transition Écologique et Justice Sociale, Julien Rivoire FSU, Véronique Marchesseau Conf Paysanne, Cécile Duflot OXFAM

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Intervention de Alain DALANCON

Alain Dalançon ,  co-auteur de « La FSU dans la cour des grands » (1997 – 2010) présentera une approche historique des questions mises en débat dans ce colloque.

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Féminisme, antiracisme et la nouvelle question sociale au XXIe siècle
Ces mouvements ont acquis dans la dernière période une dimension sociale déterminante. Les mobilisations féministes ont pris avec MeToo une ampleur mondiale, avec des formes sans cesse renouvelées. Autour de l’enjeu de l’égalité et de la liberté, ils interrogent le syndicalisme dans ses objectifs, ses modes de fonctionnement et son vécu quotidien, au coeur du travail. Au travail et dans la société, quels apports le syndicalisme peut-il porter ? Comment peut-il contribuer à la mise en commun de toutes ces causes émancipatrices et à la construction d’alliances durables avec tous les acteurs du mouvement social ?
Animation : Gérard Aschieri, IR-FSU
Intervenant-es : Josiane Dragoni co-auteure de « La FSU dans la cour des grands », Murielle Guilbert Solidaires, Sigrid Gérardin secteur femmes de la FSU, Alain Policar chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po

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Syndicalisme et politique
Si le syndicalisme est toujours intervenu dans le champ politique, une lecture réductrice des objectifs de la Charte d’Amiens (1906) (« l’émancipation intégrale des travailleurs ») s’est lentement répandue, la réduisant à l’indépendance par rapport aux partis politiques. À l’heure de l’urgence sociale et écologique actuelle, et alors que le néolibéralisme impose sa domination globale à l’ensemble de la société, dans quels termes et de quelles façons le syndicalisme peut-il aider à concevoir un nouveau projet de transformation sociale, d’auto-émancipation et coconstruire des alternatives au capitalisme ?
Animation : Frédérique Rolet, SG du SNES-FSU
Intervenant-es : Erwan Lehoux chantier Alternatives Syndicales, Sophie Béroud politologue, Philippe Martinez SG de la CGT, Verveine Angeli Solidaires

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Conclusions et perspectives

par Benoit Teste, Secrétaire général de la FSU.

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Conférence sur les perspectives salariales – 6 juillet 2021

Infos de la FSU - mer, 07/07/2021 - 10:15

Déclaration FSU

Conférence sur les perspectives salariales – 6 juillet 2021

Madame la ministre,

Nous tenons d’abord à vous demander des précisions sur le sujet des retraites : si cette réunion a valeur de réunion parallèle à celle organisée avec les organisations syndicales du secteur privé, alors nous avons besoin d’en savoir davantage sur les intentions du gouvernement en matière de retraite, et a minima un calendrier de discussions si des mesures paramétriques, que nous combattons, se confirmaient. Elles auraient en effet des conséquences spécifiques dans la fonction publique. Le gel de la valeur du point a un impact sur le niveau des pensions, le niveau prévisible de la pension en pouvoir d’achat relatif est de plus en plus en faible pour les fonctionnaires. Les possibilités de cessation progressive d’activité n’existent pas, or elles seraient d’autant plus urgentes à remettre en place si le gouvernement confirmait une élévation de l’âge légal de départ. Par ailleurs, la fonction publique, ce sont 62% de femmes, on sait que dans ce domaine-là aussi les inégalités femmes hommes sont importantes.

Sur les annonces salariales que vous avez faites, nous considérons qu’elles sont partielles mais nous pensons que dans un cadre général insatisfaisant, elles ouvrent des perspectives car, enfin, elles ne traitent pas la question salariale principalement sous l’angle de l’augmentation indemnitaire comme cela a trop souvent été les cas les années précédentes mais sous l’angle du travail sur les carrières : réductions d’ancienneté, améliorations des carrières, etc. Attention cependant au phénomène de tassement des carrières et du coup les comparaisons en particulier pour les catégories B.
Les mesures que vous avez annoncées doivent aller avec une politique de valorisation du point, sans cela, ajouter des points sur les grilles, c’est faire du court terme.

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Conférence salariale: l’absence inacceptable de mesures générales

Infos de la FSU - mer, 07/07/2021 - 09:37

Paris le 6 juillet 2021

Lors de la réunion sur les salaires des agentes et agents des trois versants de la fonction publique, la ministre a annoncé certaines mesures qui, sous réserve d’un examen approfondi, peuvent être considérées comme des avancées même si elles sont très insuffisantes.

Les dispositions concernant les bas salaires et celles pouvant conduire à des carrières moins longues notamment vont dans le bon sens bien que parcellaires.

C’est bien au compte des mobilisations et de notre action déterminée et continue qu’il faut mettre ces points positifs.

Cependant, les déclarations de la ministre du matin parlant de 40 à 100 euros mensuels d’augmentation relèvent de la manipulation.

Ceci posé, au nom du gouvernement, la ministre a confirmé son refus du dégel de la valeur du point d’indice comme de toute augmentation générale.

Nos organisations condamnent la poursuite de cette politique d’austérité dont les effets sont dévastateurs pour le pouvoir d’achat des personnels.

Sans revalorisation forte et urgente de la valeur du point, sans mesure générale, les salaires et les carrières continueront de se dégrader de manière aggravée et les inégalités entre les femmes et les hommes ne pourront être résorbées.

Les syndicats CGT, FA, FSU, Solidaires prennent date dès aujourd’hui. Ils n’acceptent pas cette absence d’augmentation générale pourtant indispensable à une véritable reconnaissance des qualifications et de l’engagement des agentes et des agents de la fonction publique.

Ils ont d’ores et déjà prévu de se revoir pour préparer les indispensables mobilisations de la rentrée.

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Contre la criminalisation de l’action citoyenne Soutien à Florimond Guimard, professeur des Ecoles à Crest (Drôme)

Infos de la FSU - mar, 06/07/2021 - 11:16

Le premier jour des vacances scolaires, un militant syndical est convoqué à la gendarmerie pour répondre d’une manifestation spontanée organisée à Crest fin avril dernier. Cette manifestation avait pourtant rassemblé pacifiquement les enseignant-es en grève et des parents d’élèves pour exiger l’harmonisation des rythmes scolaires sur l’ensemble de la ville.

Cette convocation montre une volonté de museler l’engagement citoyen pour plus d’égalité sur le territoire, à commencer par l’école.

La FSU et ses syndicats affirment leur soutien à Florimond Guimard, co-secrétaire départemental du SNUipp-FSU, qui ne doit pas être sanctionné, face à cette volonté d’intimider le mouvement social et réaffirment leur engagement en faveur de la liberté d’expression et de manifestation.

Ils appellent les personnels à lui apporter également leur soutien en signant la pétition.

Je signe la pétition !

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Anne Médard, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du muséum d’histoire naturelle de Marseille

Infos de la FSU - lun, 05/07/2021 - 15:40

Le muséum d’histoire naturelle de Marseille, comme de nombreux musées de ce type en France, a accompli sa mue, exposant les grandes fonctions du vivant, biodiversité, Terre et écosystèmes, interactions entre les espèces. Et pose la question de l’anthropocène, l’époque que nous vivons, marquant l’incidence des activités humaines sur l’écosystème terrestre.
Anne Médard explique le processus.

En quoi consiste ce nouveau parcours?

Il a donné l’occasion de revoir l’intégralité du parcours permanent : une salle était consacrée à la diversité des vertébrés, une à la préhistoire en Provence, la troisième à l’évolution et à l’adaptation du vivant, préfigurant notre nouveau parcours. Aujourd’hui une seule exposition occupe les trois salles, c’est Terre d’évolution, consacrée à l’évolution et à l’adaptation du vivant. Elle revient sur les grandes fonctions du vivant, la biodiversité, les interactions avec les écosystèmes dans lesquels nous vivons.

Cette nouvelle organisation est-elle liée aux nouvelles perceptions environnementales des sociétés?

Toute l’exposition interroge. Sommes-nous dans l’anthropocène ? Nous sommes passés du XIXe avec la présentation systématique et organisée des collections à un remaniement national des muséums d’histoire naturelle qui,
à la fin du XXe siècle, ont reçu des ministères de la recherche et de l’éducation nationale la mission d’exposer des savoirs plutôt que des collections. Aujourd’hui on va au-delà de l’exposition des savoirs, on interroge ces savoirs et on confronte le visiteur à des questionnements sociétaux actuels.

Quel est l’impact d’Internet sur ces savoirs ?

Les citoyens sont quotidiennement sollicités sur leur positionnement vis-à-vis du développement durable, de la biodiversité, du climat, de la santé. Or c’est très compliqué, les savoirs scientifiques ont beaucoup évolué en très peu de temps. On a Internet qui permet d’avoir accès à tout, mais le tri est difficile. Il s’agit pour un musée d’histoire naturelle de trier, d’exposer des faits scientifiques, et non des opinions, en s’appuyant sur des collections qui étayent le savoir de la recherche. C’est la grande différence. L’objectif est de guider le visiteur dans ses questionnements d’aujourd’hui. On ramène la science à ce qu’elle est, c’est-à-dire un questionnement permanent, qui s’appuie sur des savoirs, dont certains peuvent évoluer.

Le musée a fait de nouvelles acquisitions, quelles sont les plus emblématiques?

La plus emblématique du bicentenaire du museum c’est le crâne de mammouth. Cette pièce monumentale vient compléter les acquisitions des dernières années parmi lesquelles le mosasaure, reptile marin contemporain des dinosaures. Il est présenté suspendu dans l’air, comme nageant au-dessus des visiteurs. Mais nous ne présentons plus uniquement des grosses pièces. L’exposition est passée de 800 spécimens de grande taille à 1 800  spécimens de toutes tailles, rappelant que la biodiversité ne se résume pas aux tigres, aux girafes et aux éléphants.

 

Cela change la perception de la biodiversité…

Oui. Dans le monde qui nous entoure, il y a aussi des abeilles. Ces dernières, exposées à deux endroits différents, illustrent deux questions qui traversent quotidiennement nos réflexions. Notre monde est-il en train de vivre la sixième extinction massive ? Quel avenir pour les pollinisateurs qui contribuent à la reproduction du végétal ? L’exposition procède par répétition pour plusieurs animaux, présentés à la fois pour leurs fonctions (reproduction, communication, etc.) et pour leur positionnement dans l’évolution. Le parcours va du plus petit organisme vivant, comme les coccinelles ou les cônes, ces petits coquillages très esthétiques mais mortels, jusqu’au mosasaure,
long de douze mètres.

Comment les choix ont-ils été élaborés?

Nous y pensons depuis 10 ans et, depuis 2018, nous travaillons avec une équipe scientifique. C’est très court pour réorganiser 1 000 m2 d’un point de vue scénographique et scientifique. Il y a beaucoup d’interactif et de  multimédia, mais sans prendre le pas sur les collections. Le parcours n’a pas de sens de visite, il est composé d’une succession d’espaces thématiques. On est invité à picorer des savoirs.

 

Interview issue de la revue POUR n°233, mai 2021; à lire ici!

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Rémi Mathis, conservateur à la Bibliothèque nationale de France

Infos de la FSU - lun, 05/07/2021 - 15:28

Quels sont les points forts du fonctionnement de Wikipédia?

Wikipédia a révolutionné le rapport des gens à la connaissance, en proposant gratuitement des articles sur tous les sujets, plus de deux millions pour la version francophone, librement accessibles. Il s’agit sans nul doute de l’œuvre littéraire et intellectuelle la plus importante du XXI e siècle. À l’origine de cette réussite, le fait que la contribution soit ouverte à tous, ce qui donne une capacité de travail gigantesque… mais nécessite aussi un contrôle de chacun sur tous, une capacité à rendre des comptes et une transparence absolue de toutes les actions. Wikipédia propose un modèle original, citoyen et non-commercial, qui contraste dans l’Internet de 2021 soumis aux  grandes entreprises.

Et ses limites?

Reposant sur une communauté, Wikipédia a les faiblesses de cette dernière. Les articles sont de bonne qualité seulement si le sujet a intéressé assez de contributeurs. On trouve donc de tout. Comme il n’existe pas de contrôle a priori, tout repose sur cette communauté… mais aussi sur le lecteur qui doit être formé à cet outil pas comme les autres. Il n’est pas si évident d’utiliser Wikipédia avec pertinence. On parle beaucoup aussi des caractéristiques sociales de cette communauté, qui n’est pas forcément représentative de la population française, du manque de femmes… et encore moins mondiale les pays en voie de développement étant peu présents.

Que dit Wikipédia des rapports au savoir et à la connaissance?

D’abord que nous vivons dans un monde où il semble normal de pouvoir trouver des informations aisément, partout, tout le temps, ce qui est fondamental quand le flux d’information est partout. Wikipédia fait partie de ces espaces où s’arrêter, s’informer sur le fond pour remettre les médias en contexte. Wikipédia a sans doute aussi contribué à un certain relativisme : il semble normal de trouver des connaissances sur des sujets populaires comme sports et médias, ou techniques tout autant que sur les sujets légitimes comme littérature, histoire, politique. Loin d’être la marque d’une désorientation ou d’une décadence, ceci me semble assez sain. À l’époque des fake news, contribuer à Wikipédia est un excellent exercice pédagogique pour comprendre comment est créée la connaissance, apprendre à la synthétiser et la voir évoluer et se diffuser.

Interview issue de la revue POUR n°233, mai 2021; à lire ici!

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Claire Hedon, défenseur des droits

Infos de la FSU - lun, 05/07/2021 - 15:15

Que peut-on dire aujourd’hui de l’impact de la crise sanitaire sur les enfants et les jeunes?

La crise sanitaire a mis en exergue des difficultés déjà existantes. Le recul de la pédopsychiatrie sur notre territoire par exemple. Des départements entiers en sont dépourvus et si dans les grandes agglomérations, médecins et centres médico-psychologiques existent, ils sont en nombre insuffisant avec des délais d’attente d’au moins 18 mois. Or on sait que tout retard de prise en charge psychologique des enfants a des conséquences non seulement sur son épanouissement mais aussi sur ses apprentissages. Les études le disent, le mal-être dans lequel sont des enfants privés d’activités, de loisirs, de culture depuis plus d’un an peut avoir un impact à long terme sur leur développement. D’un point de vue éducatif ce sont les enfants les plus vulnérables qui ont été les plus touchés. Sans ordinateur, sans connexion internet ils n’ont pas pu suivre les cours à distance, ont décroché et on assiste à un recul dans l’acquisition d’un certain nombre d’apprentissages. Cela aussi, impacte leur santé mentale. Mais les enfants ont vécu également les conséquences du confinement sur les relations familiales et notamment pour les familles vivant dans des logements exigus. Enfin, on ne peut ignorer non plus que les violences faites aux enfants et adolescents ont fortement augmenté pendant cette crise.

Comment lutter contre ces violences ?

Les violences faites aux enfants le sont à l’abri des regards, et pendant le premier confinement la fermeture des écoles a nettement compliqué leur détection. Les enfants doivent bénéficier d’une vigilance accrue de chacun et chacune d’entre nous. Mon prédécesseur et la Défenseure des enfants avaient appelé en mars 2020 à la responsabilité collective et à signaler au numéro d’urgence, toutes les situations préoccupantes concernant les enfants. Il est indispensable qu’une grande campagne nationale, visible dans tous les lieux publics, dans les établissements scolaires pour alerter sur les violences faites aux enfants et leurs conséquences dramatiques soit engagée. Nos jeunes ambassadeurs qui présentent la convention internationale des droits de l’enfant dans les établissements scolaires nous disent que très souvent un enfant vient leur signaler qu’il est concerné par le non-respect de ses  droits. Informer l’enfant sur ses droits devrait se faire de façon systématique en milieu scolaire. Cela doit faire partie des connaissances fondamentales. Parler de ces situations, sans aucun doute, libère la parole. On est toujours très étonné que les enfants parlent très tardivement des violences qu’ils subissent, mais qu’a-t-on mis en place comme dispositif pour qu’ils puissent le faire? La question du soutien, de l’accompagnement à la  parentalité est aussi très importante. Il faut que les parents, quand ils sont en difficulté, puissent faire appel à quelqu’un.

La crise sanitaire a renforcé les difficultés des services et des personnels en charge de la protection de l’enfance pour mener à bien leurs missions. Que pouvez-vous nous en dire ?

Lors du premier confinement nous avons alerté sur des situations difficiles. Celles des mineurs non accompagnés qui, du fait de la fermeture des centres d’accueil, ont été traités comme des étrangers adultes au lieu d’être  protégés et mis à l’abri. Celles des mineurs détenus qui ne pouvaient plus recevoir de visites ni avoir accès à l’éducation, les plaçant dans un grand isolement. Celle des enfants de détenus qui n’ont pas pu voir leur(s) parent(s) pendant très longtemps. Je crois que nous avons appris de ces situations. Mais il est encore trop tôt pour savoir ce que l’on aura retenu des bonnes pratiques de cette crise. Nous ferons dans notre rapport annuel, en novembre prochain, qui portera sur la santé mentale, des constats et des recommandations à destination des pouvoirs publics parce que le bien-être de notre jeunesse doit être au cœur de la politique nationale de santé publique. Nous
en ferons le suivi parce qu’il est indispensable de savoir ce qui est appliqué, ce qui ne l’est pas et pourquoi. N’oublions jamais que l’enfant doit être considéré d’abord comme un enfant et que son intérêt passe avant tout autre. Le respect de ses droits doit être ce qui nous guide à chaque instant.

Interview issue de la revue POUR n°233, mai 2021; à lire ici!

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Désastre démocratique

Infos de la FSU - lun, 05/07/2021 - 14:34

Le record d’abstention aux scrutins du 20 juin est un événement majeur qui dit beaucoup de l’état de notre vie politique et de notre société toute entière. S’y ajoutent les scores des partis d’extrême droite certes en régression mais encore très hauts. Globalement, le 1° tour des élections régionales, départementales et territoriales a livré un tableau saisissant du pays qui ne peut qu’inquiéter notre syndicalisme de transformation sociale qui cherche à créer des dynamiques collectives et s’appuie sur la mobilisation du plus grand nombre. En cette veille de second tour, la FSU appelle à aller voter pour battre l’extrême droite et faire échec à ses projets de régression sociale toujours en mesure de l’emporter dans certains territoires.  Le repli sur soi plutôt que la recherche d’une meilleure répartition des richesses, la désignation de boucs émissaires en lieu et place du traitement des questions sociale et écologique, le dénigrement de tout discours de concorde et de solidarité qui ne verse pas dans le simplisme, la stigmatisation et la surenchère sécuritaire ambiantes : voilà ce que charrient ces vents mauvais, voilà aussi ce contre quoi nous sommes déterminés à lutter en défendant un autre modèle de société.

Il appartient tout particulièrement à la FSU, dans la période électorale qui va de nouveau s’ouvrir et mener vers les élections présidentielle et législative, de faire entendre qu’un autre projet est souhaitable et possible. En tant qu’agent-es de la Fonction publique et donc actrices et acteurs au cœur des enjeux de la société, nous sommes légitimes à dessiner les contours de nouveaux possibles et à rendre ces alternatives crédibles aux yeux du plus grand nombre.

 

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Pour les droits et la justice sociale

Infos de la FSU - jeu, 01/07/2021 - 14:37

Les organisations syndicales réunies le 1er juillet affirment que la solution à la crise sanitaire et la reprise d’activité ne peut se faire sans les travailleurs et travailleuses du public et du privé.

La situation sanitaire ne peut et ne doit pas être utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié.es dans tous les domaines : emplois, conditions et temps de travail, salaires, sécurité sociale, retraites et assurance chômage en particulier.

Le quoi qu’il en coûte d’hier ne sera pas demain le quoi qu’il en coûte pour les travailleuses, les travailleurs, les jeunes et les retraité.es qui n’ont pas à payer la facture sous quelques formes que ce soit.

Conditionner des aides publiques selon des normes sociales et environnementales doivent permettre de préserver et créer de nouveaux emplois.

L’heure est à la nécessaire défense des droits et à la satisfaction des revendications :

  • Un vrai travail avec un vrai salaire pour toutes et tous, l’égalité professionnelle femmes/hommes ;
  • Des augmentations de salaire, pensions et minimas sociaux ;
  • L’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au code du travail et garanties collectives ;
  • L’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage ;
  • L’arrêt des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et la fonction publique et le renforcement de leurs moyens ;
  • Le rétablissement de tous les droits et libertés.

L’enjeu climatique environnemental est majeur. La nécessaire transition écologique ne peut se faire qu’en préservant l’emploi et les droits des salarié.es.

Les syndicats vont organiser et préparer des assemblées générales et des réunions syndicales afin de préparer la mobilisation.

Les organisations syndicales affirment leur détermination et entendent lancer un avertissement au gouvernement et au patronat.

Elles sont prêtes et déterminées à appeler à la mobilisation interprofessionnelle la plus large, y compris par la grève, avec l’ensemble des travailleurs et travailleuses, des jeunes et des retraité.es qui se battent et agissent justement pour leurs droits et la justice sociale.

D’ores et déjà, elles décident de réunir une intersyndicale le 30 août.

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Les AESH mobilisé-es contre le mépris du ministère

Infos de la FSU - jeu, 01/07/2021 - 13:17

Le 3 juin, les AESH se sont mobilisé-es en nombre dans toute la France, avec le soutien des autres personnels de l’Éducation nationale. Par la grève et la participation aux manifestations, ils et elles ont rendu visible leur colère face au mépris du ministère qui reste sourd à leurs revendications.

 

Pour toute réponse, le ministère a refusé d’engager des négociations spécifiques et a relégué les discussions sur les rémunérations et le temps de travail des AESH dans le groupe de travail « Amélioration du service public » du Grenelle, excluant ainsi toute une partie des revendications.

 

Les pistes avancées par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports pour faciliter l’accès à des emplois à temps complet ne sont pas acceptables. En effet, il serait proposé aux AESH de multiplier les contrats auprès de plusieurs employeurs, en dehors du champ de l’Éducation nationale. Cela ne répond aucunement aux attentes des AESH qui exigent la pleine reconnaissance de leur métier d’accompagnant-e d’élèves en situation de handicap, dans les écoles et établissements scolaires.

 

Une enveloppe de 40 à 60 millions d’euros serait prévue pour 2022, mais sans aucun engagement sur un plan pluriannuel pour améliorer les rémunérations. La proposition d’un cadre dérogatoire, avec une grille de rémunération comprenant 11 niveaux allant jusqu’à l’indice majoré 427 contre 363 actuellement, et un avancement automatique tous les trois ans contourne la création d’un corps, mais c’est un premier bougé à mettre à l’actif des mobilisations.

 

Il reste urgent d’augmenter les rémunérations de tous les AESH sur toute la carrière et leur garantir la possibilité de contrats à temps complet pour vivre dignement de leur travail, d’abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens, de créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, et de recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des besoins.

 

L’intersyndicale nationale juge nécessaire de poursuivre et amplifier la mobilisation pour imposer la satisfaction des revendications des AESH. Elle décide de se revoir fin août pour échanger sur les modalités d’action et construire cette mobilisation avec les personnels. Elle apporte dès à présent son soutien à toutes les initiatives en cours ou à venir.

 

Paris, le 1er juillet

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