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Mis à jour : il y a 39 min 44 sec

Le bulletin de salaire

mer, 03/03/2021 - 16:14

SNASUB-FSU

Le bulletin de salaire que nous recevons chaque mois reflète les règles de la fonction publique
: la rémunération a pour base le point d’indice, lui-même fonction du grade et de l’échelon.
Par rapport à celui des salariés du privé, il comporte des éléments spécifiques : SFT, NBI,
RAFP par exemple.

Il reflète un certain nombre de problèmes et de dérives : cotisations en hausse, part croissante
de l’indemnitaire. La logique indiciaire, inhérente au statut de la fonction publique, est
mise en cause de bien des manières : développement de la rémunération au mérite à travers
certaines primes, non revalorisation de la valeur du point, écrasement indiciaire sous l’effet de la
seule revalorisation des indices proches du SMIC.

Le gel du point d’indice (la dernière revalorisation date de 2017) est prévu par le gouvernement
au moins jusqu’à 2022. C’est une attaque frontale contre la rémunération des fonctionnaires. Le salaire minimum
(indice 309, auquel sont payés beaucoup de contractuels) est en-dessous du SMIC et doit donner lieu à une indemnité compensatrice.

La smicardisation fait que la rémunération de début de carrière est en deçà du SMIC pour la catégorie
C nécessite une indemnité différentielle pour arriver au minimum légal, de 3% supérieur pour la
catégorie B, 18% pour la catégorie A.
Traiter du bulletin de paye, c’est donc forcément revenir sur le gel du point d’indice, la compression
des carrières, la paupérisation des agents publics. La part des primes dans les rémunérations est
croissante. Notre revendication est leur intégration au salaire indiciaire, le seul qui comptera vraiment
au moment de la retraite, malgré la modeste mise en place d’un régime complémentaire.

L’IFSE conduit à des inégalités de traitement non seulement entre personnels mais aussi entre services. Nous sommes
opposés à la démarche qui le soutient, qui est la rémunération au mérite, joli mot cachant bien souvent
l’arbitraire. Nous demandons la revalorisation des primes et indemnités existantes pour atteindre
la parité avec les autres ministères, préalable à leur intégration immédiate dans le traitement par prise
en compte dans la grille unique de rémunération

La réforme PPCR s’achève avec la création d’un échelon supplémentaire pour les attachés. Elle
n’aura pas permis de traiter les questions de fond. Elle n’aura notamment pas fondamentalement mis
fin à l’écrasement des carrières. La carrière sert désormais pour la plupart d’entre nous à conserver
son pouvoir d’achat initial. Les taux promus/promouvables ne permettent pas un véritable espace
de carrière et un certain nombre d’emplois – ceux des catégorie C qui font un travail de niveau B, ceux
des catégorie B qui font un travail de niveau A – demandent à être requalifiés au niveau des qualifications
mises en oeuvre par les personnels.

L’ensemble de ces éléments dessine le portrait d’une fonction publique dont les personnels ne sont
pas rémunérés à la hauteur de leurs missions et de leurs qualifications.

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Crise sanitaire Covid : l’actualité pour nos professions

mar, 02/03/2021 - 10:43

Circulaire du 5 février 2021 relative au renforcement du télétravail fans le fonction publique de l’Etat : ici

La Faq de la DGAFP, mise à jour le 26 février : ici

La Faq du MEN, mise à jour le 19 février : ici

  • à propos de l’organisation  de la restauration : ici

Circulaire FP du 12 janvier 2021 relative aux mesures destinées à inciter à l’auto-isolement dans le cadre de la covid-19 : ici

La circulaire MEN du 16 novembre : ici

Personnes vulnérables :

    • Suite à la suspension du décret du 29 août 2020 qui avait réduit la liste des personnes vulnérables à la Covid-19, un nouveau décret est paru: Décret n° 2020-1365 du 10 novembre 2020, qui renonce (suite à une décision du Conseil d’Etat) à l’approche restrictive introduite par un décret du 29 août 2020.
      • Qui est considéré comme personne vulnérable ? ici   
      • Circulaire Fonction publique du 10 novembre :   ici    

Urgence sanitaire, agents vulnérables, jour de carence, protection des agents : lettre ouverte intersyndicale à la ministre ici  et une réponse très insuffisante de la ministre ici (personnes cohabitant avec des personnes vulnérables, jour de carence…) 

 

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Madame la Ministre, ce qui “gangrène” les universités, c’est l’austérité budgétaire et ses conséquences désastreuses !

sam, 27/02/2021 - 08:37

SNASUB-FSU

Par deux fois, ces dernières semaines, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a fustigé dans un amalgame grotesque le travail de chercheurs et de chercheuses, tout en annonçant la commande au CNRS d’une enquête concernant un supposé courant universitaire islamo-gauchiste.

Suite à ces expressions ministérielles effarantes et inédites, la Conférence des Présidents d’Universités (CPU) a ” fait part de sa stupeur face à une nouvelle polémique stérile sur ce sujet : « L’islamo-gauchisme » n’est pas un concept. C’est une pseudo-notion dont on chercherait en vain un commencement de définition scientifique, et qu’il conviendrait de laisser, sinon aux animateurs de Cnews, plus largement, à l’extrême droite qui l’a popularisé.” En conclusion de son communiqué, la CPU a surtout appelé “à élever le débat. Si le gouvernement a besoin d’analyses, de contradictions, de discours scientifiques étayés pour l’aider à sortir des représentations caricaturales […], les universités se tiennent à sa disposition.”

Le SNESUP-FSU et le SNCS-FSU ont dénoncé cette nouvelle atteinte aux libertés académiques que constitue cette injonction faite à la recherche publique d’enquêter sur un prétendu “islamo-gauchisme” au sein des universités. Plus précisément, « l’islamo-gauchisme », “c’est le nom qu’une poignée de militants « identitaires » a soufflé à l’oreille des ministres pour disqualifier des travaux de recherche […] sur le genre, les sexualités, les migrations, les formes de domination et les effets à long terme de la colonisation dans les sociétés contemporaines. Ces travaux sont aujourd’hui stigmatisés par le pouvoir politique, dans un contexte de surenchère entre le Rassemblement national et le gouvernement.”

Face à la détresse étudiante croissante et aux grandes difficultés de fonctionnement des universités, n’y a t-il pas de sujet plus urgent pour le gouvernement que de susciter une polémique à visée électoraliste portant en elle les germes d’une propagande source de danger pour la démocratie ?

Alimenter une telle polémique et stigmatiser une partie de la recherche publique permet surtout à la ministre d’éviter d’avoir à répondre des conséquences désastreuses de l’austérité budgétaire imposée aux universités et que la crise étudiante actuelle révèle crûment à tout le pays !

L’incapacité de la ministre à mettre en œuvre une politique à même de répondre aux besoins du service public d’enseignement supérieur ne peut être masquée par des coups médiatiques et des opérations idéologiques de basse politique : elle n’est plus crédible et elle devrait en tirer les conséquences en démissionnant.

Alors qu’un rapport parlementaire estime qu’un-e étudiant-e sur six aurait abandonné ses études depuis le début de la crise sanitaire ; alors que la LPR, brutalement imposée par la ministre, va aggraver les maux de l’enseignement supérieur, il n’est que temps d’attribuer aux universités et aux CROUS les moyens et les postes d’enseignant-es et d’enseignant-es/chercheur-es, de personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé (BIATSS) nécessaires pour remplir leurs missions et éviter le sacrifice d’une génération d’étudiant-es sur l’autel de l’austérité budgétaire.

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