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Soutien de la FSU au Planning Familial et au droit à l’avortement

mar, 15/06/2021 - 17:28

La FSU dénonce avec force les attaques contre le centre du Planning familial du 10eme arrondissement de Paris comme celles du Planning Familial de Nantes il y a un mois. Elle apporte son soutien plein et entier à l’organisation, ses militant-es et ses salarié-es. L’accès à l’avortement est un droit, l’entraver est un délit. La FSU exige que toute la lumière soit faite sur les commanditaires « anti-choix » de ces attaques et que des sanctions soient prononcées. Au-delà de l’aspect juridique, instaurer ainsi un climat de peur et d’intimidation pour tenter de contraindre les femmes à renoncer à l’avortement est purement scandaleux et lâche. La FSU continuera de dénoncer tout ce qui entrave l’égalité et les droits des femmes.

Pour la FSU le droit à l’avortement doit être renforcé. Il est nécessaire d’allonger les délais d’accès et d’améliorer significativement son déploiement sur l’ensemble du territoire pour que toutes les femmes quel que soit leur lieu de vie puissent activer ce droit – c’est une exigence d’égalité.

Les Lilas, le 15 juin 2021

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Annonces de JM Blanquer sur la laïcité: Formations ou Formatage ?

mar, 15/06/2021 - 17:20

Le Ministre de l’Education Nationale a annoncé un plan de formation des personnels du ministère à la laïcité. Pour la FSU, ce sont l’ensemble des agent-es du service public qui devraient être concernés. Tous les agent-es publics doivent en effet être mieux outillés pour appréhender cette question complexe dans l’exercice de leurs missions. Dans un contexte où la formation initiale et continue des personnels est exsangue, un tel plan, s’il n’est pas financé, en restera aux effets d’annonce, ce que laisse d’ores et déjà craindre les chiffres ronds donnés par le Ministre (que signifie par exemple le chiffre de « 1000 formateurs », sont-ce des formateurs « en plus » ? Sur quelle durée ? etc). Par ailleurs, il est contradictoire de prétendre développer la formation alors même qu’a été décidée la suppression de l’observatoire de la laïcité qui avait pourtant eu un rôle majeur et reconnu de tous en termes d’information et de formation : en sept ans, avec un budget très modeste, l’Observatoire avait, entre autres, rédigé des guides pratiques sur la laïcité et la gestion des faits religieux et participé à la formation ou à la sensibilisation de milliers d’acteurs de terrain.

 

Sur le fond, la FSU s’inquiète d’une approche de la question de la laïcité sous le seul angle des « atteintes » à ce principe.   Pour la FSU, il y a une ligne rouge qui ne devrait jamais être dépassée, c’est celle qui consiste à convoquer ces valeurs et ce principe pour prétendre les réaffirmer dans des usages politiques où ils deviendraient des instruments de division de la société. Les campagnes pour les élections politiques à venir témoignent des risques que ce type d’approche fait courir au pays comme le montre l’instrumentalisation autour de la loi sur les « principes de la République » qui met en péril l’équilibre réalisé en 1905. Elle rappelle que la laïcité est une construction philosophique, politique et juridique, à laquelle elle est viscéralement attachée, car elle garantit l’absolue liberté de conscience pour chaque individu-e, et l’égalité des droits. Fort d’elle, notre service public doit respecter la liberté d’opinion et d’expression de toutes et tous les usagers-usagères. Elle doit continuer de permettre la réflexion dans tous les champs disciplinaires, ainsi que la construction de l’esprit critique des élèves, à l’abri des pressions idéologiques, confessionnelles, économiques ou politiques. C’est bien en favorisant la confrontation des points de vue que l’École peut fabriquer un vrai rempart d’esprit critique contre la montée des obscurantismes et des dogmatismes.

Les Lilas, le 15 juin 2021

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Pour l’augmentation générale des salaires et pensions dans la Fonction publique

mar, 15/06/2021 - 16:08
Pour le dégel de la valeur du point d’indice, pour l’augmentation générale des salaire et pensions dans la Fonction publique.

Pétition pour le dégel de la valeur du point d’indice, pour l’augmentation générale des salaires et pensions dans la Fonction publique

La politique de gel de la valeur du point d’indice poursuivie presque sans interruption depuis plus de 10 ans entraîne des pertes de pouvoir d’achat considérables pour les agents de la Fonction publique. Dans le même temps, la revalorisation des pensions est  plus que jamais d’actualité.

À ce stade, le gouvernement continue de refuser de s’engager sur le dégel du point d’indice et sur le principe de mesures générales d’augmentation des salaires et pensions au bénéfice de l’ensemble des agent·es et retraité·es de la Fonction publique.

Il refuse aussi de prendre les mesures qui s’imposent pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et la revalorisation des filières à prédominance féminine.

Avec les organisations syndicales CGT, FA-FP, FSU et Solidaires de la Fonction publique, nous exigeons l’ouverture de négociations et des mesures fortes de revalorisation du point d’indice, et d’augmentation générale des salaires et pensions, pour l’égalité salariale.

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8ème colloque des psychologues de la FSU – novembre 2020

ven, 11/06/2021 - 09:23
Covid 19 : Quels effets psychologiques de la crise sanitaire ? Quel effet « loupe » sur les inégalités sociales et les discriminations ?
26 et 27 novembre 2020

La crise sanitaire et le confinement ont révélé brutalement les conséquences de la politique néo libérale menée par les gouvernements successifs depuis près de 40 ans : crise de l’hôpital public, pénurie de matériel et de médicaments consécutives aux politiques mondialisées, pauvreté croissante, effets des inégalités sociales sur la santé, sur la fracture numérique. Les discours gouvernementaux ont vite montré leurs limites devant la réalité.
L’irruption de la maladie, de la mort, de la réclusion, dans la vie de milliers de personnes, ajoutées au confinement ont fragilisé les équilibres et les repères psychiques, professionnels, et sociaux.
Les psychologues ont du s’adapter au travail à distance qui questionne leurs pratiques et leur déontologie (confidentialité, utilisation des outils). Depuis, nos différentes administrations tentent de nous « vendre » cet accompagnement distancié comme un acquis de la période de confinement et comme une pratique à développer dans le « monde d’après ».
A quelles conditions, peut-on conduire des entretiens psychologiques à distance ? Comment, dans ces conditions, peut-on suivre les jeunes et les familles, les salariés et demandeurs d’emploi, sans être intrusifs ? Comment faire valoir la déontologie, face à des prescriptions valorisant l’urgence et exigeant des prises de décision rapides des personnes ?
Le néolibéralisme transfère les responsabilités sur les individus, sans leur donner les moyens de les exercer. Pour la FSU, des transformations sociales sont urgentes et nécessaires pour lutter contre les inégalités sociales et pour que les personnes puissent réellement reprendre la main sur leurs conditions de vie et promouvoir d’autres formes de citoyenneté.
Dans leurs différents champs d’exercice, comment les psychologues peuvent-ils y contribuer ? Les apports de la clinique, de la recherche et les échanges entre praticiens de l’Éducation nationale, de la PJJ, du travail et de l’administration pénitentiaire nous permettront d’arrimer nos revendications sur nos expériences collectives et nos repères de métier.

Retrouvez ci-dessous l’introduction du colloque et les conférences:

  • Introduction sur l’analyse de la crise par Benoît Teste, secrétaire général de la FSU
  • Conférence « Soigner les indicateurs plutôt que les personnes, conséquences des politiques publiques néo libérales et du rôle de l’État. »
    Frédéric Pierru, chercheur en sciences sociales et politiques au CNRS
  • Conférence « Travailler sans les autres ? Travailler à distance ? Nouveaux dilemmes de métier ? »
    Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherches émérite au CNRS, membre du laboratoire GTMCRESPPA, UMR-CNRS-Universités de Paris 8 et Paris 10

Retrouvez ci-dessous les tables rondes:

  • Table ronde « Expérience commune ou divisée : Que nous révèle la crise du covid ? »
    Elsa Godart, psychologue et psychanalyste : La place des femmes pendant le confinement.
    Franck Ollivon, Docteur en géographie ; ENS de Lyon : Confinement et privation de liberté
  • Table ronde « La crise sanitaire accélérateur des menaces sur la clinique ? »
    Celine Masson, professeur de psychopathologie, université d’Amiens et psychanalyste : Les effets de l’image sur le fonctionnement psychique
    Louis Sciara, psychiatre, psychanalyste : Menaces sur la clinique

Retrouvez ci-dessous l’intervention de Roland Gori, psychanalyste et professeur émérite de psychologie et de psychopathologie de l’université d’Aix-Marseille L’incroyable défaite de nos croyances.

Retrouvez ici l’actualité syndicales des psychologues de la FSU, pour l’année 2020.

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Soirée débat  » Restaurer les relations Police/Population « 

jeu, 10/06/2021 - 13:20

Suivez ce soir le débat « Restaurer les relations Police/Population » en live.

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Quentin Parrinello , porte-parole de l’ONG Oxfam France sur la justice fiscale .

mar, 08/06/2021 - 16:23

En quoi la proposition d’impôt minimum est une réforme utile ? Qu’est-ce qu’elle change?

Depuis 30 ans, les États se livrent à une véritable compétition fiscale internationale pour tenter d’attirer des investissements avec un taux d’impôt sur les bénéfices passant de plus de 40 % à 25 %. C’est notamment la faute des
paradis fiscaux, les premiers maillons de la chaîne de l’évasion fiscale, qui permettent aux entreprises de délocaliser artificiellement leurs bénéfices chez eux, sans qu’il n’y ait aucune activité économique réelle pour éviter  l’impôt. En réponse, on voit des pays comme la France, qui ne sont pas des paradis fiscaux, baisser leurs impôts pour rester soi-disant compétitifs, soit par la baisse du taux nominal, soit par la multiplication des niches  fiscales. Les grandes entreprises en sont les premières bénéficiaires avec des taux effectifs dépassant à peine 15 %. L’ONG Eurodad a ainsi calculé que si nous continuons au même rythme de baisse, l’impôt sur les sociétés  devrait atteindre 0 % d’ici 2052. La réforme fiscale actuellement discutée par plus de 130 pays au sein du Cadre inclusif de l’OCDE pourrait mettre un terme à cette concurrence fiscale déloyale et baser la compétition sur les compétences des travailleurs ou la qualité des infrastructures d’un pays.

Est-ce qu’il y a des résistances ?

Il y a encore des résistances mais le ralliement des États-Unis à la mesure devrait faciliter son adoption. La question du taux plancher cristallise beaucoup les discussions : les États-Unis proposent désormais 21 %, quand la  France propose 12,5 %* mais ne s’opposera pas à un taux plus fort. Les paradis fiscaux qui ont basé leur modèle économique sur la possibilité de faciliter l’évasion fiscale des multinationales essaient quant à eux d’affaiblir au  maximum la mesure. Au-delà du taux, la réussite d’une telle mesure tiendra également de la solidité et de l’équité du dispositif. Beaucoup de pays, France en tête, veulent mettre en place des exceptions à ce taux plancher, ce  qui risquerait d’affaiblir la mesure. Par ailleurs le dispositif actuel permettrait aux pays où les entreprises ont leur siège de mettre en place ce taux minimum, ce qui avantagerait largement les pays développés. Oxfam soutient la mise en place d’un taux plancher pour les multinationales à au moins 21 %, sans exception, en donnant plus de droits à taxer aux pays où l’activité économique réelle a lieu, an de favoriser les pays en  développement.

* Proposition de la France pour s’aligner sur le taux le plus bas en Europe en 2018, avant le ralliement des États-Unis.

Interview issue de la revue POUR n°232, mai 2021; à lire ici!

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Guillaume Bottazzi , artiste peintre

mar, 08/06/2021 - 16:10

Les oeuvres monumentales de Guillaume Bottazzi sont installées dans le domaine public ou privé, dans le monde entier. L’artiste invite cet été à un voyage poétique à travers ses interventions dans dix villes en France.

Quel est votre parcours?

Je suis né à Lyon et, à l’âge de 17 ans, je suis parti à Florence pour me former à la peinture. Revenu en France, j’ai été lauréat d’un concours, qui m’a permis d’avoir un atelier attribué par la DRAC, mais j’ai préféré aller vivre dans le sud de la France. Dans les années 2000, j’ai vécu à New-York où ma peinture, très colorée, fut présentée dans une galerie de Soho puis, en 2004, je suis allé en résidence au Japon. Ce séjour a révolutionné mon esthétique, m’a incité à être  plus minutieux, moins coloré. On m’a demandé de créer au coeur de Tokyo, une oeuvre abstraite monumentale de 100 m2. En 2011 j’ai eu la chance d’être  exposé au musée international d’art Miyanomori. Le musée m’a également commandé une peinture qui habille toutes ses façades, c’est la plus grande peinture du Japon. Les entrées de cette exposition personnelle ont participé à soutenir les victimes du tremblement de terre et du tsunami.

Vous avez en effet signé près de 100 oeuvres dans l’espace public. Pourquoi cet attrait pour la commande publique?

J’ai reçu de nombreuses commandes publiques, en Asie, aux États-Unis et en Europe, et à Paris- La Défense, une peinture de plus de 200 m2 composées de  six tableaux de six mètres sur six. À Bruxelles, c’est un tableau de seize mètres de haut dans le quartier européen. Mes interventions, abstraites et de très grandes dimensions, visent à changer l’apparence de notre environnement, à apporter poésie et apaisement. J’invite à voyager et à rêver avec mes oeuvres. Elles accompagnent le passant dans sa vie de tous les jours et chacun la réinvente en fonction de son humeur et des saisons. Eric Kandel, Prix Nobel de physiologie, a expliqué l’effet de l’art abstrait sur le cerveau humain qui, plus que l’art figuratif, permet de forcer l’activité, déclenche l’envie de se poser des questions. Je pense que mes oeuvres font du bien par leurs formes circulaires et leurs couleurs chaudes. Les neuroscientifiques Helmut Leder et Marcos
Nadal de l’Université de Vienne ont montré que mes oeuvres tendent à réduire l’anxiété et à favoriser l’activité de dopamine.

Vous travaillez souvent avec les enfants, comment cela se passe?

En Auvergne, en Bourgogne, à Lyon, La Ciotat, Nice, Blanzy, Bruxelles, j’aime travailler avec les enfants. Au musée Aomori j’ai voulu faire ça à la française, j’ai demandé à rencontrer toutes les écoles. Je n’impose pas ma vision aux professeurs, on voit ensemble ce qu’il est possible d’imaginer. Généralement on me demande de peindre avec les enfants, c’est intéressant. Je viens d’écrire un livre (éditions Jourdan) qui explique les mouvements de l’art moderne et  contemporain aux enfants de 7 à 12 ans.

Vous avez conçu une fresque pour une résidence étudiante à Montreuil.

Il s’agit d’un bâtiment neuf, avec un hall cathédrale d’environ 5 mètres de haut. Mes oeuvres, visibles de l’extérieur, soulignent la verticalité de l’architecture et vont permettre aux étudiants de renforcer leur fierté d’appartenance au lieu. Cela les sensibilisera aussi à l’art dans leur quotidien. Il s’agit d’un polyptique composé de cinq panneaux de verre, réalisé avec des émaux. Il épouse le lieu, le marque. J’ai essayé d’intervenir pour que les étudiants se nourrissent de
quelque chose qui leur apporte un peu d’étrangeté, de la surprise.

Qu’est ce qui a inspiré votre projet dans les Hauts-de-France?

C’est la nature. L’oeuvre jouxte le jardin Mallet Stevens qui entoure la villa Callois, une architecture classée, et je trouvais intéressant de faire un lien avec le végétal qui l’entoure. Ce sera très coloré, avec des teintes qui nous ramènent à la nature. L’oeuvre sera visible du jardin et depuis un restaurant ouvert au public.

Cet été vous proposez une promenade poétique de vos oeuvres dans dix villes en France…

J’aimerais inviter les promeneurs à découvrir quelques-unes de mes oeuvres in situ. Il y en a une dizaine en France. Outre le récent polyptique de deux mètres de haut qui illumine l’entrée cathédrale de la nouvelle résidence étudiante Georges Méliès à Montreuil, j’invite à vivre une expérience sensorielle. Les émaux sur verre surdimensionnés, les tableaux géants, les fresques, les oeuvres rétroéclairées sont à voir à Paris et en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, à Lyon, Villeurbanne et Clermont-Ferrand, et dans le sud, à Marseille, Martigues et Mandelieu, tout près de Nice.

Interview issue de la revue POUR n°232, mai 2021; à lire ici!

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Marylise Lebranchu, garde des Sceaux (2000-2002), ministre de la Réforme de l’État, de la décentralisation et de la Fonction publique (2012-2014) .

mar, 08/06/2021 - 15:57

Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de la décentralisation?

Un bilan mitigé. La décentralisation donne aux collectivités territoriales, aux communes, intercommunalités, départements et régions davantage de compétences, c’est un acte majeur de l’organisation de la République, mais  elle favorise aussi les inégalités entre territoires et donc entre individus. Nous avons eu, pendant le mandat de François Hollande, beaucoup de mal à convaincre les collectivités d’accepter cette réalité, sauf naturellement les  plus pauvres des communes ou des départements. La création des intercommunalités a été une réponse, permettant le financement de l’accueil postscolaire et donc l’aide aux devoirs ou l’ouverture à la culture. Ces structures  ne sont cependant pas assez démocratiques, elles reposent trop sur le vote en faveur de personnalités communales et pas assez sur un projet intercommunal qui dégage des priorités par exemple pour l’aide aux personnes âgées ou les mobilités. La compétence majeure du département est le soutien aux personnes en situation de fragilité, sociale, familiale, sanitaire, les personnes en situation de handicaps, les mineurs isolés ou en danger, avec  comme outils l’allocation adulte handicapé (AAH) et le RSA déterminés nationalement. Or leur accompagnement dépend de la richesse locale: quoi de commun entre le 93 et l’Essonne dont l’ancien président du conseil me disait « Moi je double le montant de l’AAH quand je veux! » Les régions ont la compétence économique, elles s’en débrouillent bien, avec celle des lycées, sous l’angle de la construction mais aussi du postscolaire, où l’on  retrouve les mêmes inégalités de moyens donc de résultats si les choix sont communs. S’agissant des mobilités, les métropoles ou les grosses intercommunalités admettent mal la prééminence des régions d’où le   développement d’offres concurrentes de transports comme des compagnies de bus privées en Ile de France, ce qui est peu compatible avec les priorités environnementales. Le problème majeur est celui des ressources, avec une dotation globale de  financement très inéquitable selon les collectivités, les égoïsmes locaux ont fait obstacle à sa réforme dans le précédent quinquennat. Résultat: un enfant ne dispose pas des mêmes choix selon le territoire où il est né, ce qui est une blessure infligée au pacte social qui fonde la République. On n’a eu de cesse, par démagogie anti-fiscale, de diminuer les ressources des collectivités locales, la suppression de la taxe  d’habitation a été une grosse erreur, dont on a vu les effets négatifs quand les collectivités ont dû faire face à la crise. La décentralisation est une excellente chose mais la qualité du service ne doit pas être indexée sur le périmètre de l’assiette fiscale du territoire où il s’exerce, c’est une question de simple justice. Ainsi les régions sont responsables de la formation professionnelle, un enjeu crucial pour aider les élèves et les familles à affronter les évolutions économiques. Or de fait un élève de BTS n’a souvent pas le loisir de choisir, ses rêves doivent se plier aux limites géographiques de son lieu de vie parce que le logement et les transports sont trop lourds pour sa famille.

Quelles évolutions seraient nécessaires, à la lumière de la crise épidémique mais aussi économique et sociale que nous traversons, dans les compétences et la gouvernance des collectivités territoriales?

Pourquoi pas la création d’une « compétence crise »? Les collectivités deviendraient ainsi responsables de l’action logistique de proximité, par exemple les campagnes de vaccination des personnes les plus fragiles. Les régions pourraient également en pareil cas recevoir des pouvoirs exceptionnels pour développer les mobilités. Les schémas régionaux de politique de santé devraient être débattus entre les Agences régionales de santé et les élus de l’ensemble du territoire: le Finistère est bien loin de Rennes… Autre réforme souhaitable: les présidents d’intercommunalités ou de métropoles pourraient systématiquement être élus au sein des conseils départementaux, pour  articuler solidarité sociale et solidarité entre territoires.

Quels sont selon vous les principaux enjeux des prochaines élections locales?

Elles devraient être un moment de réconciliation des citoyens avec la politique. Le monde politique est aujourd’hui rejeté car les projets qu’il porte ne sont pas lus, d’où un sentiment de trahison. Ce sera le moment de parler de politique plus simplement, sur ces questions concrètes comme l’accès à la culture, l’accompagnement des chômeurs en recherche d’emploi ou l’aide aux personnes âgées. Je peux raconter une histoire sociale à travers un projet local. Les luttes pour le pouvoir sont justes et nécessaires, s’il s’agit du pouvoir de porter un projet collectif et non une politique inventée au fil de l’eau…

 

Interview issue de la revue POUR n°232, mai 2021; à lire ici!

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Webinaire FSU : Quel concours et quelle formation pour devenir enseignant-e ? La FSU décrypte la réforme

ven, 04/06/2021 - 16:50

La réforme de la formation des professeur·es porte bien des inquiétudes tant du fait du flou de sa mise en œuvre, que par la dégradation des conditions de travail des étudiants qu’elle va susciter notamment par une mise en responsabilité trop précoce. La volonté de privilégier une formation au service de la mise en œuvre des réformes plutôt que le développement de leurs compétences professionnelles, didactiques et pédagogiques risque de dénaturer le métier enseignant et l’éloigner de ses finalités de démocratisation de la réussite scolaire.

Vous êtes étudiants, vous avez le projet de devenir professeur… la FSU répondra à toutes vos questions lors d’un webinaire …

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Des nouveautés sur la protection sociale complémentaire des agents

jeu, 03/06/2021 - 20:26

La Ministre de la transformation et de la Fonction publique a ouvert jeudi 3 juin une négociation avec les 9 organisations syndicales de la Fonction publique dont la FSU en vue d’aboutir à un accord concernant la protection sociale complémentaire des agents publics.

L’accord de méthode est ici

C’est, à terme, la possibilité pour les agent-es de bénéficier des mêmes niveaux de prise en charge que dans le privé où l’employeur doit prendre en charge la mutuelle de ses salarié-es à hauteur de 50% minimum.

Des enjeux considérables

Alors que la charge des dépenses en assurance complémentaire santé et prévoyance est de plus en plus lourde et repose sur la seule contribution des agent-es, une telle mesure peut amener dans l’immédiat du pouvoir d’achat supplémentaire. Cependant, il faut bien cerner tous les enjeux de la mise en place des nouveaux mécanismes tels qu’envisagés par le gouvernement à travers cette ordonnance.

D’une manière générale, le fait d’étendre les complémentaires accroît la possibilité de désengagement de la sécurité sociale, en basculant certaines prises en charge sur les mutuelles et autres opérateurs, qui se répercuteront par la suite sur le montant des cotisations de leurs adhérent- es.

La FSU est attachée au principe fondamental de la Sécurité sociale et affirme la nécessité de créer les conditions d’une assurance maladie obligatoire qui rembourse 100% des soins médicaux prescrits.

Par ailleurs, la FSU avait dénoncé la loi  de juin  2013 généralisant les contrats collectifs obligatoires d’assurance complémentaire pour les salarié-es du privé. Mis en œuvre en 2016, on en voit aujourd’hui les effets en termes d’inégalités de couverture et d’exclusion (privé-es d’emplois, retraité-es), et de progression des assureurs à but lucratif sur le champ de la santé.

Au cours du conseil commun, la FSU a donc alerté en particulier sur deux enjeux majeurs qui ne nous semblent toujours pas clarifiés avec cette ordonnance :

Qu’en sera-t-il des solidarités inter générationnelles déjà fortement mises à mal ? Il est à craindre que pour les agent-es à la retraite, les cotisations augmentent de manière considérable puisque, dans le but de décrocher les contrats collectifs, les mutuelles auront tout fait pour tirer les prix vers le bas et ne pas prendre en charge correctement les risques des retraité-es.

Qu’en sera-t-il du rôle des mutuelles à but non lucratif, de la politique de prévention, du développement des centres de santé, et de l’ensemble des actions sociales et solidaires portées par les militant-es mutualistes aujourd’hui ? Déjà dans la période récente, les mutuelles qui, au départ ont accepté le dogme de la libre concurrence, ont dû s’engager, pour faire face à la concurrence des assurances privées et de banque-assurance, dans des processus de segmentation des risques, de différenciation des offres qui favorisent les logiques consuméristes et la différenciation des taux de cotisations selon le statut et l’âge totalement à l’encontre du principe mutualiste : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

La protection sociale et la santé ne sont pas des marchandises. Les cotisations, qu’elles soient destinées à la sécurité sociale ou aux mutuelles constituent une part socialisée de la rémunération et sont la propriété collective, sociale, des travailleurs. Les employeurs, qu’ils soient publics ou privés, doivent contribuer à cette protection sociale mais n’ont pas à l’encadrer dans une sorte de paternalisme d’un autre âge.

Mais la FSU s’est engagée dans la discussion pour porter au mieux ses demandes de meilleure couverture pour les agents et ses exigences en termes de solidarités

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Loi « lanceurs d’alerte » : 29 organisations lancent un appel à la société civile

mer, 02/06/2021 - 18:07

Chaque semaine, de nouveaux scandales apparaissent : Panama papers, Mediator, Dépakine, contaminations et fraudes alimentaires, pollutions environnementales… Derrière ces affaires, il y a des hommes et des femmes qui décident de prendre la parole pour dénoncer des dysfonctionnements et éviter des crises sanitaires, écologiques ou économiques.

Nombre d’entre eux restent anonymes. Ils sont motivés avant tout par leur éthique et leur souci de l’intérêt général. Ils constatent des faits aux conséquences graves pour notre santé, notre environnement, pour le bon fonctionnement de notre démocratie ou pour le respect de notre privée. Et ils décident d’en référer aux autorités compétentes pour y remédier.

Malheureusement, suite à cet engagement fort, leur quotidien devient intolérable et leurs alertes sont encore trop rarement entendues. Lorsqu’ils sont salariés, ils sont licenciés, harcelés, mis au placard. Lorsqu’il s’agit de militants associatifs, de parents d’élèves, de riverains… ils sont dénigrés et font face à des agressions verbales, physiques, ou des poursuites judiciaires abusives. Ils peinent à identifier à qui s’adresser pour que les abus qu’ils dénoncent cessent. Leurs soutiens – journalistes, associations, syndicats – mais aussi leurs proches en paient les frais.

Cette situation doit cesser.

En 2016, la loi Sapin II a tenté de régler, en partie, ce problème. Elle a, par exemple, interdit de licencier ou de rétrograder les lanceurs d’alerte. Mais obtenir ce statut relève encore du parcours du combattant et cette loi comporte de nombreuses lacunes. Elle n’offre, par exemple, aucune garantie que les alertes soient traitées, ce qui est bien souvent la première demande des lanceurs d’alerte.

Nous demandons à présent au gouvernement et aux parlementaires d’aller plus loin et de saisir l’occasion inédite que représente l’impératif de transposition de la directive européenne pour la protection des lanceurs d’alerte. 

En 2019, l’Union européenne a, en effet, pris la mesure du problème et adopté une directive qui améliore significativement les droits des lanceurs d’alerte en Europe. Cette directive doit être transposée en droit français avant la fin de l’année 2021. Elle impose aux États un certain nombre d’avancées par rapport au droit actuel, notamment en France. Elle met, par exemple, fin à l’obligation, pour un salarié, d’alerter d’abord au sein de son entreprise – obligation qui l’expose bien souvent aux représailles ou qui fait courir le risque de destruction de preuves.

Mais sur d’autres points, elle laisse aux États le soin de définir eux-mêmes les modalités d’amélioration de leur législation.

Depuis 2019, la Maison des Lanceurs d’Alerte s’est mobilisée, aux côtés de plusieurs dizaines d’autres organisations, pour alimenter le débat public sur ce sujet. Douze propositions concrètes ont été formulées pour compléter les dispositions de la directive. Elles abordent la question d’un fonds de soutien pour accorder des aides d’urgence aux lanceurs d’alerte en difficulté ; la simplification des procédures avec la mise en place d’un guichet unique auquel adresser une alerte et qui s’assure qu’elle soit suivie d’effets ; ou encore le renforcement des sanctions contre les « étouffeurs d’alerte »ou du rôle d’appui des syndicats sur les lieux de travail.

Ces propositions ont été adressées au gouvernement et aux parlementaires par lettre ouverte en 2019 puis en 2020. Des institutions reconnues telles que le Défenseur des droits ou la CNCDH – la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme – ont publié des avis rappelant au gouvernement l’urgence et l’importance du problème.

À l’heure actuelle, nous n’avons aucune certitude que des mesures ambitieuses seront adoptées prochainement pour protéger les lanceurs d’alerte et garantir que leurs alertes soient traitées.

Nous, associations et syndicats mobilisés sur cette question, invitons donc toutes les personnes qui reconnaissent l’enjeu démocratique qu’est la défense des lanceurs d’alerte et de leurs alertes à signer notre appel.

Trop de personnes aujourd’hui sont témoins d’abus et se taisent par peur ou manque de moyens. Par ce silence, ce sont nos droits, nos libertés et notre intégrité qui sont menacés. Les lanceurs d’alerte sont des sentinelles qui construisent un monde souhaitable pour tous. Nous devons leur permettre de parler et nous assurer que cette parole est entendue.

Signez notre appel pour porter la voix des lanceurs d’alerte à l’Assemblée nationale : https://loi.mlalerte.org/je-signe

Maison des Lanceurs d’Alerte

Amis de la Terre France

Anticor

APESAC

Attac

Bloom

CFDT Cadres

CFDT Journalistes

Foodwatch

France Nature Environnement

FSU

Greenpeace France

Informer n’est pas un délit

Institut Veblen

Ligue des droits de l’Homme

Ma Zone Contrôlée

Nothing2Hide

Réseau Sortir du nucléaire

Ritimo

Sciences citoyennes

Sherpa

Solidaires Finances Publiques

Syndicat de la Magistrature

Syndicat National des Journalistes

Syndicat National des Journalistes – CGT

The Signals Network

Transparency International France

Ugict CGT

Union syndicale Solidaires

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« Toutes aux frontières, pour une Europe sans murailles » : Initiative féministe le samedi 5 juin 2021 à Nice

mer, 02/06/2021 - 16:42

A la suite de la rencontre féministe européenne « Femmes, migrations, refuges » impulsée par la Marche Mondiale des Femmes en septembre 2019, un réseau européen féministe de résistance s’est créé pour agir contre les politiques européennes de criminalisation des migrations.

Alors que les migrations vers l’Europe continuent à causer dans un silence assourdissant des centaines de morts en Méditerranée et que depuis 2015, la politique européenne d’accueil des migrant·es ne cesse de se durcir et de criminaliser les migrations. Comme souvent, les femmes en subissent plus fortement les conséquences et sont victimes de nombreuses violences sur la route de leur exil.

Dans ce contexte, l’Assemblée PACA « Toutes aux frontières », née en 2020, rejointe par de nombreux collectifs féministes, des militant-es féministes et soutenue par de nombreuses organisations, dont la FSU, organise un événement d’ampleur à Nice le 5 juin 2021

Cette action « Toutes aux frontières » vise à affirmer et à rendre visible la parole de féministes sur les politiques migratoires européennes actuelles et refuser :
  • Le durcissement des politiques migratoires qui menace les droits fondamentaux des individus.
  • Le renforcement et le durcissement des contrôles aux frontières.
  • les pratiques administratives inhumaines et l’absence de protection juridique pour les personnes en situation de migration.
  • l’accueil indigne et conditionnel réservé aux personnes en situation de migration.

 Pour revendiquer un accueil digne et une tout autre politique migratoire en Europe, le SNUipp, avec la FSU, appelle à participer à l’initiative « Toutes aux frontières » le  samedi 5 juin prochain à Nice.

Toutes les informations (l’appel, la pétition, le programme de la journée) sont dans le document ci-dessous :

28_05_2021_flyer-vf-appel-a-soutien_derniere-version-2804_1

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AESH en grève le 3 juin 2021 !

mar, 01/06/2021 - 15:11
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Grenelle de l’Éducation : encore des mots…

jeu, 27/05/2021 - 14:05

A l’occasion de la restitution des ateliers du Grenelle de l’Education, Jean-Michel Blanquer a annoncé des mesures qui sont loin d’être à la hauteur de la « revalorisation historique » promise par le ministre depuis des mois. Jean-Michel Blanquer évoque des engagements sans aucune garantie pour les années à venir, abandonnant toute idée de loi de programmation pluriannuelle qui aurait permis de donner de la visibilité et de la crédibilité au processus. Encore un renoncement !

L’annonce d’une augmentation de 400 millions d’euros au budget 2022 ne concerne pas tous les personnels de l’Education nationale alors même qu’une revalorisation de tous les agents est nécessaire. Le ministre a longuement salué l’engagement des personnels du service public d’Education pendant la crise sanitaire, mais les mots ne suffisent pas !
La FSU rappelle sa demande d’une revalorisation qui concerne l’ensemble des personnels, titulaires et contractuels. Elle a aussi insisté sur l’urgence de la situation des AED et AESH et sur une politique salariale qui vise l’égalité entre les femmes et les hommes.

Les autres annonces oscillent entre mesures qui relèvent de l’affichage et transformations profondes et inquiétante du système éducatif, par exemple en matière de ressources humaines. Les perspectives sur le remplacement, les collectifs pédagogiques, la direction d’école, vont être discutées en juin. La FSU considère qu’il n’est pas sérieux de traiter toutes les questions des métiers de l’éducation dans un calendrier aussi court et avec aussi peu de clarification sur le lien avec les questions de revalorisation :  s’agit-il de définir de nouvelles missions pour « justifier » la revalorisation ? Pour la FSU, la revalorisation doit se faire sans contrepartie.

Il faut une autre politique pour le service public d’Education : la FSU appelle donc les AESH à la grève le 3 juin. Au terme de ces 18 mois de crise sanitaire, il faut une autre politique d’Education avec un véritable plan d’urgence pour l’Ecole et la rentrée 2021.

Les Lilas, le 26 mai 2021

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Déclaration de la FSU au CSE du 27 mai 2021

jeu, 27/05/2021 - 11:33

Un mois après la reprise des cours en « présentiel » dans les établissements scolaires et l’application d’une jauge à 50 % dans les universités, même si la situation sanitaire s’améliore, le virus circule toujours et le nombre de personnes vaccinées ne permet pas encore d’atteindre, pour le moment, l’immunité collective.

Pour la FSU, Il est donc important que les deux ministères (éducation nationale et enseignement supérieur) maintiennent un protocole sanitaire strict. La règle doit rester la fermeture des classes en établissements scolaires dès le premier cas repéré et le non brassage, y compris pour les classes où l’enseignant.e est absent.e mais non remplacé.e.Déclaration_FSU_CSE_27_MAI_2021

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Appel à mobilisation le 12 juin contre le racisme et les idées d’extrême droite

jeu, 20/05/2021 - 10:25

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons un climat politique et social alarmant. S’allier avec l’extrême droite ou reprendre ses idées ne constituent plus un interdit. Les propos et actes racistes et sexistes au travail et dans la vie se propagent. Les attaques contre les libertés et les droits sociaux s’accentuent gravement. Dans ce contexte politique, économique, social et sanitaire les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale.

Plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes. De plus, si certaines de ces lois stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion, d’autres en ciblent en raison de leur activité militante.

Comme les signataires de l’appel pour les libertés et contre les idées mortifères de d’extrême droite, nous ressentons toutes et tous l’urgence de construire une réponse forte et unitaire qui dessine l’alliance des libertés, du travail et d’un avenir durable.
Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous avons décidé collectivement d’organiser le samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui se déclinera localement.
Cette journée fait partie des initiatives unitaires qui se multiplient. D’ores et déjà, nos organisations syndicales, politiques, associations, collectifs, signataires de l’appel, ont décidé de co-construire ce combat dans la durée.

Les premiers signataires :

Syndicats : CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats De France, Syndicat de la Magistrature, Unef (Union nationale des Étudiants de France), Unl (Union nationale des Lycéens), Fidl, MNL (Mouvement national Lycéen), FSE (Fédération Syndicale Étudiante), l’Alternative, Confédération Paysanne, Union syndicale de la psychiatrie.

Associations et collectifs : Attac, LDH, FCPE, Fondation Copernic, Oxfam, Alternatiba, Amis de la terre Résilience commune, DAL, CNL (Confédération nationale du Logement), Émancipation collective, Rencontre des justices, Coexister, MRAP, CRAN, Sos Racisme, comité justice pour ibo QNQF , observatoire contre l extrême droite, Mrap, association ViSA, Femmes égalité, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif féministe Les Rosies, Les effronté-es, AFPS, Conseil démocratique Kurde France, FTCR, CRLDHT, UTAC, France Amérique Latine,
Médias : Regards, L’humanité, Politis, Contre temps ;

Organisations politiques : Ensemble, Generations, La France Insoumise, GDS, Nouveaux Démocrates, NPA, Place Publique, les jeunes écologistes, JOC, MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes), UEC, PEPS, Jeunes Generation-s, Rassemblement Communiste, UCL

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Gérard ASCHIERI et Anicet LE PORS , invités au CDFN de la FSU

mer, 19/05/2021 - 17:04
Résumé

La crise sanitaire du covid-19 a montré le rôle indispensable des services publics. L’engagement des personnels des hôpitaux comme des enseignants, leur capacité d’initiative ont permis à la société de tenir face à la pandémie. À l’inverse, les logiques libérales fondées sur le souci d’économies à court terme ont montré leur inefficacité dramatique dans le contexte.

Et si la fonction publique était un outil moderne et décisif pour traduire dans le quotidien les idéaux de liberté, d’égalité, de justice et de sauvegarde de la planète ?

Ce livre restitue à un public large les éléments historiques et actuels qui donnent sens au travail et au statut des six millions d’agents employés par l’État, les collectivités territoriales et les hôpitaux. Sans dogmatisme, il met en lumière les débats actuels pour que chacun puisse se faire une idée des évolutions nécessaires au-delà des dénigrements habituels. À condition de sortir d’une vision de la fonction publique uniquement budgétaire ou managériale.

Loin des injonctions de réforme dont le contenu n’est jamais débattu, les auteurs ouvrent une perspective audacieuse : le XXIe siècle peut et doit être l’« âge d’or » du service public !

Conseiller d’État honoraire, Anicet Le Pors a été notamment ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives (1981-1984), sénateur et conseiller général des Hauts-de-Seine. Auteur de nombreux ouvrages, il est reconnu pour ses réflexions et son expertise sur les questions liées au service public, aux collectivités locales, à la laïcité et au droit d’asile.
Ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégé de lettres, dirigeant syndical, Gérard Aschieri a été secrétaire général de la FSU de 2001 à 2010. Il a été de 2010 à 2020 membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

L’intervention de Gérard ASCHIERI et de Anicet LE PORS  sera retransmise en direct dans un événement facebook dédié, ainsi que dans cet article, ci-dessous.

Vous voulez poser des questions en amont ? Vous voulez voter pour les meilleures questions dès à présent ? Le module ci-dessous est fait pour vous !

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La FSU dépose une alerte sociale sur la situation des AESH

lun, 17/05/2021 - 18:39

La FSU dépose une alerte sociale sur la situation des AESH. Retrouvez ci-dessous les deux courriers envoyés ce jour, adressés aux directions des Ressources Humaines du ministère de l’Éducation nationale d’une part et du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation d’autre part.

2021_061_courrier_MAA_alerte_sociale_situation_AESH
2021_060_courrier_DGRH_alerte_sociale_situation_AESH

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Le syndicat : la force du collectif

lun, 17/05/2021 - 17:09

Dans le « nouveau monde » prôné depuis le début du quinquennat, la contestation du rôle des syndicats comme acteurs de la démocratie sociale est assumée. Les « ordonnances Macron » de 2017 qui ont affaibli les instances de représentation du personnel dans le privé, la loi de transformation de 2019 qui en a été le pendant pour la fonction publique, avec en particulier la fin du contrôle des actes de gestion dans des commissions paritaires, ont été décidées au nom de la fluidité, de l’agilité, et du fait que la société civile n’a pas sa place dans un modèle où seul compte le dialogue direct entre un chef et un peuple d’individus.

C’est un jeu dangereux qui a été ainsi pratiqué, il est une des causes de l’aggravation des fractures de notre société. Quand les organisations qui portent les valeurs de solidarité entre salariés sont affaiblies, reste le repli sur soi, la division.

L’attaque de militantes et militants de la CGT au cœur de ce qui est historiquement la journée des syndicats, le 1° mai, aurait été impensable il y a peu. La réprobation large que cela a suscité, parmi laquelle la solidarité exprimée par la FSU bien entendu, laisse néanmoins espérer une prise de conscience : les syndicats sont précieux, leurs militants, leurs adhérents leurs sympathisants contribuent à la vitalité démocratique.

Oui, les syndicats jouent un rôle majeur dans la défense du monde du travail et DONC de l’intérêt général. La crise sanitaire a durement affecté retraité-es et salarié-es, mais elle a aussi mis en lumière l’utilité sociale de toutes et tous, qu’ils et elles soient en « première » ou en « deuxième » ligne. Nous sommes celles et ceux qui croient en un avenir partagé et pacifique qui passe par la lutte contre les inégalités, l’émancipation par l’éducation, la garantie de l’égalité des droits, l’objectif écologique et social des politiques publiques, le développement des services publics et de la protection sociale. Cela passera par des syndicats plus forts. Il ne tient qu’à chacune et chacun de faire ce choix du collectif et d’en convaincre largement autour de soi. Il en va de la démocratie sociale mais aussi de la démocratie tout court.

 

 

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