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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 33 min 8 sec

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation

ven, 19/10/2018 - 13:34
Suppressions de poste dans l'Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s'ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d'emplois de fonctionnaires d'état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l'école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l'école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif d'augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s'en donner les moyens.

Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s'amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l'État.

Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d'un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l'an passé, les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l'administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération.
Elles appellent l'ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l'enseignement scolaire public et une politique éducative à l'écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

Voir également le tract de la FSU :

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation

ven, 19/10/2018 - 13:34
Suppressions de poste dans l'Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s'ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d'emplois de fonctionnaires d'état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l'école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l'école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif d'augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s'en donner les moyens.
Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s'amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l'État.
Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d'un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l'an passé, les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l'administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.
Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération.
Elles appellent l'ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l'enseignement scolaire public et une politique éducative à l'écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

Voir également le tract de la FSU :

Toujours aucune revalorisation salariale pour plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique !

mer, 17/10/2018 - 18:58

Faut-il une nouvelle fois rappeler la promesse d'Emmanuel Macron lorsqu'il était candidat à l'élection présidentielle : « Nous améliorerons le pouvoir d'achat de tous les travailleurs » ?

La FSU regrette que le gouvernement n'ait pas fait ce choix pour ses propres agent-es de la Fonction publique ! Pire, il organise la baisse de leur pouvoir d'achat à travers un certain nombre de mesures : hausse de la cotisation pour la retraite, blocage de la valeur du point d'indice, hausse de la CSG mal compensée, retenues pour maladie, revalorisation reportée de PPCR… et prévoit de creuser un peu plus les inégalités qui existent déjà entre les agent-es par des mesures dites d'individualisation prévues dans le « nouveau contrat social » avec les agent-es (salaires au mérite, développement de l'indemnitaire…).

Alors qu'une nouvelle réforme des retraites se prépare qui mettra au coeur du niveau des pensions la politique salariale, alors que le gouvernement dit vouloir réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, celui-ci ne fait pas de la revalorisation salariale un objectif majeur.

Le rendez-vous salarial de juin dernier n'a répondu à aucune des attentes des agent-es. La FSU a contesté les pistes envisagées : sécuriser le pouvoir d'achat dans un cadre « soutenable » de budget contraint, modifier la structure des rémunérations en donnant plus de poids aux indemnités et moins au traitement indiciaire, reconnaitre plus le mérite comme levier de gestion des ressources humaines… et critiqué la manière dont sont traités certains sujets, toujours à charge pour ce qui est de l'indiciaire et des composantes telles que la NBI, le supplément familial ou l'indemnité de résidence que le gouvernement à le projet de remettre en question.

Travail, qualifications et engagement professionnel des agent-es doivent être réellement reconnus.

La FSU exige la revalorisation du point d'indice mais aussi des discussions qui, suites au protocole PPCR, permettraient d'améliorer encore les déroulements de carrières, d'harmoniser davantage les grilles de rémunérations et de reconnaître mieux les qualifications.
Revaloriser les salaires des agent-es ce serait reconnaître mieux leur travail, leurs qualifications et leur engagement professionnel. Ce serait également contribuer à une meilleure reconnaissance de la Fonction publique et à son attractivité.

Communiqué FSU du 17/10/2018 suite au rendez vous salarial

Plus que jamais Engagé-es !

mer, 17/10/2018 - 11:54

Education nationale doit rendre des postes alors que le nombre d'élèves augmente, l'Emploi voit son budget baisser alors que le chômage reste ancré, de même pour le ministère des sports alors que nous préparons les JO de 2024... quand au « sursaut » face à l'urgence climatique, il faudra attendre !

Le budget 2019 éclaire bien les choix du gouvernement : moins d'Etat, moins de santé public aussi, moins de pouvoir d'achat pour les salarié-es et les retraité-es puisque c'est sur eux que pèse la réduction du déficit. Et le nouveau système de retraites en discussion, qui pénalisera en premier lieu les fonctionnaires, ne prévoit pas d'amélioration du niveau des pensions.

Décidément, le monde moderne du gouvernement marche sur la tête !

Face aux mauvais plans du gouvernement, la FSU applique le sien ! Elle prépare dès maintenant la grève du 12 novembre dans l'Education et propose à toutes les fédérations de fonctionnaires la construction d'une nouvelle journée de mobilisation.

Et les élections seront un rendez-vous important pour que les personnels fassent entendre leur voix.

La campagne de la FSU avec son slogan « Engagé-es au quotidien » et mettant en image ses propres représentant-es du personnel est sans conteste un appel à l'engagement de toutes et tous !

CSE - 15 octobre 2018 : Intervention de la FSU sur la loi Blanquer et déclaration commune

mer, 17/10/2018 - 11:48

Nous tenons tout d'abord à vous faire part de notre mécontentement quant à la méthode utilisée qui consiste à mettre dans un projet de loi toute une série de sujets qui auraient nécessité des discussions spécifiques et plus approfondies en amont. La confiance ni ne s'impose de fait ni ne se décrète ni ne se légifère. Elle se construit par un dialogue social de qualité et par le respect des personnels, acteurs essentiels du système éducatif, qui doivent être mieux associés aux évolutions en cours.

Ce projet de loi, ajouté aux différentes mesures déjà prises de la maternelle au lycée, va transformer en profondeur le système éducatif. Pour un Ministre qui avait promis à son arrivée en responsabilité de ne pas vouloir tout refonder, tout transformer, la FSU constate aujourd'hui que cela est devenu une vaine promesse. La FSU apprécie aussi la politique mise en œuvre par le gouvernement à la lumière des choix budgétaires.

La FSU constate que l'Éducation nationale n'est plus une priorité. Les suppressions de postes d'enseignants dans le second degré et de personnels administratifs en témoignent alors que le nombre d'élèves augmente. Ce processus de redéploiement ne permet pas d'offrir de meilleures conditions de scolarisation à tous les niveaux d'enseignement ni d'aller vers une réelle démocratisation.

La FSU a déposé un certain nombre d'amendements sur lesquels nous interviendrons. Nous tenons juste dans ce propos introductif à vous alerter sur quelques articles.

Dans un contexte de contestation de l'accueil des enfants étrangers, y compris par des élu-es, la FSU estime indispensable que l'article 2 précise clairement que l'École doit accueillir tous les enfants sans distinction ni condition aucune.

La FSU considère que la mesure concernant l'École obligatoire à 3 ans consiste essentiellement à un affichage compte tenu du fait qu'aujourd'hui la quasi-totalité des enfants est scolarisée. Cela ne donne pas d'outils supplémentaires pour réussir réellement la scolarisation à l'école maternelle. Par contre, le projet de loi montre clairement qu'elle sera un bon prétexte pour ouvrir la voie au financement des écoles privées sous contrat. La FSU rappelle son attachement à la défense du service public de l'Éducation. Elle craint que ce financement de l'école maternelle privée constitue un effet d'aubaine dont les conséquences seront défavorables à la mixité sociale au sein des écoles et donc à la démocratisation de la réussite scolaire.

La FSU s'interroge sur le fait que les discussions sur le droit à l'Éducation ne conduisent pas le gouvernement à poser la question de la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans. Le plan pauvreté aborde le sujet par une obligation de la « formation » jusqu'à 18 ans ce qui n'est évidemment pas la même chose. La FSU demande que l'Éducation nationale fasse pleinement partie de ces discussions à venir.

La FSU demande la suppression de l'article 9 mettant fin au CNESCO. Si le Ministère juge utile de se doter d'une direction plus étoffée pour procéder à sa propre évaluation, il lui revient d'en procéder à la mise en place. Mais cela ne peut pas se faire en supprimant d'autres instances fort utiles à l'analyse et à la réflexion nécessaire à avoir sur le système éducatif. Oui, monsieur le Ministre, comme vous l'indiquez dans votre propos introductif à ce CSE, le CNESCO « c'est autre chose ». Et cet autre chose est aujourd'hui d'une grande utilité pour connaître mieux notre système éducatif. Par ailleurs, la composition de la nouvelle instance prévue est loin de permettre l'indépendance nécessaire et pourtant proclamée puisque que pour 8 membres sur 10, la nomination est faite par le Ministre.

Alors que vous avez fait des évaluations à l'école primaire un sujet d'actualité de ce jour, la FSU ne peut qu'exprimer ses interrogations sur la méthode utilisée et sur les conditions de passation de ces évaluations ainsi que sur l'utilisation faite sur les résultats qui ne peuvent pas servir de caution à vos choix en matière de politique éducative. La FSU rappelle que toute évaluation ne se limite pas à la mesure mais doit être utile aux enseignant-es et notamment en terme de remédiation.

Les articles 10-11-12 concernant les Instituts nationaux supérieurs de professorat.

La FSU s'interroge sur le remplacement des ESPE par les Instituts nationaux supérieurs de professorat. L'amélioration de la formation des enseignants nécessite un investissement global permettant d'offrir une formation professionnelle à la hauteur des enjeux du service public d'éducation. Les mesures concernant la formation des enseignant-es présentées par le Ministre sont traitées de manière fragmentaire sans engager la réflexion sur le dispositif global de formation ni sur l'investissement budgétaire nécessaire. Les contenus de ces mesures (transformation des structures, gouvernance, nouveau référentiel de formation, devenir des formateurs, conditions d'études des stagiaires, recours aux étudiants et stagiaires pour enseigner dans les classes…) interrogent la FSU au regard des enjeux de démocratisation de la réussite scolaire et d'amélioration de la formation des enseignant-es. Vous nous dites, monsieur le Ministre, que nous sommes au « début d'un processus » sur la formation. Il aurait été préférable de mener déjà les discussions avant de commencer à légiférer.

Si la FSU considère que la possibilité d'expérimentation doit être prévue, elle estime que cela doit être mieux encadré que ce que ne le fait l'article 8 de ce projet de loi. Cet article ouvre la possibilité d'annualisation du temps de travail, il ne protège pas suffisamment les personnels d'éventuelles pressions. Par ailleurs, aucun dispositif d'évaluation n'est prévu.

Enfin, la FSU rappelle son opposition aux fusions des académies et ce d'autant plus que le discours ministériel n'a pas toujours été clair sur ce qui se préparait. Les expériences d'autres réorganisations de services déconcentrés de l'État, sur d'autres périmètres, ont montré combien il est facile de casser des organisations qui fonctionnent, mais que reconstruire une efficacité est ensuite beaucoup plus hasardeux, surtout quand tout ceci est structuré autour de politiques budgétaires ayant pour dogme de supprimer des postes. L'Éducation nationale est un bien commun bien trop précieux, une richesse publique bien trop essentielle pour que les personnels qui l'incarnent et la créent au quotidien soient aussi mis à l'écart et que leur expertise, leur parole n'ait manifestement pas été prises en compte dans l'élaboration de ce projet de loi.

Et la FSU souhaite des précisions concernant l'article 17 : quelles sont les conséquences des fusions académiques identifiées par Ministère nécessitant d'utiliser les ordonnances ?

Par ailleurs s'il est possible d'améliorer les Caen et Cden, la FSU est attachée à une composition qui permette la représentation des personnels, des usagers etc. La fusion des académies ne doit pas conduire à réduire leur participation alors que les enjeux sur les cartes de formation par exemple vont être cruciaux.

Monsieur le Ministre, vous rappelez vos objectifs de progrès social et d'élévation générale du niveau scolaire. La FSU vous rappelle les siens : élévation du niveau de qualification, démocratisation du système éducatif et réussite de tous les élèves.

Contrairement à ce que vous affirmez, ce n'est pas le changement qui « est source d'inquiétude » mais la nature du changement que vous conduisez actuellement.

Déclaration commune

Projet de protocole Egalité des femmes et des hommes dans la fonction publique, dernière version

mar, 16/10/2018 - 14:20

La dernière version du projet gouvernemental

La note et les proposition de la FSU sur cette version

FSU 063 - PUY DE DOME

lun, 15/10/2018 - 19:30

MAISON DU PEUPLE
29 RUE GABRIEL PERI
63000 CLERMONT FERRAND

Tél. : 09 66 83 94 13
Contact : fsu63@fsu.fr
Site : fsu63.fsu.fr/

N° 211

lun, 15/10/2018 - 16:42

Accéder à l'espace électeur et créer son mot de passe

ven, 12/10/2018 - 11:11

L'espace électeur permet de créer son mot de passe, de vérifier les scrutins auxquels j'aurai accès, de vérifier les listes électorales de mes scrutins.

Accéder à l'espace électeur :
https://elections2018.education.gouv.fr/portail/identification.htm

Saisir son adresse professionnelle complète (prenom.nomxx@ac-xxxx.fr)

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Consulter mon profil électeur dès le 11 octobre : affichage de vos données personnelles électeur

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  • dès le 11 octobre : affichage des scrutins
  • dès le 5 novembre : affichage des listes de candidats et de leurs professions de foi pour chaque scrutin

Consulter les listes électorales dès le 11 octobre : consultation des listes électorales par scrutin

Demander un nouvel identifiant électeur si vous n'avez pas reçu ou égaré votre identifiant électeur, demandez-en un nouveau à partir du 5 novembre

Voter du 29 novembre 10h au 6 décembre 17h (heure de Paris) : connectez-vous à l'espace de vote avec votre identifiant électeur et votre mot de passe personnel électeur

Accéder aux résultats à partir du 7 décembre, consultez les résultats

Retraites : un scénario bien incertain tout autant qu'inquiétant pour les fonctionnaires...

jeu, 11/10/2018 - 10:16

Le Haut-commissariat à la réforme des retraites a confirmé la volonté de faire évoluer les régimes de retraites actuels vers un système « universel » à la place des 42 régimes de retraite actuels.

Ce nouveau système est basé sur un calcul par points et un compte unique identique pour le privé et le public. Tout dépendra donc de la valeur du point et des périodes de salaire prises en compte pour chaque salarié. Beaucoup d'incertitudes sur un système de cotisation « à l'aveugle » que les discussions à venir devront lever.

Mais si le gouvernement veut faire « plus simple » et « plus juste », la FSU affirme que la simplification n'est pas toujours synonyme de justice ! Ce nouveau système serait ainsi particulièrement défavorable aux fonctionnaires. En effet, leurs meilleurs salaires étant en fin de carrière, l'abandon du calcul de la pension sur les 6 derniers mois au profit d'un calcul sur l'ensemble d'une carrière sera pénalisant. Sans compter qu'un tel système doit reposer sur une politique de revalorisation salariale constante. Ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui dans la Fonction publique !
Et ce n'est pas l'intégration des primes dans ce calcul qui compensera les pertes occasionnées. Dans la Fonction publique, les primes sont versées de manière très inégalitaire entre les catégories, les versants et entre les femmes et les hommes au détriment des femmes.
Il reste aussi à ce stade beaucoup d'incertitudes sur la manière dont les solidarités seraient organisées. Faire financer par une cotisation à part les pensions de réversion, les droits familiaux, etc, aujourd'hui financés par les cotisations de l'ensemble des assurés pourrait fragiliser leur évolution.

Si le Haut-commissariat a confirmé l'âge minimum de départ garanti à 62 ans, les éléments de calcul du nouveau système pourrait de fait minorer le niveau des pensions rendant les 62 ans purement théorique.
La FSU revendique un retour à la possibilité de départ à la retraite à 60 ans et l'annulation de la décote.

Aucune mesure d'amélioration du niveau des pensions n'est prévue à ce stade. La FSU continue de demander une indexation des pensions sur l'évolution des salaires, à rebours de la politique de gel des pensions menée actuellement. Pour .la FSU, renouveler le contrat entre les générations suppose un accord sur le niveau futur des pensions et donc sur leur financement. Cela nécessite de préciser aussi la prise en compte des droits familiaux et conjugaux, l'extension à des droits nouveaux (prise en compte des années d'étude, du statut des aidants...) et de garantir une évolution des pensions parallèle à celle des salaires. De plus avec l'augmentation du nombre de retraité-es, la France doit consacrer une part plus importante des richesses qu'elle produit à la redistribution envers les retraitée-es

Dans les discussions qui vont se poursuivre, la FSU défendra un scénario durable et solidaire, du système de retraites par répartition. Elle rappelle son attachement au code des pensions et s'opposera à sa disparition programmée en 2025
La FSU demande au gouvernement de mener un dialogue social à la hauteur des enjeux et d'ouvrir rapidement les discussions au sein de la Fonction publique.

Les Lilas, le 11 octobre 2018

Les retraité.es en colère ! Premières mobilisations d'octobre

lun, 08/10/2018 - 15:36

A l'appel des neuf organisations de retraité.es (CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, FGR-FP, Solidaires, UNRPA et LSR), des délégations venues de tout le pays sont venues témoigner de leur révolte.

La FSU s'insurge des choix politiques du gouvernement qui s'attaque brutalement à leur pouvoir d'achat et refuse d'appliquer la règle d'indexation des pensions de retraite pour 2019 et 2020 alors que l'inflation est de 2,3 % de janvier à août 2018.

Après la hausse de la CSG en janvier 2018 et le gel des pensions pour cette année, les conséquences sont lourdes. Pour une pension de 2000 euros la perte est de 888 euros par an. Les retraité.es réclament notamment une revalorisation de leurs pensions avec indexation sur le salaire moyen et la suppression de la hausse de la CSG pour tous. La pension de retraite n'est pas une allocation sociale mais un droit acquis par le travail et les cotisations versées.

Les retraité.es, fort.es de 500 000 pétitions, sont allé.es réclamer une audience au groupe LaREM après avoir manifesté Place de la République à Paris. Des initiatives diverses se sont déroulées également dans les départements.

Premier temps d'une mobilisation, la FSU appelle à la réussite de la journée nationale de manifestations et de rassemblements décentralisés du 18 octobre, date d'ouverture des débats à l'Assemblée nationale sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Les retraité.es prendront aussi toute leur place, auprès des salarié.es, des chômeur.es et des jeunes, le 9 octobre dans les initiatives interprofessionnelles et intergénérationnelles.

Les Lilas, le 8 octobre 2018

FSU engagé-es au quotidien

ven, 05/10/2018 - 18:01

Pour une autre méthode de construction des programmes

ven, 05/10/2018 - 17:58

Créé par la loi de refondation de l'école de 2013, le Conseil supérieur des programmes avait suscité l'espoir. Il s'agissait de renouveler le mode d'élaboration des programmes scolaires : davantage de démocratie, davantage de transparence.

Ce fonctionnement a fait long feu. En témoignent les démissions successives de membres du CSP en désaccord avec la méthode de travail et les orientations.

Dans l'appel intersyndical et associatif de 2012 (1) « Pour une autre méthode de construction des programmes », la FSU souhaitait « en finir avec l'écriture de programmes scolaires, confisquée par quelques « experts » ou responsables, sans réelle concertation avec les professionnels de l'enseignement et de la recherche. ». Cet appel est plus que jamais d'actualité. La FSU demande que le CSP cesse de travailler en vase clos et dans l'opacité.

Les Lilas le 5 octobre 2018

Voir l'appel

Pour une autre méthode de construction des programmes

ven, 05/10/2018 - 17:57

De nombreux programmes scolaires sont aujourd'hui l'objet de polémiques
publiques et de contestations fortes notamment parmi les enseignants chargés
de les mettre en oeuvre.

Cette situation est le fruit d'une politique éducative brutale qui ne laisse aucune
place au dialogue et au débat. Elle résulte d'une conception des réformes
du système éducatif qui ignore la discussion démocratique sur ce qu'il faudrait
enseigner, comment et pourquoi on l'enseigne, et qui, dans le second degré,
pour des raisons budgétaires et idéologiques, part des structures.

Il faut en finir avec l'écriture de programmes scolaires, confisquée par quelques
« experts » ou responsables, sans réelle concertation avec les professionnels
de l'enseignement et de la recherche. Il faut sortir de cette méthode qui impose
des choix éducatifs contestés à l'ensemble du système éducatif, et qui conduit
à publier des textes ignorant jusqu'aux avis du conseil supérieur de l'éducation,
sans même tenir compte d'amendements votés très majoritairement.

Il appartient, certes, à la représentation nationale de fixer les finalités et missions
de l'école, lieu de formation de tous les futurs citoyens. Mais les programmes
scolaires, vecteurs de ces objectifs, structurent l'enseignement. Ils doivent être
mobilisateurs pour les élèves, cohérents entre eux, conçus en complémentarité
pour créer du sens et « faire culture ».

C'est pourquoi les enseignants doivent être associés à leur construction,
avoir les moyens de se les approprier afin de pouvoir, dans le cadre de leur
professionnalité, en faire des outils puissants et efficaces au service des élèves.
Comment imaginer que ce qui sera enseigné ne soit l'objet d'aucun débat sérieux,
d'aucune consultation réelle, d'aucune interrogation avec les personnels
sur leur faisabilité effective, d'aucune articulation avec les conditions matérielles
de leur mise en oeuvre ?

Les organisations signataires lancent un appel pour une autre méthode
de construction et d'écriture des programmes scolaires qui soit démocratique,
transparente, plus respectueuse de « l'expertise » enseignante, et plus conforme
aux intérêts des élèves. Inscrite dans un temps suffisamment long pour permettre
un bilan de l'existant et une large consultation des enseignants, ouverte à la
pluralité des regards et des approches (pédagogiques, disciplinaires, didactiques,
sociologiques et politiques…), elle doit prévoir la confrontation, le suivi de la mise
en oeuvre et la vérification régulière de la pertinence des programmes enseignés
avec, en particulier, les personnels et l'ensemble des organisations syndicales.

Elles demandent au ministre de l'Éducation nationale d'ouvrir dès maintenant
le chantier de cette rénovation, d'en établir un calendrier qui inclura la remise
à plat urgente des programmes les plus contestés ou considérés comme infaisables
par les enseignants.

Les premiers signataires

  • Des syndicats de personnels de l'éducation : SNES, SNEP, SNUEP, SNUipp, FSU, SIES-FAEN, SNCL-FAEN
  • Des associations et des collectifs de spécialistes : ACIREPH, AEAT, AFEF, Aggiornemento Hist-Géo, APBG, APEG,APHG, APLV, APSES, APV, CEDREPS, CNARELA, FADBEN, PAGESTEC, UPBM, UdPPC
  • Des associations pédagogiques : CRAP, GFEN

Elections professionnelles : les représentants du personnel de la FSU engagé-es au quotidien !

mer, 03/10/2018 - 12:38

Du 6 novembre au 6 décembre 2018*, les agents publics éliront leurs représentants dans les instances de consultations de la fonction publique.

Les représentant-es du personnel de la FSU sont des agents publics engagé-es au quotidien auprès de leurs collègues, les représentant dans les instances pour porter leurs exigences, agir pour la transparence et l'équité dans les opérations administratives concernant leurs carrières et le fonctionnement du service public.

* début du vote variant selon les modalités de vote

Ma santé 2022 : un plan décevant malgré les effets d'annonce

ven, 28/09/2018 - 13:51

Le plan santé présenté récemment par le Président de la République n'a pas fait l'objet de concertation avec les organisations syndicales.

La FSU partage une grande partie des objectifs affichés : améliorer la qualité des soins, désengorger les urgences, permettre une meilleure prise en charge des patients en médecine de ville, mettre fin à l'isolement des praticiens, donner du temps aux généralistes en les déchargeant des tâches administratives… mais tient à rappeler que les questions ne tiennent pas qu'à celles d'organisation. Contrairement a à ce qu'a affirmé le chef de l'État, notre système de santé souffre aussi d'un sous-financement notoire.

Au-delà du diagnostic, la FSU note que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des enjeux. L'hôpital public est le grand oublié d'une réforme censée structurer l'offre de soins pour les 50 années à venir.
L'essentiel des mesures porte sur l'organisation libérale des soins de ville et aucune solution n'est apportée aux personnels en grande souffrance dans les hôpitaux et les EHPAD.

Certaines mesures ne sont pas vraiment nouvelles et restent essentiellement incitatives, ce qui permet de douter de leur efficacité. C'est le cas notamment pour les 400 généralistes salariés qui seront envoyés dans les déserts médicaux prioritaires pour un exercice partagé ville/hôpital. Il est seulement question d'un point dans 3 ans ou, si l'évolution n'a pas été inversée, il pourrait être décidé des mesures contraignantes.

Permettre à un patient de trouver un médecin en urgence dans la journée (de 8h à 20h) sans avoir à aller à l'hôpital, permettre aux nouvelles générations de médecins de ne plus exercer de manière isolée sont des objectifs louables mais le déploiement d'au moins 1 000 CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé) est loin d'être garanti.
La FSU préconise plutôt de créer des centres de santé publics composés de professionnels salariés répartis de façon harmonieuse sur l'ensemble du territoire.

9 OCTOBRE SE MOBILISER POUR D'AUTRES CHOIX POUR LES SERVICES PUBLICS

jeu, 27/09/2018 - 15:26

Nos organisations s'inscrivent dans la journée interprofessionnelle d'action du 9 octobre.

Avec les salarié·e·s du privé, les chômeurs-chomeuses, les étudiant·e·s et les lycéen·ne·s, cette mobilisation sera l'occasion de dire une nouvelle fois notre refus des politiques libérales qui maltraitent les plus démuni·e·s et octroient toujours davantage aux plus fortuné·e·s.
Depuis plus d'un an, le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement accumulent les mesures régressives et mettent en oeuvre une politique d'austérité pour le plus grand nombre, satisfaisant ainsi les voeux d'une minorité tournée vers une société de profit qui considère le service public comme une charge financière inutile.

Après les attaques frontales contre le Code du travail, les prestations sociales, les retraité·e·s, la SNCF et les cheminot·e·s, les projets en matière d'assurance chômage et de retraite laissent craindre le pire.

Dans ce contexte général, la Fonction publique et ses agent·e·s sont, malheureusement, placé·e·s aux premières loges de cette frénésie libérale.
Gel prolongé de la valeur du point d'indice, rétablissement du jour de carence, suppressions d'emplois, mobilité forcée, abandon des missions, privatisations… la liste des reculs serait trop longue à énumérer.

Et les chantiers actuels — recours accru aux non titulaires, mise à mal des organismes consultatifs, salaire au mérite — sont tout sauf rassurants.
Mais, si les dangers sont réels, la cause est loin d'être entendue, d'autant plus que l'opinion nous soutient, nos concitoyen·e·s sont attaché·e·s aux services publics.
Les organisations syndicales ont donc, plus que jamais dans la période, un rôle essentiel à jouer pour à la fois porter des propositions alternatives et organiser la riposte unitaire.

C'est ce que nous faisons en appelant les agents de la Fonction publique à se mobiliser le plus massivement possible le 9 octobre.

Pour :

  • Le dégel de la valeur du point d'indice et des augmentations générales des salaires ;
  • L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • Les créations d'emplois dans les nombreux services qui en ont besoin ;
  • La résorption de la précarité et un plan massif de titularisation ;
  • Le renforcement du statut général et des statuts particuliers ;
  • L'amélioration des systèmes de retraite par répartition et le maintien des régimes spéciaux ;
  • La défense et le développement des missions publiques ;
  • L'arrêt des réformes régressives engagées contre les intérêts des usager·e·s et des personnels.

Éducation nationale : grève le 12 novembre !

mar, 25/09/2018 - 21:03

C'est avec consternation et incompréhension que les organisations syndicales FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT ont découvert les annonces budgétaires pour l'année 2019 enterrant de fait la priorité à l'Éducation nationale.

Avec 2 650 postes d'enseignant-es et 400 de personnels administratifs supprimés, c'est une nouvelle dégradation des conditions d'études des élèves et de travail des personnels qui est programmée.

Cela n'est pas compatible avec l'ambition d'un enseignement de qualité et d'une plus grande égalité de réussite, ni d'une bonne administration du système éducatif.

Les organisations FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT dénoncent ces suppressions d'emplois dans un contexte d'augmentation démographique. La « priorité au primaire » ne peut pas se faire par un redéploiement de moyens.

Elles demandent au gouvernement de renoncer à ce projet.

Les organisations FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT appellent les personnels de l'Éducation nationale à une journée de grève le 12 novembre prochain.

Elles appellent toutes les organisations syndicales de l'Éducation nationale à rejoindre cette action.

Les Lilas, 25 septembre 2018.