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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 55 min 6 sec

La FSU demande solennellement au gouvernement d'entendre les revendications de la jeunesse

ven, 07/12/2018 - 16:06

La FSU exprime sa vive émotion après les violences commises à l'égard des jeunes, notamment suites aux événements de Mantes la Jolie.
Elle condamne ces violences. Le gouvernement ne peut pas traiter ainsi la jeunesse : gardes à vue, déferrements devant la justice des mineurs... La FSU exige que ces jeunes ne soient pas poursuivis dans le cadre de procédures abusives et demande la levée des gardes à vue.

C'est une réponse politique qu'il faut apporter à ce mouvement. La FSU demande solennellement au gouvernement d'entendre les revendications de la jeunesse, de recevoir les organisations de jeunesse et celles des personnels pour trouver une solution négociée. Elle alerte, depuis le début de ce conflit, le Ministre de l'Éducation nationale et le gouvernement sur la gravité de la situation et elle a fait part à maintes reprises des inquiétudes tant pour les élèves que pour les personnels. Pour sortir de cette crise, la FSU a proposé que se tiennent immédiatement des discussions avec les organisations de jeunesse et les représentants des personnels.

Il s'agit d'entendre les inquiétudes des jeunes face à leur avenir et leurs revendications contre les réformes porteuses d'inégalités et pour améliorer le service public d'éducation.
La FSU demande solennellement et urgemment au gouvernement d'accéder à cette demande.

Aux Lilas, 7 décembre 2018

Les personnels confortent la FSU dans sa première place à l'Éducation

ven, 07/12/2018 - 12:37

Dans un contexte de remise en cause par le gouvernement des instances de dialogue social et de marginalisation du rôle des organisations syndicales, la FSU se félicite de la participation des personnels de l'Éducation nationale (en hausse de 0,9 % par rapport à 2014), qui plus est dans des conditions de vote chaotique dès le premier jour.Avec une augmentation de plus de 6 300 voix pour la FSU par rapport aux élections de 2014, les électeurs et électrices de l'Éducation ont ainsi renouvelé leur confiance aux délégué.es du personnel de la FSU et de ses syndicats pour les représenter. Ces élections montrent une grande stabilité des résultats entre les différentes organisations. Le nombre de sièges attribués au CTM restant même à l'identique.

La FSU reste sans conteste la première fédération de l'Éducation nationale.Un atout considérable pour continuer de défendre au quotidien les personnels dans l'exercice de leurs missions, le bon déroulement de leur carrière mais aussi pour obtenir une meilleure reconnaissance de leurs qualifications et une amélioration de leurs conditions de travail.

La FSU reste également totalement engagée pour défendre et conforter le service public d'éducation au service de la réussite de tous les élèves. Des élèves confrontés aussi aujourd'hui à la prégnance des inégalités sociales ce qui rend urgent la démocratisation du système éducatif.

La FSU reste mobilisée pour donner un avenir à la jeunesse.

Alors que le Ministre cherche à faire croire que les personnels lui accordent un satisfecit permanent contre l'avis des organisations syndicales, ces élections constituent un message fort envoyé par les personnels et il devra en tenir compte tant sur la méthode de concertation que sur le contenu des réformes.

Les Lilas le 7 décembre 2018

La FSU demande au Ministre d'entendre les inquiétudes de la jeunesse

mer, 05/12/2018 - 11:53

Inquiétudes face à l'avenir, poids des inégalités sociales sur les parcours de formation, dégradation des conditions de scolarisation… de nombreux jeunes se mobilisent pour dénoncer les réformes en cours dans les lycées et contre le dispositif « parcours sup » qui organise une sélection à l'entrée à l'université.

Porteuse de la réussite de tous les jeunes, et particulièrement des plus fragiles et des plus défavorisés, de l'élévation du niveau de qualification, la FSU demande au Ministre d'entendre les demandes des lycéen-nes qui aspirent à une réelle démocratisation du système éducatif.

La FSU dénonce fermement la répression policière dont sont victimes les lycéen-nes. Le gouvernement doit très vite répondre à ce mouvement lycéen.
La FSU demande l'ouverture de discussions avec les organisations de jeunesse et les organisations syndicales pour répondre aux exigences de la jeunesse et remettre à plat les réformes en cours et améliorer les conditions de scolarisation des élèves.

Les Lilas le 5 décembre 2018

Crise : le gouvernement doit apporter des réponses sociales

mer, 05/12/2018 - 11:52

La crise sociale qui gagne le pays trouve son origine dans les politiques libérales aujourd'hui à l'œuvre et dans la volonté de remettre en cause notre modèle social. Contraint par l'ampleur de la contestation, le gouvernement a décidé de reporter un certain nombre de mesures et d'ouvrir des discussions sur tout le territoire. Ces annonces arrivent très tardivement dans une situation extrêmement tendue. En voulant maintenir son cap, le gouvernement ne semble pas prendre la mesure de la colère qui s'exprime face aux injustices sociales. Il ne répond ni aux inquiétudes ni aux revendications particulièrement en ce qui concerne le pouvoir d'achat.

Pour la FSU, face aux inégalités grandissantes et au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, le gouvernement doit apporter immédiatement des réponses qui améliorent les conditions de vie de toutes et tous : augmentation des salaires, des minima sociaux et des retraites, accès à des services publics de qualité sur tout le territoire, création d'emplois, réforme à venir du système de retraites … mais l'urgence de réponses sociales ne doit pas faire oublier la nécessité de traiter également de l'urgence écologique. La fiscalité écologique ne pourra trouver d'acceptation et de soutien qu'accompagnée de mesures synonymes de justice sociale et de progrès social.
Aucune promesse de plus d'égalité ne pourra se faire sans une réforme de la fiscalité juste et redistributive, sans revenir sur la suppression de l'ISF et sans une répartition plus juste des richesses produites pour une société plus solidaire.
Ces débats doivent maintenant s'ouvrir et déboucher sur des mesures concrètes et pérennes.

La FSU s'inquiète du silence du gouvernement concernant le rôle que devraient jouer les services publics tant dans la transition écologique que pour une meilleure cohésion sociale.
Les services publics participent des valeurs et principes qui fondent notre société, contribuent à davantage d'égalité et de solidarité. La FSU demande au gouvernement de revenir sur le projet de réforme de la Fonction publique tel qu'il est prévu à ce stade. Ce projet, dans le cadre de la baisse de la dépense publique, que le gouvernement entend maintenir, est incompatible avec un projet de société solidaire et égalitaire. Il vise à réduire l'accès à des services publics de qualité et de proximité pour tous-tes et tous, à dégrader les conditions d'emploi et de travail des agent-es.

A l'inverse de l'opération CAP22 et des décisions prises à sa suite, la FSU réitère sa demande d'un "Grenelle" de l'action publique qui permettrait tout à la fois de discuter et conforter les missions de services publics sur l'ensemble du territoire mais aussi le rôle des agent-es publics. Par ailleurs, la FSU rappelle que les questions de pouvoir d'achat sont également présentes au sein de la Fonction publique qui compte de très nombreux précaires et d'agent-es payé-es au Smic. Elle rappelle encore que les salaires sont actuellement gelés. C'est pourquoi, elle demande à nouveau l'ouverture de nouvelles discussions, avec toutes les organisations syndicales dans la Fonction publique, afin d'améliorer le niveau des salaires et les conditions de travail de toutes et tous les agent-es. Car il n'y a pas de services publics de qualité sans l'engagement quotidien des agent-es.
Il est de la responsabilité du mouvement syndical de porter devant le gouvernement les revendications des salarié-es. La FSU poursuit son engagement en ce sens et portera cette nécessité auprès de l'ensemble des organisations syndicales.

Les Lilas le 5 décembre 2018

Elections professionnelles : la FSU déterminée à défendre l'expression démocratique des personnels

jeu, 29/11/2018 - 22:58

Depuis l'ouverture du scrutin le jeudi 29 novembre à 10h00, le vote électronique à l'Éducation nationale dysfonctionne gravement et les opérations électorales ont été suspendues à 14h00.

Le ministère de l'Éducation nationale, par le choix du prestataire comme par les choix organisationnels effectués, porte la responsabilité de cette situation inacceptable. Il se montre, à ce jour, incapable de garantir les conditions normales de mise en œuvre du processus démocratique pour les 1 135 000 personnels de l'Éducation nationale.

Les représentants de la FSU au bureau de vote central ministériel ont exigé que le ministère prenne toutes les dispositions pour permettre l'expression du vote des personnels.

Le vote devrait de nouveau être possible dans la matinée du 30 novembre. La FSU appelle les personnels à montrer leur attachement à la démocratie sociale dans l'Éducation nationale, à leurs représentant-e-s en votant massivement dès qu'elles/ils en auront la possibilité.

Les Lilas, le jeudi 29 novembre 2018

Retraites : comprendre la réforme Macron, lutter avec la FSU pour développer les solidarités

mar, 27/11/2018 - 20:49

La loi en préparation sur les retraites ne serait présentée qu'au deuxième semestre 2019, mais c'est dès maintenant que, suite aux premières annonces donnant les grandes lignes du projet, les salariés doivent s'emparer du dossier, intervenir, s'opposer et proposer des alternatives. Le vote pour FSU aux élections professionnelles de décembre 2018 sera une occasion d'exprimer le rejet de tout projet qui mettrait à mal les solidarités.

La FSU publie ici l'ensemble des documents qui détaillent les projets gouvernementaux ainsi que des compte rendus des réunions au haut commissariat à la réforme des retraites :

Une retraite par points, comment ça fonctionne ? Pourquoi les salariés, et pourquoi particulièrement les fonctionnaires, ont-ils beaucoup à y perdre ?

Le gouvernement envisage de mettre en place un système de retraites par points.

Les cotisations sont transformées en points selon la valeur d'achat du point. La pension est déterminée par la valeur de liquidation (ou valeur de service) du point. Ces deux valeurs varient chaque année.

Il y a plusieurs techniques pour les determiner : par exemple, la valeur de service peut varier en fonction de l'âge au moment de la liquidation, ou encore le point peut avoir la meme valeur quel que soit son âge mais le système peut prévoir des minorations de pensions à partir d'un age pivot, etc.

Après la liquidation, rien n'est dit par le gouvernement sur la manière dont les pensions évolueraient. Dans certains systèmes comme la Suède, un coefficient est appliqué chaque année aux pensions versées, elles peuvent donc perdre de la valeur en cours de retraite (entre 2010 et 2013, la pension de chaque suédois a perdu 10% de sa valeur). Ce n'est pas cependant la piste envisagée pour le moment par le gouvernement.

Dans le nouveau système, la cotisation serait dûe sur l'ensemble des salaires et traitements (indemnités comprises) dans la limite de 10 000 euros par mois (3 “plafonds de la Sécurité Sociale”).

La notion de nombre de trimestres disparaîtrait, un âge de départ possible serait maintenu, à 62 ans a priori, avec de possibles systèmes de « minorations » des pensions jusqu'à un âge « pivot », bien au-delà de 62 ans.

La réforme se ferait sur la base du slogan de campagne d'Emmanuel Macron « un euro cotisé donne les mêmes droits ».

Ce slogan en apparence simple et de bon sens pose pourtant de nombreuses questions, et en particulier :

  • les mêmes droits, certes, mais QUELS DROITS ? Aujourd'hui, le système de retraites, même dégradé par les réformes, permet d'acquérir des droits qui s'expriment en pourcentage du meilleur salaire : on sait qu'en partant à tel âge, on aura tel pourcentage du traitement des 6 derniers mois (les 25 meilleures années dans le privé), c'est ce qu'on appelle le taux de remplacement. Avec un nouveau système par points, plus aucun objectif de cet ordre n'existerait : seule compte la valeur du point, qui varie d'une année sur l'autre. Dit autrement, on peut très bien se retrouver avec des pourcentages très faibles de son meilleur salaire dès lors que la valeur du point baisse.
  • Autre question à poser : que se passe-t-il quand l'euro n'est pas cotisé ? Aujourd'hui, quand on interrompt son activité pour congé maternité, parental, chômage, etc, il existe des systèmes de majorations en termes de nombre de trimestres. Qu'en serait-il dans un nouveau système où l'euro cotisé est la mesure de toute chose ? JP Delevoye tente de rassurer en disant que des « points gratuits » seront donnés, mais sur quelle base le seront-ils ? ( par exemple donnerait-on un forfait de points par enfant ou donnerait-on le nombre de points correspondant au meilleur salaire de la collègue ?, etc). Qu'en serait-il des pensions de réversion, c'est à dire les pensions versées au conjoint survivant, aujourd'hui sans plafond de ressources pour les fonctionnaires, ce que le gouvernement voudrait remettre en cause.

Tout euro perçu donnerait lieu à des cotisations et donc à des points, cela a au moins deux conséquences :

  • on prendrait désormais en compte la totalité de la carrière alors que dans le système actuel, que ce soit dans le public ou dans le privé, les mauvaises années sont en partie « lissées ». Par exemple, le fait que les salaires de début de carrière sont très bas pour les fonctionnaires (un enseignant débute à 1,3 SMIC !!!) est en partie compensé par le droit à une carrière et donc par le calcul de la pension sur les meilleurs traitements, ceux de la fin de carrière. Avec la réforme Macron, ce ne sont plus les 6 derniers mois qui comptent mais l'ensemble des salaires, y compris les salaires –scandaleusement- faibles du début.
  • cela signifierait pour les fonctionnaires la prise en compte des primes et indemnités. C'est une très mauvaise nouvelle pour toutes les catégories de personnels qui ont très peu de primes (les enseignants mais pas seulement), et c'est une très mauvaise nouvelle pour le service public quand on sait à quel point la politique de développement des primes est un formidable instrument de gestion différenciée des personnels : revaloriser certains seulement pour justifier le gel du salaire de tous les autres serait ainsi encouragé !
Les éléments de langage du gouvernement à l'épreuve des faits

Se battre pour nos retraites, c'est montrer qu'elles sont parfaitement finançables

L'argument du choc démographique
En 2000 il y avait 4 personnes de 60 ans ou plus pour dix personnes ayant entre 20 et 59 ans, en 2050 il y en aura 7 pour 10.
Ce n'est pas insurmontable si les taux de cotisation augmentent et si d'autres sources de financement sont trouvées.
Il n'est pas illogique, dans une société où les personnes de plus de 60 ans sont plus nombreuses, que la société leur consacre davantage. C'est même un bénéfice pour la société que les retraités aient un revenu qui leur permette d'en être pleinement partie prenante. Passer d'environ 14% du PIB comme c'est le cas actuellement à 18 ou 19% environ permettrait de financer la retraite à 60 ans telle que la FSU la porte, ce ne serait pas un effort insoutenable.
Car à l'inverse, une société où les travailleurs se tuent à la tâche jusqu'à un âge avancé et où les personnes âgées sont maintenues dans la misère est-elle enviable ? Pour ne prendre qu'un exemple, l'augmentation du nombre moyen d'arrêts maladie constatée dernièrement est dûe en grande partie à la hausse des arrêts pour longue maladie, particulièrement entre 60 et 62 ans. Faire travailler les gens plus longtemps a donc aussi un coût financier et humain, c'est plus d'arrêts maladie à financer, ce sont aussi plus de souffrances et moins de possibilités de profiter de la vie en bonne santé.
Par ailleurs, l'argument du choc démographique nie les gains de productivité futurs : un actif de demain produira davantage en valeur qu'un actif d'aujourd'hui, et sauf à considérer que l'ensemble de ces gains de productivité doivent aller aux profits, ces gains de productivité permettent d'envisager un financement des retraites.
L'augmentation de l'espérance de vie n'a rien de définitif, c'est grâce à la protection sociale en général, grâce au système de retraites, que ces gains d'espérance de vie ont été possibles. On sait que l'espérance de vie en bonne santé baisse ou stagne, que l'espérance de vie baisse tout court aux Etats-Unis : est-ce cela que l'on veut ?

La FSU demande d'autres financements pour les retraites

  • pour avoir davantage de cotisants, il faut mener une politique de l'emploi. Aujourd'hui, plus de 5 millions de personnes sont privées d'emplois et condamnées à la précarité ou aux petits boulots, c'est un manque à gagner considérable pour les régimes de retraites. Cette politique de l'emploi pourrait passer par une modulation des taux en fonction de la politique de l'emploi menée par l'entreprise et par une majoration des taux de cotisation pour les employeurs qui réalisent d'importants profits.
  • pour avoir davantage de cotisations, il faut davantage de salaires. Par exemple, les cotisations sur les bas salaires ont été très fortement réduites, ce qui incite à embaucher au SMIC : le cercle vicieux que cela entraîne, c'est moins de salaires et moins de cotisations dans les caisses de retraite, il faut en sortir ! Si les femmes étaient payées à leur juste qualification, le relèvement de leur salaire pour atteindre l'égalité salariale ferait là aussi progresser les cotisations.
    * pour financer les retraites, il faut mettre à contribution les revenus financiers, en prélevant une partie des 250 milliards versés sous forme de dividendes.

L'argument de la simplicité et de la lisibilité

Il n'y a rien de plus illisible qu'un système dans lequel on ne peut pas connaître à l'avance le montant de sa pension !
Il n'y a rien de plus simple, à l'inverse, qu'un système qui assure un pourcentage du dernier traitement brut ou des meilleurs salaires dans le privé.
La complexité a été introduite par les réformes qui, à coup de décotes, de proratisations, de suppressions de droits aux uns d'abord puis aux autres ensuite, ont introduit des éléments d'incompréhension, c'est sur ces réformes qu'il faut revenir !

Pour aller plus loin :
Les publications FSU :

N° 212

lun, 26/11/2018 - 13:08

C'est le moment de voter !

lun, 26/11/2018 - 13:03

De choisir celles et ceux qui vont nous représenter dans toutes les instances de la Fonction publique, à tous les niveaux, et ce pour les 4 années à venir.
Dans une période sociale troublée où le gouvernement n'entend pas les raisons de la colère : injustice sociale, inégalités y compris entre les territoires, difficultés d'accès
aux services publics… Il est urgent de faire face aux mauvais coups, de peser sur les orientations libérales et y opposer des alternatives.
Le syndicalisme a un rôle important à jouer. Engagés ensemble, c'est le pari de la FSU.
Du 29 novembre au 6 décembre, plus de 5 millions d'agents sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants. Les élu-es de la FSU se battent déjà et continueront à le faire pour améliorer les conditions de travail, les rémunérations, l'emploi, l'égalité professionnelle, les retraites, l'accès à des services de qualité pour toutes et tous les
usagers sur l'ensemble du territoire, pour donner aussi un avenir à la Fonction publique… Et cela en toute transparence et avec le souci permanent de l'équité entre
les agents.
À un moment où le gouvernement veut réduire le nombre d'organismes consultatifs avec la volonté de réduire ainsi la capacité des représentants syndicaux à défendre les agent-es mais aussi de contourner les organisations syndicales, il est nécessaire de faire entendre la voix de la FSU !

Alors votons, faisons voter, choisissons nos élu-es, votons FSU !

Contre l'extrême droite, ses idées et ses pratiques :Cinq ans déjà, et toujours déterminé·e·s

lun, 26/11/2018 - 10:57
Le collectif intersyndical « Uni·e·s contre l'extrême droite, ses idées et ses pratiques » s'est engagé dans une campagne de longue haleine, il y a maintenant près de cinq ans.

Régulièrement, sur l'ensemble du territoire, nous avons multiplié les initiatives pour mobiliser nos forces, former nos équipes en lien avec la jeunesse, les salarié·e·s, précaires, retraité·e·s, mesurer in situ les effets des politiques d'extrême droite sur la population (austérité, attaques des services publics et du milieu associatif, stratégie d'intimidations…).

Nous avons lancé l'observatoire national des villes gérées par l'extrême droite et en avons favorisé des déclinaisons locales (Vaucluse, Pas-de-Calais…).
Il s'est notamment réuni à Béziers, à quelques mètres de Hayange ou d'Hénin-Beaumont…
Dès son lancement, nous savions l'importance d'engager un travail syndical de fond. L'actualité nous donne malheureusement raison. Le poids de l'extrême droite et d'élu·e·s prônant des idées et des pratiques racistes, homophobes, contraires aux droits des femmes, pointant les migrant·e·s comme autant de boucs émissaires augmente, tant en Europe (Italie, Hongrie, Suède, Allemagne…) qu'ailleurs dans le monde, le Brésil étant un des derniers exemples en date.
En France également, les violences
racistes, les actes islamophobes et antisémites, les agressions LGBTphobes sont en hausse. Des actions ont visé ceux qui agissent pour l'accueil des migrant·e·s, tandis que la solidarité avec les exilé·e·s est criminalisée, comme le sont des initiatives syndicales. Plusieurs projets d'attentats par des groupes d'extrême droite ont été mis
au grand jour ces derniers mois.
Le gouvernement et sa majorité, arrivés au pouvoir non pas tant par adhésion à
son programme que par refus de voir l'extrême droite diriger le pays, mènent
une politique d'austérité et de bouleversement de notre modèle social. Le niveau de vie baisse, contrairement au chômage et à la précarité. Dans ce contexte, l'extrême droite développe ses propositions démagogiques et identitaires, dont l'analyse montre à quel point elles sont contraires aux intérêts des travailleurs et travailleuses,
étudiant·e·s, chômeurs et chômeuses, précaires et retraité·e·s.
Cette situation ne fait que renforcer notre détermination à agir, avec nos adhérent·e·s, avec les salarié·e·s, pour une société plus juste, pour un modèle social solidaire et généreux, qui protège les droits et libertés individuels et collectifs, qui mette en oeuvre l'égalité des droits.
Aujourd'hui et plus que jamais, nos organisations réaffirment ensemble les fondements de notre campagne de lutte contre l'extrême droite et s'engagent dans la construction déterminée des ripostes syndicales les plus larges. Une initiative est d'ores et déjà en préparation au premier trimestre 2019 à Lyon.

Situation de sociale

lun, 26/11/2018 - 10:45

En dépit d'ambiguïtés, une partie de la population est mobilisée pour exprimer un réel problème de pouvoir d'achat mais aussi des sujets d'inquiétude qui témoignent d'une angoisse réelle pour l'avenir. La FSU estime que le gouvernement doit en prendre la mesure en y apportant les réponses sociales nécessaires.

Pour la FSU, la transition écologique est urgente et elle réaffirme son attachement à une transformation du système de production et de consommation pour assurer l'avenir de nos sociétés. Mais cette transition doit être juste socialement et ne saurait donc peser financièrement que sur les classes populaires et moyennes.

Dans ses mobilisations et interventions quotidiennes, la FSU porte l'exigence de davantage de justice sociale, d'égalité et de progrès social pour toutes et tous.

Cela passe par le renforcement des services publics (Education, santé, emploi, justice, logement, transports …) et un aménagement des territoires assurant l'égalité aussi bien dans les territoires qu'entre eux. Ces politiques exigent une fiscalité plus juste et un réel partage des richesses produites.

La FSU tient à rappeler que la cohésion sociale tient aussi à la défense et au respect des valeurs qui fondent notre société.

La FSU est engagée depuis toujours dans le combat pour l'égalité professionnelle et dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle appelle à la réussite des manifestations du 24 novembre pour défendre les droits des femmes.

La FSU estime que le gouvernement a la responsabilité de ne pas laisser se dégrader le climat social. S'il souhaite réellement faire œuvre de conciliation, il doit ouvrir des discussions avec l'ensemble des acteurs. La FSU est prête à s'y engager.

Les Lilas le 23 novembre 2018

La France n'est pas assez riche d'enfants pour en négliger un seul !

lun, 26/11/2018 - 10:43

Nos organisations syndicales et associatives sont scandalisées par l'annonce de la Garde des Sceaux : vouloir réformer la justice des enfants et des adolescent.e.s par voie d'ordonnances et obtenir pour ce faire une habilitation dans le cadre du projet de loi de programmation Justice 2018-2022 actuellement débattu à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une procédure accélérée. Il s'agit d'un passage en force inacceptable pour un sujet aussi essentiel et sensible qui nécessite au contraire une réflexion et une consultation des professionnels et un véritable débat démocratique.

Actuellement, la justice des enfants est principalement régie, dans le cadre pénal, par l'Ordonnance du 2 février 1945 qui a pour principe fondateur la primauté de l'éducatif sur le répressif. Depuis sa rédaction initiale, 90 % des articles ont été modifiés, au gré des gouvernements et des faits divers. Ces modifications ont surtout eu pour effet d'afficher une plus grande sévérité à l'égard des mineur.e.s, par des procédures accélérées et des peines et mesures de sûreté (détention provisoire, contrôle judiciaire) qui se rapprochent dangereusement de celles des majeur.e.s. Le principe de responsabilisation à outrance de l'enfant est venu progressivement supplanter celui de protection et d'éducation. La première des conséquences est l'augmentation constante de l'enfermement des mineur.e.s. Au 1er octobre 2018, 835 adolescent.e.s étaient incarcéré.e.s, auxquels il faut ajouter le chiffre gris des jeunes majeur.e.s condamnée.e.s pour des faits commis lors de leur minorité, ainsi que les mineur.e.s placé.e.s dans les 52 centres éducatifs fermés (CEF) existants.

La demande du gouvernement d'un véritable blanc seing pour rédiger un code pénal de la justice des mineur.e.s nous paraît d'autant plus inquiétante que celui-ci risque de s'inscrire en toute logique dans la droite ligne des préconisations introduites sur le sujet dans le projet de loi de programmation de la justice, à savoir notamment la création de 20 CEF supplémentaires. Pourtant, ces structures régulièrement dénoncées par différentes instances telles la CNCDH ou la contrôleure générale de lieux de privation de liberté (CGLPL) pour leurs nombreux dysfonctionnements, n'enraient pas l'augmentation de l'enfermement mais, bien au contraire, y contribuent. Par ailleurs, elles ont un coût conséquent (2,5 millions d'euros par création ; 660 euros de taux moyen de fonctionnement par jour et par jeune).

Passer par voie d'ordonnances, c'est contourner les processus de consultation des professionnel.le.s et des organisations syndicales et associatives et faire fi des expériences et du savoir-faire des acteurs et actrices de terrain ; c'est manquer de considération pour les jeunes parmi ceux et celles les plus en difficultés.

Nos organisations syndicales et associatives militent pour une justice des enfants protectrice et émancipatrice et réclament le redéploiement des moyens consacrés à l'enfermement vers les structures éducatives (milieu ouvert, insertion et hébergement). Nous dénonçons les méthodes utilisées à quelques heures de la clôture des débats sur la réforme de la justice et exigeons un véritable débat à la hauteur des enjeux de société que ce sujet implique.

Paris, le 23 novembre 2018

Fonction publique : lettre au président de la république

ven, 23/11/2018 - 14:15

Monsieur le Président de la République,

A la fois dépositaire et garante de l'intérêt général, la Fonction publique incarne et met en oeuvre les valeurs qui sont celles de la devise de la République. Et c'est au nom de l'intérêt général, de la volonté que toutes et tous doivent pouvoir accéder aux droits fondamentaux, que la Fonction publique assure une grande partie du service public sans se borner aux seules fonctions régaliennes de l'État. Dans chacun de ses versants, État, territorial ou hospitalier, c'est près de 5,5 millions d'agent-es (soit 20 % de l'emploi total du pays) qui, au quotidien, assurent aux citoyen-ne-s la permanence, la proximité, l'égalité de traitement, la continuité et l'accessibilité du service public.
Éducation, santé, contrôle, protection, justice, culture, aménagement du territoire, entretien des biens publics, investissement dans des structures collectives, redistribution d'une part importante de la richesse nationale... sont aussi des conditions essentielles de la vitalité et du développement social et économique du pays.
La FSU considère ainsi que la Fonction publique est un atout dans notre société du XXIème siècle.
Moderne et dynamique, elle est essentielle pour préparer l'avenir. Car la Fonction publique sait adapter son action. Partout, dès qu'un défi lui a été lancé, les agent-es ont su le relever.
Mais alors que se prépare le projet de loi réformant la Fonction publique, la FSU tient à vous alerter sur des orientations de votre gouvernement qui ne sont pas porteuses d'avenir pour la Fonction publique et ses agent-es.
De nombreuses déclarations et décisions, faisant suites à CAP22, visent à réduire le périmètre de l'action publique. Or, à chaque réduction du périmètre des missions, l'accès aux droits d'un grand nombre de nos concitoyen-ne-s en est d'autant plus affecté. Sans compter les surcoûts liés aux différents modes d'externalisation, de privatisation de missions de services publics. Le budget 2019 illustre cette volonté de diminuer le rôle de l'État en prévoyant de supprimer des emplois alors que
tant de besoins sont encore à satisfaire : mise sous pression des collectivités territoriales, suppressions de postes à l'Éducation nationale alors que les effectifs des élèves augmentent, au ministère des comptes publics, du travail, de la cohésion des territoires, à Jeunesse et Sports, dans les services déconcentrés de l'Etat… Les 120 000 suppressions d'emplois prévues à l'État comme à la Territoriale porteront un mauvais coup aux conditions de vie de chacun et chacune. Cela contribuera aussi à dégrader les conditions de travail des agent-es publics.
Il n'y a pas de services aux publics, il n'y a pas de cohésion sociale sur le territoire sans des agent-es en nombre suffisant et formés pour l'assurer. Or, les effectifs de la Fonction publique ne peuvent plus être aujourd'hui rognés sans mettre en péril les missions dues aux usager-es.
Quant aux agent-es, ils se sentent désavoués dans leurs missions par de tels choix mais aussi par ceux développés dans le document d'orientations gouvernementales du 9 avril dernier Refonder le contrat social avec les agents publics qui tourne le dos aux principes mêmes du statut de la Fonction publique : recours accru au contrat contre le recrutement par concours, individualisation des rémunérations à l'inverse d'une reconnaissance de toutes et tous les agent-es, affaiblissement du dialogue social… Cela ne les conforte pas dans leurs métiers ni dans leur engagement professionnel quotidien et dénature le sens de leurs missions.
Les agent-es de la Fonction publique veulent aujourd'hui être mieux reconnus. Ils ont à cœur le bon fonctionnement des services et sont les premiers à permettre à la Fonction publique de s'adapter à toutes les évolutions et de répondre à tous les besoins de la population.
Monsieur le Président de la République, c'est sur eux qu'il faut aujourd'hui compter pour développer les services et assurer l'avenir de la Fonction publique. C'est pourquoi la FSU demande l'ouverture de discussions qui portent la nécessité d'un réel dialogue social fondé sur le recrutement, la formation, un meilleur accompagnement des agent-es et un pilotage moins « vertical » des services…
Les nombreuses réunions qui ont lieu aujourd'hui dans le cadre de l'agenda social ne permettent pas d'aborder nos propositions syndicales.
A la veille d'une nouvelle loi sur la Fonction publique, il est grand temps d'établir un dialogue social de qualité si vous souhaitez réellement faire oeuvre de réconciliation avec les agent-es. A un moment
où la Fonction publique semble à la croisée des chemins, la FSU est disponible pour nourrir tout échange ou discussions que vous jugeriez utiles.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l'expression de mes salutations respectueuses.

Bernadette Groison
Secrétaire Générale

Engagé-es au quotidien pour les droits des enfants

mar, 20/11/2018 - 14:10

Le 20 novembre est le jour anniversaire de l'adoption par l'Assemblée de la Déclaration des droits de l'enfant en 1959 et de la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989. Autant de principes, non-discrimination, intérêt supérieur de l'enfant, respect des opinions de l'enfant… que de droits à la Santé, l'éducation, la protection…, sont établis.

Mais aujourd'hui encore, trop souvent est bafoué le principe, que nous pourrions croire acquis dans nos sociétés démocratiques, d'un respect absolu des droits de l'enfant.

En France, des enfants, parfois en danger, attendent des mesures de protection judiciaire qui ne peuvent être mises en œuvre faute de moyens nécessaires dans les services concernés.

Des adolescents sont enfermés dans des centres ou incarcérés sans que soient développée une politique qui ferait le choix délibéré de l'éducation.

Des enfants voient leur accès à l'école empêché sous des prétextes administratifs qui ne devraient en rien pouvoir entraver leur droit à l'éducation.

Des enfants sont placés en centre de rétention alors que cet enfermement constitue un grave traumatisme tant par ses conditions mêmes que lorsqu'il conduit à des séparations familiales.

Faute d'accord sur leur prise en charge, des mineurs non accompagnés ne bénéficient pas des nécessités les plus fondamentales de la vie quotidienne : nourriture, hébergement, soins, protection, éducation, …

Des enfants dont les besoins particuliers nécessiteraient des prises en charge spécifiques ne bénéficient pas de lieux d'accueil et de prises en charge éducatives ou thérapeutiques.

Des enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté dans des territoires où les structures qui permettraient leur accès aux soins, aux loisirs, à la culture font de plus en plus défaut.

La liste est trop longue et dans un contexte d'appauvrissement d'une partie de la population, de fragilisation économique et sociale, d'inégalités sociales avérées, une politique de réduction de l'action publique ne pourra que renforcer la dégradation de cette situation.

Le 20 novembre est l'occasion de rappeler que tous les enfants ont les mêmes droits.

Aujourd'hui, la FSU interpelle le gouvernement pour que les politiques publiques répondant à ces questions soient mises en œuvre. Elle exige une politique déterminée capable de défendre au quotidien les droits de tous les enfants et adolescents.

Les Lilas le 20 novembre 2018

Nous, syndicalistes, nous marcherons pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes au travail

lun, 19/11/2018 - 11:44

Une centaine de syndicalistes se mobilisent afin que les victimes de violences sexuelles et sexistes soient protégées dans leur emploi et leur carrière.

Au travail, dans le secteur privé ou dans la fonction publique, les femmes ne sont pas épargnées par le sexisme et les violences sexuelles. 80 % d'entre elles déclarent y avoir déjà subi des propos sexistes (enquête du CSEP, 2015), 32 % du harcèlement sexuel ou une agression sexuelle (IFOP, 2018). Plusieurs milliers de femmes sont violées chaque année sur leur lieu de travail (CVS, 2017).

Qu'elles soient le fait d'employeurs, de supérieurs hiérarchiques, de collègues ou d'usagers, ces violences ont des conséquences sur l'état de santé des victimes, elles impactent leur entourage, elles ont des répercussions sur leurs conditions de travail et le déroulement de leur carrière.

Cette réalité, inadmissible, n'est pas une fatalité : des solutions existent qui nécessitent une réelle volonté politique et des moyens au-delà des déclarations d'intention.

Les violences contre les femmes au travail font encore grandement partie de nos angles morts. Ce qui se passe dans les entreprises ou les administrations ne relève pas seulement d'un rapport individuel entre des collègues ou entre l'encadrement et les salarié(e)s.

Devoir de protection des victimes
L'employeur du secteur privé ou de la fonction publique a une obligation inscrite dans la loi de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Les victimes qui dénoncent les violences subies doivent être protégées dans leur carrière et leur emploi. Elles doivent pouvoir bénéficier d'aménagements d'horaires et de poste, de congés, de mobilité fonctionnelle ou géographique à leur demande, et de soins. Il doit être mis en place des sanctions envers les employeurs qui licencient des victimes ou les témoins de harcèlement, de violences et de discriminations. Nous avons besoin que les instances représentatives du personnel disposent des moyens suffisants pour exercer leurs missions et prérogatives contre les violences sexistes et sexuelles.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le long et douloureux parcours des salariées victimes de harcèlement sexuel

Dans la fonction publique, les ministères, les collectivités, les établissements de santé sont loin d'être exemplaires en matière de prévention des violences, de protection des victimes et de sanction des agresseurs. Nous exigeons la déclinaison et la mise en œuvre effective au plus près des lieux de travail de mesures contraignantes pour la prévention et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles

C'est pourquoi, nous, syndicalistes, nous marcherons avec #noustoutes, partout en France, le 24 novembre.

Exemplarité dans la fonction publique
Nous sommes engagé(e)s pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles sur nos lieux de travail et dans nos organisations. Parce que des collègues nous alertent sur certains comportements délictueux. Parce que des femmes victimes viennent nous solliciter pour trouver des solutions. Parce qu'elles se retrouvent face à des employeurs ou des directions qui refusent bien souvent de traiter les violences, de prendre des mesures de préventions, de mener une enquête, de sanctionner l'agresseur et d'accompagner les équipes, préférant changer la victime de poste, pour surtout, « ne pas faire de vagues ».

Le 24 novembre, nous marcherons, partout en France, pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes au travail. Nous marcherons pour exiger des règles strictes dans les entreprises, afin de protéger les femmes de ces violences, et la mise en place de moyens de prévention et de contrôle. Nous marcherons pour exiger la création d'une obligation de négocier sur les violences sexistes et sexuelles sur tous les lieux de travail. Nous marcherons pour exiger de l'Etat employeur une exemplarité dans la fonction publique. Nous marcherons pour qu'en 2019, l'Organisation Internationale du travail (OIT) adopte une nouvelle convention contre les violences et le harcèlement au travail.

Nous marcherons parce que aucune femme ne doit être victime de violences sexistes et sexuelles. Ni au travail ni ailleurs.

Parce que nous ne voulons plus de ces violences.

RDV à Paris, à 14h, place de la Madeleine et partout en France

Carte des manifestations

Les signataires :
Nathalie Andrieux Hennequin, co-secrétaire générale SNUASFP-FSU
Verveine Angeli, secrétaire nationale de l'Union syndicale Solidaires
Consuelo Argiles, Sud éducation
Karine Autissier, UNSA Education
Marie-Christine Bastien, secrétaire générale EPA-FSU
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT
Luc Bérille, secrétaire général UNSA
Eric Beynel, co-délégué de l'Union syndicale Solidaires
Emmanuelle Bigot, Sud Rail
Sophie Binet, pilote du collectif Femmes mixité CGT
Isabelle Bosseman, CGT CHU de Lille
Didier Bourgoin, secrétaire général SNUTER-FSU
Dominique Bousquenaud, secrétaire général de la Fédération Chimie Energie CFDT
Rachel Brishoual, secrétaire générale fédération UNSA
Marie Line Brugidou, CFE CGC Confédérale
Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots
Marie Buisson, secrétaire générale FERC CGT
Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale CFDT
Thierry Cadart, secrétaire national CFDT
Carole Cano, CFE-CGC Snapa Fédération Assurance
Jean-Marc Canon, secrétaire général de l'Union Fédérale des Syndicats de l'Etat CGT
Dominique Caruana, Sud Protection sociale
Emma Cathelinaud, Solidaires finances publiques
Nara Cladera, Solidaires Comminges
Delphine Colin, Union Fédérale des Syndicats de l'Etat CGT
Marianne Collard, Sud Collectivités territoriales
Evelyne Collin, secrétaire générale adjointe SNPI-FSU
Dominique Corona, secrétaire national UNSA
Pascale Coton, CFTC
Noura Damerval, Sud PTT
Saïd Darwane, UNSA
Cybèle David, Sud éducation
Christelle Dechâtre Bonnard, Sud Solidaires BPCE
Luce Desseaux, Secrétaire nationale SNUIPP-FSU
Stéphane Destugues, Secrétaire général de la fédération
CFDT Mines et Métallurgie
Gaëlle Differ, Solidaires 93-UL Saint Denis
Florence Dodin, secrétaire générale adjointe de l'UNSA
Peggy Durlin, Sud Cam
Laurent Escure, SN UNSA
Luc Farre, secrétaire national fonction publique UNSA
Louise Fasso Monaldi, CGT Ministère du travail
Julie Ferrua, Sud Santé-sociaux
Sylvie Filipe Da Silva, co-secrétaire général de la CGT Agri, ministère de l'agriculture et ses établissements
Benoît Garcia, membre du CESE, CGT Finances
Igor Garncarzyk, secrétaire général SNUPDEN-FSU
Sigrid Gerardin, co-secrétaire générale SNUEP-FSU
Alain Gergaud, secrétaire national UNSA
Cécile Gondard-Lalanne, co-déléguée de l'Union syndicale Solidaires
Denis Grégoire, CFDT secrétaire général de la fédération des Finances
Bernadette Groison, secrétaire générale FSU
Saphia Guereschi, secrétaire générale SNICS-FSU
Murielle Guilbert, secrétaire nationale de l'Union syndicale Solidaires
Sylvie Guillou, secrétaire nationale SNUITAM-FSU
Fabien Guimbretière, CFDT secrétaire général de la Fédération Agroalimentaire
Jannick Guiramand, Sud Recherche
Olivier Guivarch, Secrétaire général CFDT Services
Daniel Guyard, CFE-CGC
Anne Guyot-Welke, Solidaires finances publiques
Clémence Helfter, militante CGT
François Hommeril, président confédéral CFE CGC
Benoit Hubert, secrétaire général SNEP-FSU
Mylène Jacquot, CFDT Fonctions publiques
Vanessa Jereb, secrétaire nationale UNSA
Martine Keryer, secrétaire nationale Santé au travail et Handicap CFE-CGC
Cecilia Koch, UNEF, le syndicat étudiant
Marie Jose Kotlicki, UGICT CGT
Ophélie Labelle, CGT Santé et Action Sociale
Bruno Lamour, secrétaire général de la fédération de l'enseignement privé CFDT
Sabine Landrevie, secrétaire générale SNUTEFI-FSU
Christiane Large, CFE CGC
Christine Lê, Alliance CFE UNSA énergies
Lilâ Le Bas, présidente de l'UNEF
Claire Le Calonnec, secrétaire générale de la fédération INTERCO CFDT
Marie Louise Le Coguiec, secrétaire générale SNE-FSU
Laurence Le Louët, co-secrétaire nationale SNPES-PJJ-FSU
Annie Lemasson, secrétaire générale SBUP CDC-FSU
Marylise Leon, secrétaire générale adjointe CFDT
Béatrice Lestic, secrétaire nationale CFDT
Sylvie Liziard, secrétaire nationale de l' UNSA
Philippe Louis, président de la CFTC
Frédérc Maguet, secrétaire général SNAC-FSU
Laurent Mahieu, secrétaire général CFDT Cadres
Raphaelle Manière, CGT membre Cese
Dominique Marchal, secrétaire confédérale de la CFDT
Frédéric Marchand, secrétaire général Unsa-Education
Emmanuel Margelridon, UNSA éducation
Benoît Martin, CGT Paris
Luc Martin-Chauffie, UNSA
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
Gaëlle Martinez, déléguée générale de Solidaires Fonction Publique
Luc Mathieu, CFDT Secrétaire général de la fédération Banques et assurances
Corinne Melis, syndicat ASSOS
Franck Mikula, chargé de mission égalité Femmes-Hommes CFE-CGC
Inès Minin, secrétaire nationale CFDT
Patrick Monfort, secrétaire général SNCS-FSU
Rémy Moreuille-Tassart, secrétaire général SNEPAP-FSU
Jérôme Morin, secrétaire générale CFDT Communication Conseil Culture,
Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la fédération SGEN CFDT
Damien Pagnoncelli, CGT UD du territoire de Belfort
Dorine Pasqualini, SNUPFEN Solidaires
Eric Pedebosc, UNSA éducation
Nicolas Perry, syndicaliste CGT
Valérie Petit Lesage, secrétaire générale URIF CGT
Catherine Pinchaut, secrétaire nationale CFDT
Véronique Ponvert, secrétaire nationale FSU
Francette Popineau, co-secrétaire générale SNUIPP-FSU
Rui Portal, CFDT secrétaire général de la Fédération construction et bois
Philippe Portier, secrétaire national CFDT
Pascal Priou, secrétaire national UNSA
Isabelle Prono, Sud santé-sociaux
Serge Ragazzaacci, secrétaire général CGT 34
Elsa Regent, UNSA
Eve Rescanières, secrétaire générale CFDT Santé Sociaux
Julie Robert, secrétaire générale adjointe SNASUB-FSU
Anne Roger, responsable secteur femmes SNESUP-FSU
Frédérique Rolet, secrétaire générale SNES-FSU
Cédric Roms, Sud culture et médias Solidaires
Marie-Noëlle Rousse, secrétaire générale UD UNSA
Aurélia Sarrasin, secrétaire nationale SNES-FSU
Frédéric Sève, secrétaire national CFDT
Edgard Stemer, secrétaire général de la Fédération Transport et environnement CFDT
Mireille Stivala, secrétaire générale fédération CGT Santé et Action Sociale
Milena Surbled, co-animatrice de la commission égalité femmes-hommes SNETAP-FSU
Guillaume Trichard, secrétaire général de la fédération UNSA industrie
Emilie Trigo, secrétaire nationale UNSA
Jean-Marie Truffat, secrétaire national UNSA
Marie Vairon, Sud PTT
Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT
Marie-Jeanne Vidaillet, GFPP CFE-CGC
Martine Vignau, secrétaire nationale UNSA
Nadira Zeroual, Solidaires informatique.

Nous ne voulons plus des violences sexistes et sexuelles.

lun, 19/11/2018 - 11:44

Elles s'appellent Fatima, Marie, Rokhaya, Nadia. Elles ont été harcelées dans la rue ou sur les réseaux sociaux. Elles s'appellent Laura, Marine, Leïla. Elles ont été harcelées sexuellement au travail. Elles s'appellent Mié, Caroline, Lauriane. Elles ont été violées par un proche, certaines lorsqu'elles étaient enfants. Elles s'appelaient Amélia, Raouiyah, Magali, Jasmine, Razia. Elles ont été tuées par leurs conjoints ou leurs ex-compagnons.

Nous ne voulons plus de ces violences.

Selon l'Organisation des Nations-Unies, une femme sur trois subira des violences au cours de sa vie. En France, chaque jour, plus de 250 femmes sont violées*. Une femme sur 3 a déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail*. 16% de la population a été victime de violences sexuelles pendant son enfance*. Certaines femmes sont particulièrement touchées par ces violences, en raison de leur handicap, leur couleur de peau, leur situation de précarité, de leur origine ou leur orientation sexuelle, tout comme les personnes transgenres ou intersexes.

Les violences sexistes et sexuelles empêchent plus de la moitié de l'humanité, les femmes et les filles, d'exercer leurs droits fondamentaux. Elles bouleversent leur vie entière.

Nous ne voulons plus de ces violences.

Les solutions sont connues. Elles sont portées de longue date par les associations qui accueillent, avec des moyens dérisoires, des femmes victimes partout en France. Nous avons besoin de politiques publiques ambitieuses de prévention qui pourraient changer les comportements, comme elles l'ont fait pour des sujets de santé publique. Nous avons besoin d'une éducation obligatoire dès le plus jeune âge à la non-violence et à l'égalité filles - garçons, d'une formation systématique des professionnel.le.s qui accueillent les victimes, de l'utilisation effective des outils de protection prévus par la loi, de l'augmentation significative des moyens alloués aux associations et de places suffisantes pour l'hébergement des femmes victimes.

Nous signons ce texte car nous avons été victimes ou parce que nos soeurs, nos mères, nos amoureuses, nos collègues ou nos amies l'ont été.
Nous signons ce texte parce que nous sommes solidaires.
Nous signons ce texte car nous voulons agir.

Nous ne voulons plus de ces violences.

Chacune et chacun d'entre nous, à notre niveau, nous pouvons devenir un maillon de la chaîne pour lutter contre ces violences. En sensibilisant nos entourages, en réagissant lorsqu'un propos sexiste ou relevant du harcèlement sexuel est tenu dans les repas de famille, dans la rue ou au travail. En entendant, en croyant et en accompagnant les victimes qui nous parlent vers des associations qualifiées pour les aider.

Samedi 24 novembre, à la veille de la journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, nous appelons à marcher, pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles.

Parce que nous ne voulons plus de ces violences.

RDV à Paris, à 14h, place de la Madeleine et partout en France
Rejoignez-nous : http://noustoutes.org

* Sources : 93 000 femmes sont violées par an. Assemblée Nationale, 2018. Rapport n°721 - 32% des femmes ont déjà subi du harcèlement ou une agression sexuelle au travail. Observatoire du harcèlement sexuel. Étude Ifop pour VieHealthy.com. 2018 - Etude L'Enfant Bleu, 2017

250 personnalités disent #JeMarcheLe24 :
Charlotte Abramow, Photographe et réalisatrice - Pilar Aguilar, Critique de cinéma - Guillaume Aldebert, Chanteur - Rebecca Amsellem, Activiste - Juliette Arnaud, Écrivaine - Isabelle Attard, Ex députée écologiste - Virginie Augustin, dessinatrice - Clémentine Autain, députée - Broken Back, Chanteur - Marine Baousson, Humoriste - Christine Bard, historienne - Marie-Noëlle Bas, militante féministe - Lauren Bastide, Journaliste - Baubô Baubô, Rappeuse/Street Artiste - Baptiste Beaulieu, Médecin, Auteur, Chroniqueur sur France Inter - Bernard Bel, Secrétaire de l'Alliance francophone pour l'accouchement respecté (AFAR) - Brigitte Benkemoun, journaliste-auteur - Fatima Benomar, Porte-parole des effronté-es - Alix Beranger, Militante féministe La Barbe et Oui Oui Oui - Agnès Bihl, chanteuse - Sophie Binet, Syndicaliste CGT - Sonia Bisch, Collectif « Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques » - Chris Blache, Co-fondatrice Genre et Ville - Benoit Blanc, Comédien - Sidonie Bonnec, Journaliste - Isabelle Bonnet-Murray, Réalisatrice - Léa Bordier, Réalisatrice - Éloïse Bouton, Autrice et militante féministe/LGBT+ - Lénaïg Bredoux, Journaliste - Iris Brey, Autrice, realisatrice, critique - Sylvlie Briere, Présidente France Prévention - Geneviève Brisac, Écrivaine - Michel Broué, Mathématicien - Isabelle Broué, Cinéaste - Simon Buret, Artiste - Romain Burrel, Directeur de la rédaction de TÊTU - Laura Calu, Humoriste - Christelle Canot, musicienne - Isabelle Carré, Comédienne - Alexandra Cavignaux, traductrice - Elodie Cellier, Cheffe d'entreprise (communication). - Marie Cervetti, Militante féministe - Lola Cès, Chanteuse - Mai Lan Chapiron, Chanteuse - Jeanne Cherhal, Chanteuse - Natacha Chetcuti-Osorovitz, Sociologue - Charotte Cieslinski, Journaliste - Christine Citti, Comédienne - Marie Francoise Colombani, Journaliste - Danielle Conge, Traductrice - Marco Conti, Artiste - Marco Conti Sikic, Artiste Visuel - Laetitia Coryn, Autrice de BD et comédienne - Fanny Cottençon, Comédienne - Clemence Cousteau, Artiste engagée - Nicolas Coyer, traducteur - Nadia Daam, Journaliste - Florence Darel, Comédienne - Eva Darlan, Comédienne - Laurence De Cock, Historienne - Caroline De Haas, militante féministe - Caroline De Maigret, productrice - Elen Debost, Élue locale du Mans et de la Sarthe - Éloïse Decour, Ingénieure - Mickaël Délis, comédien - Christine Delphy, soiologue et miltante - Vanessa Demouy, Comédienne - Julie Dénès, Auteure, juriste, cofondatrice DIPLO21 - Virginie Denis, Psychomotricienne - Gabrielle Deydier, Auteure, réalisatrice - Rokhaya Diallo, Journaliste et réalisatrice - Alison Dini, Auxiliaire de puériculture - Cyril Dion, Ecrivain, réalisateur - Léa Domenach, Autrice - Réalisatrice - Nicolas Domenach, Journaliste - Lucile Dupuy, Responsable du développement pou HandsAway - Lucie Durbiano, Autrice - Brigitte Duveau, navigante - Elvire Duvelle-Charles, Journaliste - Sylvia Duverger, Journaliste - Arié Elmaleh, Comédien - Annie Ernaux, Écrivaine - Anne Evrard, Co-présidente du Ciane (Collectif interassociatif autour de la naissance) - Sylvie Farr, Manageuse artiste - Nina Faure, réalisatrice - Julia Faure, Comédienne - Camille Faure, Artiste-Chanteuse - Carole Fisbach, assistante éditoriale - Michèle Fitoussi, Auteure , journaliste - Bénédicte Flye Sainte Marie, Journaliste et auteure - David Foenkinos, Écrivain - Esther Fouchier, présidente du Forum femmes méditerranée - Clémentine Gallot, Journaliste - Dominique Gauthiez-Rieucau, Écrivaine - Matthias Girbig, Comedien, Auteur. - Denis Gravouil, Secrétaire général CGT spectacle - Cecile Grollimund, Auteure -compositrice - Hélène Gubitsch, Autrice - Louis Guego, Artiste - Caroline Guesnier, Présidente du CIVIFF - Data Gueule, Collectif - Audrey Guiller, Journaliste et auteure - Gulden Guldas, Productrice - Corinne Guyonnet, Psychologue sexologue - Arthur H., Artiste - Christelle Hamel, sociologue, chargée de recherche à l'Institut national d'études démographiques - Deborah Hassoun, Scénariste - Ghada Hatem-Gantzer, Gyéncologue-accoucheur - Marie Hermann, éditrice - Sylvie Hoarau, Musicienne - Frédéric Hocquard, Adjoint à la maire de Paris - Céline Hognon, Artiste - Pascale Humbert, ingenieur - Imany, Chanteuse - Isabelle Ingold, monteuse-réalisatrice - Hervé Jacquet, producteur - Camille Japy, Comédienne - Michael Jeremiasz, Fondateur Asso Comme les Autres - Joyce Jonathan, Auteur - compositeur - interprète - Cy Jung, Écrivaine - Marie-Anne Juricic, Auteure, Sociologue - Tamara Kaboutchek, Chanteuse - Béatrice Kammerer, Journaliste - Bettina Kee - Ornette, Artiste - Danièle Kergoat, Sociologue - Clarika Keszei, Chanteuse - Kee-Yoon Kim, Auteure et comédienne - Mié Kohiyama, Journaliste et présidente de MoiAussiAmnesie - Dorothée Lachaud, Auteure réalisatrice - Rose-Marie Lagrave, Sociologue, EHESS - Marie Laguerre, Féministe - Marie-Hélène Lahaye, Juriste et autrice - Stephanie Lamy, Fondatrice du collectif Abandon de Famille - Tolérance Zéro - Mathilde Larrère, historienne - Sophie Marie Larrouy Larrouy, auteure et comédienne - Yannick Laurent, Comédien - Lilâ Le Bas, Présidente de l'UNEF - Rozenn Le Carboulec, journaliste - Michèle Le Doeuff, Philosophe - Michèle Le Doeuff, Philosophe - Arthur Leblanc, Réalisateur - Titiou Lecoq, autrice - Catherine Lecoq, Comédienne, metteuse en scène, syndicaliste - Blandine Lenoir, Comédienne, scénariste et realisatrice - Anne-Claire Levron, Chef de Projet musique et spectacle vivant - Sandy Lobry, Scénariste/Réalisatrice/actrice - Guilaine Londez, Comédienne - Aude Lorriaux, Journaliste - Sophie Loubière, Romancière - Lyes Louffok, Membre du Conseil National de la Protection de l'Enfance - Flèche Love, musicienne - Eric Macé, sociologue - Céline Malvo, Podcasteuse - Lisa Mandel, Autrice de bande dessinée - Françoise Marchand, Psychopédagogue énergéticienne . - Nora Markman, psychanalyste - Virginie Martin, Politiste - Christiane Marty, Ingénieure - Michela Marzano, philosophe - Carole Masseport, Musicienne - Thomas Mathieu, Dessinateur - Emilie Mazoyer, Animatrice Radio - Caroline Mecary, Avocate - Danielle Merian, Avocate honoraire, présidente de SOS AFRICAINES EN DANGER - Thomas Messias, Journaliste - Guillaume Meurice, Humouriste - Laure Michelon, Manager d'artistes - Yasmina Millich, Membre de l'association « Parler » - Giovanni Mirabassi, Musicien - Miss Tic Miss Tic, Plasticienne, poéte - Elena Miteva, économiste - Inna Modja, Chanteuse/Actrice/Activiste - Chantal Montpellier, Dessinatrice et écrivain - Florence Montreynaud, Écrivaine - China Moses, Artiste chanteuse - Anna Mouglalis, Comédienne - Tania Mouraud, Artiste plasticienne - Diariata N'Diaye, Artiviste, créatrice de l'application App-Elles - Nilusi Nissanka, Chanteuse - Helena Noguerra, Chanteuse, comédienne - Océan, Auteur et comédien - Déna Ollivier, Psychologue - Véronique Olmi, Écrivaine - Orlan, Artiste plasticienne - Yelka Orlic, Graphiste - Jeanne Outurquin, chargée de mission dans le secteur social - Ovidie, Réalisatrice - Celine Parsoud, Présidente de WoMen'Up - Henri Pena-Ruiz, Philosophe, écrivain, maitre de conférences à l'IEP - Vivianne Perelmuter, réalisatrice - Marine Périn, Journaliste et vidéaste - Méryl Pinque, Écrivaine - Méryl Pinque, Écrivaine - Karine Plassard, Militante féministe - Henri Poulain, Réalisateur - Yarol Poupaud, Musicien - Audrey Pulvar, Présidente de la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH) - Clément Quintard, Journaliste - Marie Rabatel, Co-fondatrice et Présidente de l'association Francophone de Femmes Autistes - Anne-Claire Rabret, Traductrice - Alice Rallier, Écrivaine publique - Agathe Ranc, Journaliste - Véronique Reine, Militante pour les droits des enfants - Raquel Rico Berrocal, Anthropologue. Sage-femme - Christophe Robert, Sociologue - Marie-Monique Robin, Réalisatrice, écrivaine - Muriel Robin, Comédienne - Suzy Rojtman, militante féministe - Margaux Rol, Podcasteuse - Barbara Romagnan, Militante - Marianna Romanelli, Mannequin et Doula - Laurence Rossignol, Sénatrice - Perrine Rouillon, Dessinautrice - Anne Roumanoff, Humoriste - Liliane Rovere, Actrice - Perrine Royole-Degieux, Communicante scientifique - Catherine Ruggeri, Haut fonctionnaire - Olivia Ruiz, Auteur compositeur - Aurelie Saada, Chanteuse - Diane Saint-Réquier, actrice en santé sexuelle - Muriel Salmona, Psychiatre présidente de l'assiciation Mémoire Traumatique et Victimologie - Bruno Salomone, Comédien - Cemil Sanli, Artiste comédien-vidéaste - Marion Schaefer, Militante féministe - Geneviève Sellier, Professeure émérite à l'Université Bordeaux Montaigne - Réjane Sénac, politiste - Coline Serreau, Cinéaste - Gauvain Sers, Chanteur - Camille Sfez, Auteure - Rachel Silvera, économiste - Grégoire Simon, Ambulancier- Musicien chez Têtes Raides - Nicola Sirkis, Chanteur - Charles Souchon, Chanteur - Martine Storti, Auteure - Barbara Strandman, Présidente de l'Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR) - Patricia Teglia, attachée de presse - Elise Thiébaut, Journaliste - Sophie Tissier, fondatrice Touche Pas à Mon Intermittent.e - Isabelle Titti Dingong, médecin pédiatre - Marina Tomé, Actrice, responsable AAFA-Tunnel de la Comédienne de 50 ans - Helena Torping, Responsable d'activité - Philippe Torreton, Comédien - Corinne Valancogne, Comédienne - Angèle Van Laeken, Chanteuse - Corinne Van Loey, Psychologue spécialiste du traumatisme - Celine Verzeletti, Syndicaliste - Alice Vial, Réalisatrice - Eliane Viennot, Historienne, linguiste - Diane Villanueva, Chanteuse - Aurore Voisin, Tourneur / Agent - Martin Winckler, Médecin et écrivain - Keren Ann Zeidel, Artiste - Julie Zenatti, Artiste

Grève du 12 novembre : soutien aux enseignants de 72% de la population

jeu, 15/11/2018 - 20:12

Pour la rentrée prochaine, le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 emplois de fonctionnaires d'État : 40 % de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.

La fin de la priorité budgétaire est conjuguée à une politique éducative fondée sur le pilotage par les résultats, l'injonction et la remise en cause des résultats de l'école. Les personnels vivent cette politique comme une remise en cause de leur professionnalité et une absence de reconnaissance. Ils l'ont montré lors de l'action et de la grève du 12 novembre.

Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif de lutte contre les inégalités et d'augmentation générale du niveau des élèves sans s'en donner les moyens.
Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale. Il renoue avec une logique de suppressions de postes, qui ira en s'amplifiant dans les prochaines années. L'objectif du gouvernement est de supprimer 50 000 postes de fonctionnaires de l'État d'ici la fin du quinquennat.
Dans le primaire, les 1 800 postes créés ne suffiront pas au dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire puisque le ministère annonce lui-même que 4 000 postes seraient nécessaires. Avec les 2 650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs, c'est partout que les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des personnels se dégraderont dès la rentrée prochaine. L'administration quotidienne, l'accueil des élèves et de leurs familles, la gestion des personnels seront mis en grande difficulté.

D'après l'institut Odoxa, pour 73 % des personnes interrogées, les personnels de l'éducation sont « compétents », et 62 % estiment les enseignants « soucieux de leurs élèves » et 58 % les jugent « dévoués ». Ils ont soutenu à 72 % l'appel à la grève du 12 novembre dernier. Comme les personnels, ces usagers de l'école publique expriment leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération vis-à-vis des politiques menées.

Entre le 29 novembre et le 6 décembre, plus de 6 000 candidat-e-s de la FSU et de ses syndicats nationaux se présentent à vos suffrages, pour porter vos revendications en matière de statut, salaire, emploi, retraite… Soutenez l'engagement au quotidien des militant-e-s et des élu-e-s de la FSU en faveur de la réussite de tous les élèves en portant votre voix sur les listes présentées par la FSU et ses syndicats nationaux.

Demander un nouvel identifiant électeur

jeu, 15/11/2018 - 15:30

Pour pouvoir voter, chaque électeur-trice doit disposer :

  • d'un identifiant qui a été transmis par courrier à l'adresse professionnelle (notice de vote avec case à gratter)
  • d'un mot de passe (celui créer dans l'espace électeur)

En cas de perte de l'identifiant, il est possible de demander un nouvel identifiant :

  • choisir Demander un nouvel identifiant électeur
  • compléter le formulaire

Un nouvel identifiant vous est transmis par SMS sur votre portable

Protocole sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique : la FSU a décidé de signer

jeu, 15/11/2018 - 10:26

La FSU a décidé de signer le protocole pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique en particulier pour acter les avancées acquises au regard de l'accord de 2013.
Le combat pour l'égalité professionnelle est un combat de long terme. La FSU défend depuis toujours, les droits des femmes et l'égalité professionnelle. Elle organise des initiatives et mobilise en ce sens.
Le texte comporte des insuffisances, portant notamment sur les plans d'action « égalité professionnelle » qui seront négociés par employeur et le rôle flou du fonds pour l'égalité professionnelle et son abondement mais aussi en termes de contraintes financières fortes. Malgré cela le protocole que l'administration propose est conforme à un certain nombre des mandats de la FSU et constitue un point d'appui intéressant pour faire avancer nos revendications féministes et syndicales, dans une approche globale de la question de l'égalité professionnelle.

Le texte proposé prend en compte un certain nombre de ces revendications portées par la FSU.
La FSU, qui a été très active lors de la négociation, a permis de faire avancer un certain nombre d'idées et d'éléments comme :

  • toutes et tous les agent-es de la Fonction publique (dans les 3 versants) seront bénéficiaires des mesures prises,
  • l'obligation de résultats et la possibilité de sanctions en cas de non mise en œuvre par les employeurs des actions décidées,
  • la mise en œuvre de plans d'actions obligatoires avec des objectifs chiffrés et un rapport annuel de situation comparée,
  • l'intégration de la lutte contre le harcèlement moral et sexuel (axe 5),
  • un changement de calendrier raccourcissant les délais de mise en œuvre,
  • la suppression de la journée de carence pour les femmes en arrêt maladie lors de leur grossesse,
  • le maintien des compétences des instances de concertation concernant les questions d'inégalités professionnelles,
  • un abondement de l'action sociale (place de crèches),
  • l'idée de « neutralisation » de l'impact des congés familiaux sur la rémunération et les parcours professionnels,
  • le nouvel accord reprend et renforce celui de 2013.

Les mesures proposées devraient apporter une amélioration de la situation en posant quelques principes forts : des plans d'actions obligatoires, la suppression des écarts de rémunération et des déroulements de carrière sur la base du principe « d'un salaire égal pour un travail de valeur égale », l'accompagnement de la parentalité, la prévention et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes…
La FSU continuera de porter ses revendications notamment celles qui n'ont pas trouvé leur place dans ce protocole. Ainsi, elle s'indigne de la méconnaissance du contenu de formation initiale des assistantes de service social en matière de prévention et de lutte contre les violences, seule profession à être expressément citée dans le texte.
Par ailleurs, les nouvelles règles de mobilité, le recours possible au télétravail, l'annualisation du temps partiel... comportent des risques forts de dérives auxquelles la FSU sera vigilante. Quant au financement de ces mesures, et notamment des actions de formation et de prévention, il n'est pas prévu, hormis la création d'un fonds alimenté par le versement de pénalités. La FSU juge l'engagement sur les moyens nécessaires insuffisant à ce stade pour mener à bien le programme de ce protocole. Elle militera pour que les financements nécessaires soient alloués pour mener à bien ses actions. La FSU sera exigeante vis à vis du gouvernement quant à la mise en œuvre de ces mesures et particulièrement sur la mise à disposition, chaque année, des moyens financiers adéquats.

Cet engagement de la FSU en faveur du protocole ne vaut que sur ce texte.
La signature de la FSU ne vaut pas satisfecit sur la politique gouvernementale concernant l'égalité femmes/hommes.
La FSU n'est pas dupe : la politique menée par ce gouvernement et les réformes qu'il porte pénalisent les plus précaires, et en particulier les femmes. Le protocole prétend s'attaquer aux inégalités de salaires et de carrières qui pénalisent les femmes ; dans le même temps la réforme de l'action publique envisage une prise en compte du mérite dont on sait qu'elle va accentuer ces mêmes inégalités.
En effet, la FSU continue et continuera de dénoncer avec la plus grande fermeté les autres projets en cours dans la Fonction publique : recours massif au contrat, individualisation de la rémunération, suppressions d'emplois, atteintes au statut de la Fonction publique, réduction du périmètre des missions…
Plus largement, si la FSU se satisfait de la prise en compte des violences sexistes et sexuelles au travail (axe 5), elle ne peut que dénoncer la mise en difficultés des associations d'aide aux femmes victimes, dont certaines sont contraintes de cesser leur accompagnement suite à la réduction drastique des subventions publiques et à la suppression des emplois aidés.
Enfin la réforme des retraites à venir s'annonce comme une dégradation pour les fonctionnaires, et particulièrement pour les femmes, dont les carrières sont en moyenne plus courtes, assorties de salaires plus faibles et de périodes de temps partiels.
La FSU continuera à s'engager dans les mobilisations collectives, et à mettre en évidence les contradictions internes d'un gouvernement dont toute la politique va à l'encontre de l'égalité et des droits des femmes.

POUR Elles Infos novembre 2018

mer, 14/11/2018 - 21:15