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Mis à jour : il y a 31 min 48 sec

Déclaration de la FSU au CSE du 21 janvier 2021

jeu, 21/01/2021 - 11:09

Vous trouverez ci-dessous la déclaration de la FSU lors du CSE du 21 janvier 2021

Declaration FSU_CSE_ 21 janvier_2021

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Protection sociale complémentaire des agent-es publics : Conseil commun du 18 janvier 2021

mar, 19/01/2021 - 09:26

Vous trouverez ci-après ce que la FSU a porté au Conseil commun du 18 janvier 2021 du conseil commun de la fonction publique sur Protection sociale complémentaire des agent-es publics :

Conseil commun janvier 2021

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SPÉCIAL CARRIÈRE : ce qu’il faut savoir aujourd’hui pour agir et mieux vous défendre !

lun, 11/01/2021 - 15:27

La loi de transformation de la Fonction publique change les règles du jeu : mutation, promotion, détachement, avancement,…

Qu’est-ce que la loi change ? Quels sont vos droits aujourd’hui ?  Comment lutter contre l’opacité, l’arbitraire, voire le clientélisme ? 

C’est pour répondre à ces questions que la FSU a décidé de produire une série de fiches utiles et opérationnelles à destination des différentes catégories de personnels impactées par cette loi.

Ce mois-ci : 4 pages spécial « DROIT A LA CARRIÈRE »  !  A découvrir ici  .fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}@media only screen and (max-width:1024px) {.fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}}@media only screen and (max-width:850px) {.fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}}.fusion-body .fusion-builder-column-0{width:100% !important;margin-top : 0px;margin-bottom : 20px;}.fusion-builder-column-0 > .fusion-column-wrapper {padding-top : 0px !important;padding-right : 0px !important;margin-right : 1.92%;padding-bottom : 0px !important;padding-left : 0px !important;margin-left : 1.92%;}@media only screen and (max-width:1024px) {.fusion-body .fusion-builder-column-0{width:100% !important;order : 0;}.fusion-builder-column-0 > .fusion-column-wrapper {margin-right : 1.92%;margin-left : 1.92%;}}@media only screen and (max-width:850px) {.fusion-body .fusion-builder-column-0{width:100% !important;order : 0;}.fusion-builder-column-0 > .fusion-column-wrapper {margin-right : 1.92%;margin-left : 1.92%;}}.fusion-body .fusion-flex-container.fusion-builder-row-1{ padding-top : 0px;margin-top : 0px;padding-right : 0px;padding-bottom : 0px;margin-bottom : 0px;padding-left : 0px;}

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Réforme de la formation initiale et des masters MEEF : il faut dire STOP !

ven, 08/01/2021 - 18:15

Depuis plus d’un an le ministère de l’Éducation nationale publie progressivement les textes qui serviront de base à ce qu’il annonce comme la « professionnalisation » de la formation des enseignants et enseignantes.

En fait de « professionnalisation », il s’agit surtout :

– d’utiliser les étudiants MEEF comme moyens d’enseignement en les plaçant en responsabilité devant des classes ;

– de précariser les étudiants MEEF en les contractualisant ;

– de supprimer les décharges de service des lauréates et lauréats des concours dans leur année de fonctionnaires stagiaires, dégradant ainsi considérablement leurs conditions de travail et leur entrée dans le métier ;

– de déstructurer et réduire la formation universitaire aussi bien que professionnelle dispensée dans les universités, y compris au sein des INSPÉ, ce qui impacte aussi les qualifications disciplinaires et pédagogiques des concours.

 

Cette mise en responsabilité va alourdir considérablement leur année en les confrontant à une surcharge de tâches : préparer un concours, valider un master, assurer les apprentissages des élèves d’une ou plusieurs classes.

Ce qui guide avant tout le ministère, ce sont donc des considérations budgétaires.

Depuis plus d’un an que les discussions ont commencé, le ministère n’a pris en compte aucune des principales demandes faites par nos organisations syndicales.

 

Il y a urgence à barrer la route à cette “réforme”.

Nous appelons tous les collègues impliqués dans la formation des enseignantes et enseignants ainsi que des CPE, les étudiantes et étudiants, les stagiaires, à se réunir par tous les moyens possibles et à transmettre leurs motions pour :

– refuser de se voir imposer des maquettes qui ne tiennent pas compte des impératifs de la formation en master (comme l’ont fait les personnels de l’INSPE de Paris) ;

– exprimer leur refus que des étudiantes et étudiants en formation soient mis en responsabilité devant élèves ;

– demander le respect des contenus disciplinaires, didactiques et de recherche des masters ;

– demander pour les lauréates et lauréats des concours, fonctionnaires stagiaires ;

– un temps de service qui ne dépasse pas le tiers-temps afin de construire une entrée progressive dans les métiers ;

–  demander l’abandon de l’oral d’entretien des concours tel qu’il est présenté : formatage mettant de côté les qualifications disciplinaires, pédagogiques et didactiques ;

– se mettre en grève le 26 janvier dans le cadre du mouvement de toute l’éducation nationale et exiger une toute autre réforme de la formation initiale.

 

à Paris, le 8 janvier 2021

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La crise sanitaire s’aggrave, le ministre de l’Education s’enferme dans le choix de l’imprévision !

jeu, 07/01/2021 - 17:09

Les organisations syndicales de l’éducation n’ont été reçues pour un point sur la situation sanitaire qu’aujourd’hui, 4 jours après une rentrée qui aurait pourtant dû faire l’objet de la plus grande vigilance après le brassage lié aux vacances et aux fêtes de fin d’année. Et cette réunion s’est tenue quelques heures avant les annonces du Premier Ministre qui a pourtant prévu de donner le cadre général de gestion de la crise sanitaire qui aurait été utile pour apprécier sa déclinaison à l’Éducation nationale.

De nouveau, Jean Michel Blanquer affiche beaucoup d’intentions mais se soucie peu des moyens pour les mettre en œuvre : aucune politique de tests à grande échelle, d’isolement des personnels et élèves positifs ou cas-contact, d’aération renforcée des salles, de non-brassage des élèves, etc. Les demi-groupes sont possibles uniquement en lycée et sans cadrage national, ce qui contribue à creuser les inégalités. De même, l’organisation des périodes de formation en entreprise est laissée à l’appréciation de chaque lycée professionnel, créant des inégalités et désorganisant les enseignements. La question des examens est renvoyée au dernier moment.

Tout et son contraire sont dits sur la vaccination, tantôt annoncée en mars et organisée dans les écoles et établissements scolaires, tantôt prévue comme pour toute la population plus tard et via le médecin traitant. Les personnels ou les élèves vivant au domicile avec une personne considérée comme vulnérable ne bénéficient toujours pas de mesures de protection renforcée. L’ensemble des agent-es des services publics, particulièrement exposé-es, doivent avoir accès dès maintenant aux vaccinations. De manière générale, la FSU a demandé pour tous les personnels des protections adaptées à leur exposition, notamment pour les AED et les AESH. La FSU a fait des propositions pour que tous les scenarii soient envisagés, y compris en cas de circulation d’un variant plus contagieux et touchant davantage les jeunes du virus, sans véritable prise en compte par le ministère.

La crise engendre des tensions fortes sur le climat scolaire et social et la communauté scolaire est fatiguée et inquiète. La jeunesse, frappée de plein fouet par les conséquences des crises sanitaire, économique et sociale qui se combinent désormais, mérite d’être au cœur des préoccupations. Cela passe par un plan de recrutements massifs, le renforcement des équipes pluriprofessionnelles au sein des établissements scolaires et le maintien des infimier-es de l’Education nationale et d’une politique éducative sociale et de santé sous la gouvernance et la responsabilité pleine et entière du ministère.

De même, la situation sociale dramatique que vivent les étudiant-es nécessiterait un plan d’action conséquent.

La jeunesse est une grande oubliée du « plan de relance » alors qu’elle est l’actrice de la société de demain !

La gestion erratique et sans moyens supplémentaires de la crise sanitaire est à la mesure du mépris que les personnels ressentent sur l’ensemble de la politique éducative, édictée à l’endroit des conditions d’exercice de leurs métiers et missions et de leurs expertises professionnelles et de l’absence de reconnaissance de leur engagement quotidien par des carrières et des salaires revalorisés.

Cela ne donne que plus de force à l’appel que la FSU, avec une large intersyndicale, a lancé à tous les personnels de l’Education nationale, rejoints par l’enseignement supérieur et la recherche, à se mettre en grève mardi 26 janvier et, dès maintenant, à exiger les mesures de protection nécessaires de leur employeur.

Les Lilas, 07 janvier 2021

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Loi 4D : En marche forcée vers une vente à la découpe de la Fonction publique

lun, 21/12/2020 - 19:42

Le projet de loi 4D a été présenté sans aucune concertation préalable aux organisations syndicales de la Fonction publique le 17 décembre dernier par Jacqueline Gourault ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et Amélie de Montchalin ministre de la transformation et de la Fonction publiques.

La FSU dénonce le fait qu’une nouvelle phase de Décentralisation soit entreprise sans qu’aucun bilan des précédentes n’ait été fait malgré nos demandes réitérées. Associée à la loi de transformation publique du 6 août 2019 qui rend possible les détachements d’office des fonctionnaires, elle pourrait favoriser une nouvelle vague massive de privatisations.

La FSU s’oppose à tout nouvel acte de décentralisation,  en particulier des services de médecine scolaire de l’Éducation Nationale aux départements en les réunissant avec les moyens des PMI pour créer un service de la santé de l’enfant tout au long de sa minorité. Ce projet signerait l’abandon d’une politique de santé définie dans le cadre de l’Éducation Nationale et signifierait pour les médecins, infirmièr-es scolaires et conseiller-es de santé un transfert vers la Fonction publique territoriale et la dislocation de leur collectif de travail.

Les gestionnaires des EPLE, seraient quant à eux placés « sous l’autorité fonctionnelle des collectivités territoriales ».

La FSU s’oppose à ces deux mesures et en fera un des motifs de la grève appelée dans toute l’éducation le mardi 26 janvier.

La FSU s’inquiète d’une nouvelle étape de Déconcentration qui vise en réalité à donner encore davantage la main aux préfets au détriment des logiques de métiers: que restera-t-il par exemple du lien des personnels qui travaillent dans les agences de l’eau avec le ministère de l’environnement quand c’est le préfet qui décidera de tout, jusqu’au financement de ces agences? En matière de santé, d’urbanisme et de logement, de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation de la biodiversité, beaucoup de missions seraient transférées ou réorganisées et pour certaines externalisées, dans la suite d’évolutions déjà en cours et combattues par les personnels.

La FSU dénonce la philosophie nouvelle de Différenciation qui verrait les possibilités de dérogations se multiplier et l’illisibilité de l’action publique se renforcer. Sous couvert de permettre la souplesse et l’adaptation aux réalités locales, le gouvernement donne des compétences à géométrie variable, sur des bases floues, sans doute aux collectivités gérées par les personnalités les plus influentes.

Par ailleurs, la loi contiendrait des mesures permettant de définir localement un certain nombre de règles, il serait par exemple permis aux communes de définir la liste des pièces exigibles pour l’inscription administrative dans les écoles: quel peut être l’intérêt d’une telle disposition?

Sous couvert de « simplification », le terme de Décomplexification a été ajouté à la demande du 1er ministre. Ce concept vaporeux risque rapidement de déraper vers le tout numérique et d’accentuer l’isolement de certains territoires d’où les services publics seraient de plus en plus éloignés dans le cadre des restructurations à venir.

Ce projet de loi est dangereux pour notre modèle social et pour l’égalité de traitement des citoyen-nes. Il consacre plutôt une déstructuration du cadre national d’intervention des services publics et un découpage des missions publiques. Ce projet de loi devrait être présenté en conseil des ministres en février 2021, la FSU agit pour qu’en soient retirés tout de suite ses éléments les plus néfastes, elle informera les agents et la population des enjeux de ce projet et créera les conditions de mobilisations larges pour lui faire échec.

Les Lilas, le 21 décembre 2020

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Fichage sans limites au nom de la sécurité publique : le spectre de Big Brother en 2021

lun, 21/12/2020 - 19:14

Paris, le 21 décembre 2020

 

Trois décrets du 2 décembre 2020 (nos 2020-1510, 2020-1512 et 2020-1521) élargissent considérablement l’ampleur des fichiers Gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique (GIPASP), Enquêtes administratives liées à la sécurité publique (EASP) et Prévention des atteintes à la sécurité publique  (PASP), qui concernent les personnes « dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique ou à la sûreté de l’Etat. ».

Les éléments contenus dans ces décrets ne sont pas sans rappeler le fichier EDVIGE qui, en 2008, avait suscité une vive réaction de la population jusqu’à son retrait par le gouvernement. En 2020, par un tour de passe-passe, le gouvernement s’épargne la consultation de la CNIL sur une des parties les plus sensibles du texte, en ajoutant au dernier moment la mention «des opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale ». Outre cet aspect des textes déjà hautement contestable, ces décrets autorisent également le fichage de l’activité d’une personne sur les réseaux sociaux ou encore «des données de santé révélant une dangerosité particulière».

Le champ des personnes susceptibles d’être concernées est ainsi très large.

Ce faisant, et après des dispositions conduisant à porter atteinte au droit de manifester, il conduit à stigmatiser la liberté d’opinion, l’action syndicale, le fait d’être adhérent à un syndicat, qui laisserait à penser qu’être adhérent d’un syndicat pourrait être associé d’une manière ou d’une autre à des impératifs de sécurité intérieure, de sûreté de l’État, de lutte contre le terrorisme.

Ces décrets pourraient permettre à l’administration de ficher des personnes en raison de leurs opinions et convictions et de leurs problèmes de santé au prétexte qu’ils «révéleraient une dangerosité particulière».

 

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SAF, SM, Solidaires ainsi que l’association GISTI ont attaqué devant le Conseil d’Etat ces décrets indignes d’un Etat de droit censé protéger, entre autres, la liberté d’opinion, d’association et les droits syndicaux.

 

L’audience est fixée mercredi 23 décembre à 15H00.

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Pascale Hébel, directrice du Pôle Consommation et Entreprise du CREDOC

ven, 18/12/2020 - 14:38

Quels changements sur les façons de consommer des Français?

Depuis deux-trois ans, on observe une prise de conscience écologique de plus en plus partagée qui conduit 30 % des consommateurs aisés, vivant à la campagne, plutôt dans la force de l’âge, âgé de plus de 50 ans, à développer la simplicité volontaire. Ce concept se définit par le choix d’achats réfléchis, l’évitement du gaspillage, le choix des circuits courts ou du fait maison. Mais la Covid a fragmenté encore plus la population. Le comportement de simplicité volontaire n’est pas partagé par tous même si la Covid a accentué la prise de conscience qu’il était possible de consommer moins sans pour autant être moins heureux. D’autres consommateurs ont envie de consommer qu’ils soient jeunes et avec moins de moyens, d’acheter en comparant les prix du fait de difficultés économiques. On a assisté à une frénésie d’achats compulsifs au sortir du confinement. On peut noter aussi un recul des achats bio. Les consommateurs engagés qui sont prêts à payer plus cher sont moins nombreux en 2020 qu’en 2019.


Comment voyez-vous l’avenir?

L’acte de consommation sera plus contrôlé et moins influencé par les communications incitant à posséder plus d’objets. La saturation est omniprésente pour tous ceux qui sont favorisés et qui ont un certain âge. Le développement des achats de seconde main, de réparation, du troc, la revente d’objets ou encore la location est de plus en plus fort ces derniers mois et il s’accentue avec la baisse de pouvoir d’achat. Le choix d’aller vers des produits plus vertueux que ce soit sur les implications pour la santé pour soi, la santé de la planète ou la santé animale sera mis à mal par les tensions budgétaires dans les classes moyennes, mais les gestes tournés vers les acteurs de son territoire se développeront dans les régions les plus avancées sur la consommation durable. La recherche du prix bas s’accentuera car elle est intrinsèque à la consommation des jeunes générations. Mais elle n’est pas incompatible avec une démarche plus économe.

Quid du e-commerce?

La révolution la plus importante de notre époque est la digitalisation de tous les métiers qui s’est développée trois fois plus vite avec la Covid. Elle conduit à une diffusion très rapide du télétravail et donc à un déplacement des lieux d’achats et bien sûr à une hausse phénoménale du e-commerce. Avant la Covid le taux d’utilisateurs du e-commerce stagnait autour de 60 % depuis 3 ans, et en 6 mois on est passé à 70 % des Français qui utilisent Internet pour faire leurs achats. Les modifications les plus importantes concernent avant tout la façon d’acheter au bénéfice des commerçants de proximité et des plateformes internet.

Interview issue de la revue POUR n°229, décembre 2020; à lire ici!

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Claire Hédon, Défenseure des droits

ven, 18/12/2020 - 14:18

Les droits fondamentaux sont-ils en recul dans la période?

La crise sanitaire que nous traversons a conduit à des mesures exceptionnelles. Et je partage évidemment le souci de préserver la santé de toutes et tous. Mais je remarque que, dans un silence pesant, des libertés considérées jusque-là comme fondamentales s’éclipsent tour à tour. Je m’inquiète surtout de ce que la nécessité de protéger en toutes circonstances nos droits et libertés, et de renforcer nos services publics, ne fasse pas l’objet d’un débat public approfondi. Depuis le mois de mars, le Défenseur des droits n’a eu de cesse d’alerter sur les conséquences des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire pour l’exercice de nombre de nos libertés.


Le rôle du parlement n’est-il pas minoré ?

Les décisions prises par le gouvernement durant cette crise sanitaire, ainsi que la proposition de loi sur la sécurité globale, me conduisent à alerter encore sur le rôle de contrôle que l’Assemblée nationale et le Sénat doivent absolument exercer et qui est, à ce jour, insuffisant. Dans mon avis du 17 novembre sur la sécurité globale, j’ai considéré que les parlementaires n’ont pas été mis en mesure de jouer pleinement leur rôle de fixer, en application de l’article 34 de la Constitution, les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques. Quant à l’état d’urgence sanitaire, entre contraintes sanitaires et impératifs économiques, il n’a été laissé que peu de place à la défense des droits et libertés qui sont pourtant au fondement de notre État démocratique et de notre République. Enfin, intégrer des mesures d’exception dans le droit commun c’est affaiblir les principes de notre droit et le rôle du Parlement.

Interview issue de la revue POUR n°229, décembre 2020; à lire ici!

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Rude Grenelle

ven, 18/12/2020 - 13:16

Depuis 1968, « faire un Grenelle » signifie engager une négociation large avec tous les acteurs d’un sujet dans l’objectif de conclure un accord ambitieux. Synonyme d’initiative d’envergure, l’expression avait cependant déjà perdu de sa superbe, à force d’être employée à tort et à travers. Ainsi, en 2007, le Grenelle de l’environnement avait-il déçu les attentes en matière d’écologie car une grande partie des décisions qui y avaient été prises avaient été remises en cause sitôt les discussions closes. Quant au Grenelle des violences faites aux femmes de 2019, il contenait quelques mesures intéressantes mais seule la moitié ont été mises en œuvre.

Le Grenelle de l’éducation de 2020 s’inscrit dans cette pente, seule une minorité des personnels bénéficieraient d’une faible revalorisation salariale, pour un « Grenelle » c’est plus que court au regard de l’ampleur des besoins !

 

Mais au-delà de cette insuffisance de fond, tout le dispositif a été pensé pour que la parole soit quasi exclusivement donnée à des « experts », les acteurs de terrain ont été ignorés tout au long des ateliers et conférences censées décrire « l’enseignant du XXI° siècle », oubliant en outre les équipes pluri professionnelles qui construisent l’éducation au quotidien. Si « faire un Grenelle » signifie désormais engager une grande opération de communication sans les personnels, voire contre elles et eux, ce sera sans nous ! La FSU a décidé de quitter ces ateliers, construit une action de grève dans l’éducation le 26 janvier et œuvre au rassemblement dans l’action de tout-es les agent-es pour qu’enfin ce soient tous les métiers de la Fonction publique qui soient revalorisés, reconnus, respectés.

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Déclaration liminaire de la FSU au CTMEN du 16 décembre 2020

mer, 16/12/2020 - 10:34

Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminaire de la FSU lors du CTMEN du 16 décembre 2020

 

CTMEN du 16 décembre 2020

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L’école à la carte n’est pas une réponse à l’épidémie

mar, 15/12/2020 - 15:55

Comme un symbole de cette année hors norme, c’est encore une fois par les médias, à 48h de la date concernée, que la FSU et les personnels ont appris les modalités de (dés)organisation de cette fin de semaine. Lundi 14 décembre, le ministère a annoncé que les absences des élèves jeudi et vendredi seront tolérées, afin de les protéger, eux et leurs familles, dans la perspective des fêtes de fin d’année. Ce matin, le premier ministre, Jean Castex a confirmé que l’école, ne serait plus obligatoire jeudi et vendredi à la veille des vacances.

 

Y a-t-il encore un pilote dans l’avion Éducation nationale ? Depuis le début de la crise sanitaire, la FSU demande qu’à chaque échéance importante, plusieurs scénarios soient élaborés. Alors que tous les signaux montraient ces dernières semaines que la situation sanitaire ne s’améliore pas aussi vite que prévue, rien n’a été prévu par le ministère. Jeudi 10 décembre, à l’occasion du 3eme point sanitaire depuis le début de l’année scolaire, jamais cette hypothèse n’a été évoquée.

Cette annonce est une nouvelle marque de mépris pour les personnels et pour l’école qui se voit à nouveau désorganisée.

Elle va également créer une rupture d’égalité entre les familles qui auront la possibilité de s’organiser pour garder leurs enfants et ainsi protéger les grands-parents et celles qui ne pourront pas car leur situation professionnelle ne leur permet pas.

 

Par cette annonce, le gouvernement reconnaît implicitement, après avoir nié pendant des semaines cette évidence, que les écoles, collèges, lycées et CIO sont des lieux de circulation du virus et de contamination. La FSU exige donc des réponses sérieuses et responsables à la gravité de la situation sanitaire.

  • la situation des personnels pour la fin de semaine doit être précisée
    • le conseil scientifique alerte sur le caractère très sensible du mois de janvier : l’épidémie ne s’arrêtera pas après les vacances, elle pourrait même au contraire s’amplifier suite aux fêtes de fin d’année. La FSU renouvelle sa demande : différents scénarios doivent être préparés et discutés, notamment l’hypothèse d’un renforcement du protocole sanitaire et ses implications organisationnelles.
    L’école a aussi besoin d’un plan d’urgence comprenant un recrutement massif de personnels d’enseignement ou exerçant des missions d’éducation ou d’accompagnement.

Le gouvernement doit d’urgence agir et apporter des réponses pérennes probantes et rapides permettant de poursuivre l’école en présentiel sous pandémie.

Les Lilas, le 15 décembre 2020

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Pour le maintien d’un observatoire de la laïcité indépendant et pluraliste

lun, 14/12/2020 - 21:03

L’annonce d’une transformation profonde de l’Observatoire de la laïcité témoigne d’une volonté de corsetage idéologique incompatible avec un État démocratique. La FSU a toujours affirmé son profond attachement aux valeurs républicaines, à la laïcité et à sa philosophie émancipatrice, à la neutralité de l’État, à la neutralité dans l’exercice des missions de services publics, comme à la liberté d’opinion.

Elle condamne avec fermeté toutes les formes d’extrémisme qui bafouent la liberté de conscience, recourent à l’illégalité et à la terreur pour imposer leurs inacceptables conceptions. La détermination avec laquelle ces extrémismes doivent être combattus ne peut être confondue avec un renoncement au pluralisme, une restriction des libertés et l’imposition d’une idéologie gouvernementale. Le rôle de l’État est de garantir le respect des lois et des principes républicains comme d’assurer la liberté de conscience, et non d’imposer une opinion aux citoyen·nes.

La FSU salue la qualité du travail de l’Observatoire de la laïcité.

C’est pourquoi la FSU demande le maintien de l’Observatoire de la laïcité en tant que commission indépendante et pluraliste, chargé de produire des analyses et des conseils sur les questions de laïcité.

Les Lilas, le 14 décembre 2020

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Urgence climatique, urgence sociale : la FSU demande la mise en œuvre des mesures préconisées par la convention citoyenne sur le climat

ven, 11/12/2020 - 18:59

La Ministre de la transition écologique a convoqué les partenaires sociaux pour débattre de son projet censé transposer dans la loi les mesures issues de la convention citoyenne sur le climat.

La ministre a structuré la réunion autour de trois sujets particuliers : affichage environnemental et publicité, entreprises et salariés, écocide… Globalement, les interventions du patronat revenaient à critiquer toutes nouvelles contraintes liées au climat.

Alors que la Ministre a tout fait pour circonscrire le débat à ces 3 seules questions, la FSU a néanmoins exposé les éléments suivants :

Le 29 juillet 2020, la FSU avait exprimé son grand intérêt pour le travail de ces 150 citoyennes et citoyens et pour leurs propositions. Cette convention citoyenne pour le climat (CCC) est une expérience intéressante de démocratie citoyenne. Mais, pour la FSU, la crédibilité de cette expérience sera directement liée à la reprise de leurs conclusions par le gouvernement.

La CCC a abouti à un ensemble de propositions qu’elle estime acceptables par et pour les citoyen-nes.

Au regard de l’urgence écologique et de la gravité du dérèglement climatique, les propositions de la CCC envoient un signal fort vers le nécessaire changement de paradigme attendu.

La réponse apportée aujourd’hui par le gouvernement, éloignée des promesses de « reprise sans filtre » du président de la république, consiste à en reprendre les orientations mais pas toutes les propositions, et celles retenues sont souvent vidées de leur substance en jouant sur les délais, les expérimentations, les seuils.

En juillet dernier, la FSU avait exprimé trois points sur lesquels elle serait particulièrement attentive et revendicative : justice sociale, services publics, éducation.

Elle a insisté lors de l’échange de ce 10 décembre sur la nécessité d’inscrire la transition environnementale dans les perspectives d’une plus grande justice sociale : Cela passe notamment par la mise en œuvre d’une politique fiscale faisant appel à la fois à une fiscalité environnementale avec un signal significatif pour le changement des comportements, couplé à une taxation redistributive de la richesse là où elle se trouve et se crée, comme par exemple sur les transactions financières. La FSU n’a rien vu de tel dans les projets du gouvernement.

Elle a également mis en avant la question des services publics, et donc l’emploi public, qui sont des outils essentiels dans cette lutte contre les dégradations environnementales. Le service public est essentiel pour inciter, accompagner, conseiller, expertiser, mais aussi pour éduquer, contrôler. Quel que soit le domaine, les principes fondamentaux des services publics sont mieux à même d’engager la transition écologique dans les perspectives de l’intérêt général et sans les pressions des marchés.

Le PLF 2021 est sur le point d’être voté et une fois de plus, le gouvernement a appliqué un régime de rigueur à la fonction publique, à commencer par son propre ministère de la transition écologique.

La CCC avait fait quelques propositions pour assurer une meilleure application des politiques publiques environnementales et les évaluer. La FSU ne les retrouve pas.

Concernant le délit d’écocide, la FSU a rappelé qu’au-delà du débat, crime ou délit, l’essentiel est que sans moyen humain pour la mettre en œuvre, cette réforme ne restera qu’un nouveau coup de communication.

La ministre a indiqué que le projet de loi serait présenté la semaine prochaine au conseil d’Etat et au conseil national de la transition écologique, avant son examen par le Parlement.

La prochaine étape pour la FSU : prévoir des interventions auprès des parlementaires et initier une rencontre avec l’association des 150 citoyen-nes pour le climat. La FSU portera cette proposition dans le cadre du collectif urgence sociale et environnementale.

Les Lilas, le 11 décembre 2020

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Documentation de la FSU : Réforme de l’apprentissage

ven, 11/12/2020 - 11:44

Vous trouverez ci-après notre documentation relative à la réforme de l’apprentissage :

DOC APPRENTISSAGE

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Déclaration liminaire de la FSU au CSE du 10 décembre 2020

jeu, 10/12/2020 - 12:35

Vous trouverez ci-dessous la déclaration de la FSU faite lors du CSE du 10 décembre 2020

 

20201210_CSE_declaration FSU_déf

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Déclaration liminaire de la FSU au CSE du 10 décembre 2020

jeu, 10/12/2020 - 11:26

Vous trouverez ci-dessous la déclaration de la FSU faite lors du CSE du 10 décembre 2020

 

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SPÉCIAL CHSCT : ce qu’il faut savoir aujourd’hui pour agir et mieux vous défendre !

mer, 09/12/2020 - 13:35

La loi de transformation de la Fonction publique change les règles du jeu. médecine de prévention, protection des personnels, formation , prévention des risques, registre santé et sécurité au travail … Qu’est-ce que la loi change ? Quels sont vos droits aujourd’hui ?  Comment les faire valoir ?

C’est pour répondre à ces questions que la FSU a décidé de produire une série de fiches utiles et opérationnelles à destination des différentes catégories de personnels impactées par cette loi. Ce mois-ci : 4 pages spécial CHSCT  ! * 

* Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail 

A découvrir ici  .fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}@media only screen and (max-width:1024px) {.fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}}@media only screen and (max-width:850px) {.fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}}

Vous préférez la version image et son ?

Vous pouvez prendre connaissance de la fiche « Spécial CHSCT » en regardant la vidéo ci-dessous. 

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