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Grenelle de l’Education : les premières mesures défavorables aux femmes !

jeu, 22/07/2021 - 12:49

Dans un contexte où les employeurs affichent leur velléité de lutter contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, le ministère de l’éducation nationale ne s’émeut pas de cette profonde injustice sociale. Les premières mesures du Grenelle, soumises au vote du CTM du 21 juillet 2021, ne répondent aucunement à l’indispensable revalorisation globale du métier d’AESH, majoritairement féminisé, quand d’autres vont dégrader la vie professionnelle et personnelle de tous les personnels à temps partiel concernant à 80% les femmes.

Les mobilisations et la détermination de la FSU à porter partout des exigences fortes pour les personnels AESH ont forcé le ministère à ouvrir des discussions sur la situation de ces 120 000 personnels, essentiellement des femmes, recrutées sur des emplois précaires, à temps partiel imposé (quotité moyenne de travail : 62%) et dont la rémunération moyenne est de moins de 900 euros par mois.
Le décret contient de maigres avancées mais, au regard de la situation des AESH, est très loin d’apporter la revalorisation nécessaire. Après leur avoir refusé l’accès au statut, alors que les AESH sont affecté.es sur des missions pérennes, le ministère s’est félicité de l’enveloppe de 60 millions d’euros en sa possession. La FSU s’est indignée de cette somme qui dans la réalité se traduira sur la fiche de paie par une augmentation moyenne de 87 euros par an ! De plus l’indice (donc le salaire) d’entrée dans le métier est inférieur aux engagements pris par la ministre de la transformation et de la fonction publiques lors de la conférence salariale pour revaloriser les filières féminisées et mal rémunérées.

Pour la FSU, si nous avons enfin obtenu une grille d’évolution de carrière plus favorable pour les AESH, nous devons poursuivre nos actions pour une revalorisation globale des métiers, la possibilité d’accéder à des temps pleins pour toutes et l’accès au statut de la Fonction publique. A une époque où l’égalité professionnelle est un enjeu fort de société, où la prise en charge des élèves en situation de handicap est annoncée comme une priorité, où l’utilité sociale des métiers d’AESH est plébiscitée, le ministère de l’Education nationale doit répondre à nos exigences.

La seconde mesure du Grenelle, soumise au vote du CTM, représente une véritable régression pour tous les personnels à temps partiels : le ministère dit vouloir leur donner la « possibilité » d’obtenir une ou plusieurs HSA. Alors que ce sont les femmes qui ont recours majoritairement aux temps partiels afin de réussir à articuler leurs temps de vie plus contraints, il est fort à parier qu’elles vont subir des pressions dans les établissements, pour absorber les heures supplémentaires déjà pléthores et abondées par le ministère uniquement pour supporter le manque criant d’emploi. De plus et au-delà de l’aberration de cette mesure qui va aussi augmenter leur charge de travail, ces heures supplémentaires socialisées ne compteront pas dans le calcul de leur pension et sont sous rémunérées par rapport aux heures de service.

La FSU dénonce cette mesure et rappelle que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est une exigence sociale. Le ministère de l’Education nationale doit respecter les engagements du protocole de la Fonction publique et stopper des politiques qui renforcent les inégalités.

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Pour une autre gestion de la crise sanitaire : anticiper, favoriser la vaccination, investir dans les services publics

mer, 21/07/2021 - 13:45

Pour une autre gestion de la crise sanitaire : anticiper, favoriser la vaccination, investir dans les services publics

Après 18 mois de crise sanitaire, la sortie de crise s’éloigne : nous sommes désormais dans une 4ème vague. Le gouvernement, qui a souvent pris des décisions sans tenir compte des avis des médecins et des scientifiques, porte une lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.

La vaccination est nécessaire pour combattre l’épidémie. C’est le cas à l’échelle mondiale, raison pour laquelle la FSU s’implique dans la campagne pour la levée des brevets pour permettre l’accès à la vaccination le plus rapidement possible pour l’ensemble de l’humanité. Or, le Président de la République continue à s’y opposer.
En France, un pass sanitaire est obligatoire à l’entrée de certains lieux. La date du 15 septembre est donnée comme date butoir d’obligation vaccinale pour certaines professions. Les délais sont scandaleusement courts quand on sait qu’il faut plusieurs semaines entre les deux injections, que les rendez-vous ont été pendant longtemps et sont de nouveau aujourd’hui saturés, faute de stocks suffisants, et que l’accès à la vaccination n’est pas une évidence pour un certain nombre de populations en particulier les plus fragiles (difficultés à prendre un rendez-vous sur internet, etc.).

La FSU n’a cessé de réclamer une priorité de vaccination pour les personnels qui le souhaitaient, d’autant que les professions des services publics sont souvent fortement exposées au virus. Or, les pseudo priorités comme celles prétendument données aux enseignant.es pour se faire vacciner, n’ont jamais eu lieu.

User de la coercition et de la pression sans développer tous les outils d’une politique de prévention et de protection est inefficace. Il faut aussi convaincre, étendre la politique vaccinale, informer : aucune campagne d’information simple et accessible n’a été faite sur la vaccination et ses enjeux. Cette carence se paye très cher aujourd’hui et renforce la défiance et les tensions. La FSU dénonce fermement les propos et les actes antisémites et racistes des manifestations du week-end dernier.

Il faut aujourd’hui à la fois accélérer l’élargissement de la couverture vaccinale et améliorer les conditions de protection des agent.es et des usager.es dans les services publics. Des mesures comme la levée du jour de carence en cas d’effets secondaires du vaccin, sa suppression a minima en temps d’épidémie, ou encore le fait de faciliter la vaccination sur le temps de travail pourraient participer de cet effort et in fine emporter la conviction. Les ministères concernés doivent aussi apporter des plans de protection des agent.es et des usager.es : aération, moyens supplémentaires, organisation des services, etc. Encore une fois, rien n’est prêt si ce n’est les mesures disciplinaires pour les personnels, ce qui ne correspond pas à la situation sanitaire qui demanderait l’adhésion des agent.es : les mesures coercitives risquent d’engendrer, à l’inverse de l’objectif recherché, incompréhension et mécontentement. Le gouvernement répète les mêmes erreurs, sans écouter les représentant.es des personnels.

Enfin, la FSU dénonce la manière dont le président de la République a remis sur la table, en même temps que les annonces sanitaires, la réforme de l’assurance chômage ou encore celle des retraites. Profiter de la situation pour mener à bien des réformes régressives, anti sociales et faire payer la crise aux travailleurs-euses n’est pas acceptable. La crise a au contraire montré le besoin de protections collectives et le manque d’investissements dans les services publics, à commencer par l’hôpital et le système de santé. C’est à cela qu’il faut travailler pour sortir enfin de cette crise. La FSU appellera à se mobiliser pour une rentrée sociale, pour défendre les droits sociaux et les libertés.

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Déclaration de la FSU au CSFPE du 19 juillet 2021

mar, 20/07/2021 - 09:57

Déclaration de la FSU au CSFPE du 19 juillet 2021

Le CSFPE est réuni ce jour lundi 19 Juillet, pour examiner une deuxième fois le projet de décret de « Chaire de professeur junior » après un vote unanime de toutes les organisations syndicales lors de la première réunion du vendredi 9 juillet dernier.

Le rejet unanime de ce projet de décret aurait dû conduire la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation à proposer un temps de concertation permettant de faire évoluer ce texte tenant compte des propositions des organisations syndicales. C’est bien pour cela qu’il est prévu réglementairement de convoquer un nouveau CSFPE sur le projet de texte lorsqu’il est rejeté par toutes les organisations syndicales. La ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a refusé de discuter malgré nos demandes auprès de son cabinet, et a décidé de passer en force un texte unanimement rejeté.

Le projet de « Chaire de professeur junior » est rejeté depuis son annonce avant même l’écriture de la LPR. Le gouvernement a fait le choix d’imposer ce nouveau mode de recrutement complètement dérogatoire au statut de la Fonction publique d’État et intimement lié à un projet de recherche, et d’ajouter encore un type de contrat à la multitude qui existe dans l’enseignement supérieur et la recherche, renforçant ainsi la précarité qui gangrène ce secteur. En imposant dans la loi les conditions de ce contrat, aucune marge de manœuvre n’est possible pour les syndicats dans la mise en place de ce contrat de « Chaire de professeur junior ».

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Déclaration de la FSU au CSE du 8 juillet 2021

jeu, 08/07/2021 - 11:21

Déclaration FSU
CSE du 8 juillet 2021

Ce dernier CSE de l’année scolaire nous permet de revenir sur cette année vraiment pas ordinaire. Le système éducatif a dû faire face à une crise sanitaire et à sa gestion ministérielle erratique, qui a demandé à l’ensemble des personnels de s’adapter quasiment quotidiennement. Sans eux, rien n’aurait été possible. C’est bien grâce à eux que le système éducatif a pu fonctionner.

Malgré cela, les élèves et les étudiant.es ont souffert de moins d’école avec des conditions d’apprentissage dégradées. Enfants, parents et personnels ont redécouvert que l’école était un lieu de vie indispensable pour les enfants et les jeunes adultes. Avoir manqué de ce lieu d’échange laissera probablement des traumatismes pour ces jeunes générations si nous n’y prêtons pas d’attention. Nous le savons, ce sont les élèves les plus fragiles qui ont été les plus impactés. Nous devons prendre en compte les conséquences pédagogiques, psychologiques et sociales de cette crise dans les années à venir si nous ne voulons pas voir augmenter le taux d’élèves en difficultés scolaires, et à terme le taux de décrochage et de sorties sans diplômes.

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Le Replay de la FSU : colloque Le syndicalisme au défi du XXIème siècle

mer, 07/07/2021 - 14:16

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Le Replay de la FSU

Chaque mois, la FSU vous propose de revoir ou de découvrir des colloques, émissions, conférences, soirées-débats… organisés par la FSU les mois précédents.

Ce mois ci, retrouvez le colloque Le Syndicalisme au défi du XXIème siècle, qui s’est déroulé les 2 et 3 juin 2021 en visio.

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Introduction au colloque

Ouverture par Jean Michel Drevon, de l’Institut de Recherches de la FSU, animateur de ce collqoue

Introduction générale par Paul Devin président de l’IR-FSU

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Dans quel contexte se tient ce colloque ?
Pour contextualiser le colloque : Danielle Tartakovsky, historienne et Jean-Marie Pernot chercheur à l’Institut de Recherches Économiques et Sociales pour 30 mn chacun·e. Débat avec la salle.
Enfin, intervention de Christian Laval de l’IR-FSU (30mn) co-auteur des livres « N’attendons pas la fin du monde » et « Le syndicalisme en-commun » introduira les débats à partir des travaux du chantier de l’institut.

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Nouveaux champs de réflexion et d’interventions syndicales

Approches nouvelles du travail, y compris du travail syndical ; renouvellement des formes d’action;
Comment le syndicalisme peut-il faire face à la précarité qui augmente dans le secteur privé, comme dans le public où il s’institutionnalise ? Comment doit-il s’ouvrir à de nouvelles formes du salariat (cf. Uber, auto entreprenariat ..) ? et du travail ? Comment peut-il mieux prendre en charge les salarié.es des PME et TPE ? Comment peut-il agir pour mieux aider à s’organiser un salariat éclaté, les travailleurs.ses privé.es de droits, les sans-papiers, et favoriser l’expression et l’initiative du monde du travail ?
Animation : Francis Vergne, IR-FSU
Intervenant-es : Marie-Hélène Luçon du Chantier « Travail », Michel Breuvart SNUTEFI-FSU Pôle emploi, Maryse Dumas CGT et Karel Yon politologue.

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Eco syndicalisme
Si le syndicalisme a eu à traiter dans le passé de questions proches (usines d’armement, nucléaire, sites SEVESO…) la crise écologique (climat, biodiversité, anthropocène), rendue plus perceptible encore par la pandémie, et son traitement, obligent le syndicalisme à poser de façon renouvelée et plus globale les questions portant notamment sur la nature de l’emploi, le travail – qui doit être profondément repensé et transformé –, la formation. Que produire ? Qui produit ? Comment produire ? Que consommer et comment ? Quelle rupture avec le productivisme ? Comment relier la démarche écologique à la question sociale ?
Quels enseignements tirer d’initiatives telles que « Plus jamais ça » ou celle du « Pacte écologique et social »
Animation Jean-Marie Le Boiteux, IR-FSU
Intervenant-es : Jean-Michel Drevon chantier Transition Écologique et Justice Sociale, Julien Rivoire FSU, Véronique Marchesseau Conf Paysanne, Cécile Duflot OXFAM

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Intervention de Alain DALANCON

Alain Dalançon ,  co-auteur de « La FSU dans la cour des grands » (1997 – 2010) présentera une approche historique des questions mises en débat dans ce colloque.

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Féminisme, antiracisme et la nouvelle question sociale au XXIe siècle
Ces mouvements ont acquis dans la dernière période une dimension sociale déterminante. Les mobilisations féministes ont pris avec MeToo une ampleur mondiale, avec des formes sans cesse renouvelées. Autour de l’enjeu de l’égalité et de la liberté, ils interrogent le syndicalisme dans ses objectifs, ses modes de fonctionnement et son vécu quotidien, au coeur du travail. Au travail et dans la société, quels apports le syndicalisme peut-il porter ? Comment peut-il contribuer à la mise en commun de toutes ces causes émancipatrices et à la construction d’alliances durables avec tous les acteurs du mouvement social ?
Animation : Gérard Aschieri, IR-FSU
Intervenant-es : Josiane Dragoni co-auteure de « La FSU dans la cour des grands », Murielle Guilbert Solidaires, Sigrid Gérardin secteur femmes de la FSU, Alain Policar chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po

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Syndicalisme et politique
Si le syndicalisme est toujours intervenu dans le champ politique, une lecture réductrice des objectifs de la Charte d’Amiens (1906) (« l’émancipation intégrale des travailleurs ») s’est lentement répandue, la réduisant à l’indépendance par rapport aux partis politiques. À l’heure de l’urgence sociale et écologique actuelle, et alors que le néolibéralisme impose sa domination globale à l’ensemble de la société, dans quels termes et de quelles façons le syndicalisme peut-il aider à concevoir un nouveau projet de transformation sociale, d’auto-émancipation et coconstruire des alternatives au capitalisme ?
Animation : Frédérique Rolet, SG du SNES-FSU
Intervenant-es : Erwan Lehoux chantier Alternatives Syndicales, Sophie Béroud politologue, Philippe Martinez SG de la CGT, Verveine Angeli Solidaires

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Conclusions et perspectives

par Benoit Teste, Secrétaire général de la FSU.

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Conférence sur les perspectives salariales – 6 juillet 2021

mer, 07/07/2021 - 10:15

Déclaration FSU

Conférence sur les perspectives salariales – 6 juillet 2021

Madame la ministre,

Nous tenons d’abord à vous demander des précisions sur le sujet des retraites : si cette réunion a valeur de réunion parallèle à celle organisée avec les organisations syndicales du secteur privé, alors nous avons besoin d’en savoir davantage sur les intentions du gouvernement en matière de retraite, et a minima un calendrier de discussions si des mesures paramétriques, que nous combattons, se confirmaient. Elles auraient en effet des conséquences spécifiques dans la fonction publique. Le gel de la valeur du point a un impact sur le niveau des pensions, le niveau prévisible de la pension en pouvoir d’achat relatif est de plus en plus en faible pour les fonctionnaires. Les possibilités de cessation progressive d’activité n’existent pas, or elles seraient d’autant plus urgentes à remettre en place si le gouvernement confirmait une élévation de l’âge légal de départ. Par ailleurs, la fonction publique, ce sont 62% de femmes, on sait que dans ce domaine-là aussi les inégalités femmes hommes sont importantes.

Sur les annonces salariales que vous avez faites, nous considérons qu’elles sont partielles mais nous pensons que dans un cadre général insatisfaisant, elles ouvrent des perspectives car, enfin, elles ne traitent pas la question salariale principalement sous l’angle de l’augmentation indemnitaire comme cela a trop souvent été les cas les années précédentes mais sous l’angle du travail sur les carrières : réductions d’ancienneté, améliorations des carrières, etc. Attention cependant au phénomène de tassement des carrières et du coup les comparaisons en particulier pour les catégories B.
Les mesures que vous avez annoncées doivent aller avec une politique de valorisation du point, sans cela, ajouter des points sur les grilles, c’est faire du court terme.

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Conférence salariale: l’absence inacceptable de mesures générales

mer, 07/07/2021 - 09:37

Paris le 6 juillet 2021

Lors de la réunion sur les salaires des agentes et agents des trois versants de la fonction publique, la ministre a annoncé certaines mesures qui, sous réserve d’un examen approfondi, peuvent être considérées comme des avancées même si elles sont très insuffisantes.

Les dispositions concernant les bas salaires et celles pouvant conduire à des carrières moins longues notamment vont dans le bon sens bien que parcellaires.

C’est bien au compte des mobilisations et de notre action déterminée et continue qu’il faut mettre ces points positifs.

Cependant, les déclarations de la ministre du matin parlant de 40 à 100 euros mensuels d’augmentation relèvent de la manipulation.

Ceci posé, au nom du gouvernement, la ministre a confirmé son refus du dégel de la valeur du point d’indice comme de toute augmentation générale.

Nos organisations condamnent la poursuite de cette politique d’austérité dont les effets sont dévastateurs pour le pouvoir d’achat des personnels.

Sans revalorisation forte et urgente de la valeur du point, sans mesure générale, les salaires et les carrières continueront de se dégrader de manière aggravée et les inégalités entre les femmes et les hommes ne pourront être résorbées.

Les syndicats CGT, FA, FSU, Solidaires prennent date dès aujourd’hui. Ils n’acceptent pas cette absence d’augmentation générale pourtant indispensable à une véritable reconnaissance des qualifications et de l’engagement des agentes et des agents de la fonction publique.

Ils ont d’ores et déjà prévu de se revoir pour préparer les indispensables mobilisations de la rentrée.

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Contre la criminalisation de l’action citoyenne Soutien à Florimond Guimard, professeur des Ecoles à Crest (Drôme)

mar, 06/07/2021 - 11:16

Le premier jour des vacances scolaires, un militant syndical est convoqué à la gendarmerie pour répondre d’une manifestation spontanée organisée à Crest fin avril dernier. Cette manifestation avait pourtant rassemblé pacifiquement les enseignant-es en grève et des parents d’élèves pour exiger l’harmonisation des rythmes scolaires sur l’ensemble de la ville.

Cette convocation montre une volonté de museler l’engagement citoyen pour plus d’égalité sur le territoire, à commencer par l’école.

La FSU et ses syndicats affirment leur soutien à Florimond Guimard, co-secrétaire départemental du SNUipp-FSU, qui ne doit pas être sanctionné, face à cette volonté d’intimider le mouvement social et réaffirment leur engagement en faveur de la liberté d’expression et de manifestation.

Ils appellent les personnels à lui apporter également leur soutien en signant la pétition.

Je signe la pétition !

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Anne Médard, conservatrice en chef du patrimoine, responsable du muséum d’histoire naturelle de Marseille

lun, 05/07/2021 - 15:40

Le muséum d’histoire naturelle de Marseille, comme de nombreux musées de ce type en France, a accompli sa mue, exposant les grandes fonctions du vivant, biodiversité, Terre et écosystèmes, interactions entre les espèces. Et pose la question de l’anthropocène, l’époque que nous vivons, marquant l’incidence des activités humaines sur l’écosystème terrestre.
Anne Médard explique le processus.

En quoi consiste ce nouveau parcours?

Il a donné l’occasion de revoir l’intégralité du parcours permanent : une salle était consacrée à la diversité des vertébrés, une à la préhistoire en Provence, la troisième à l’évolution et à l’adaptation du vivant, préfigurant notre nouveau parcours. Aujourd’hui une seule exposition occupe les trois salles, c’est Terre d’évolution, consacrée à l’évolution et à l’adaptation du vivant. Elle revient sur les grandes fonctions du vivant, la biodiversité, les interactions avec les écosystèmes dans lesquels nous vivons.

Cette nouvelle organisation est-elle liée aux nouvelles perceptions environnementales des sociétés?

Toute l’exposition interroge. Sommes-nous dans l’anthropocène ? Nous sommes passés du XIXe avec la présentation systématique et organisée des collections à un remaniement national des muséums d’histoire naturelle qui,
à la fin du XXe siècle, ont reçu des ministères de la recherche et de l’éducation nationale la mission d’exposer des savoirs plutôt que des collections. Aujourd’hui on va au-delà de l’exposition des savoirs, on interroge ces savoirs et on confronte le visiteur à des questionnements sociétaux actuels.

Quel est l’impact d’Internet sur ces savoirs ?

Les citoyens sont quotidiennement sollicités sur leur positionnement vis-à-vis du développement durable, de la biodiversité, du climat, de la santé. Or c’est très compliqué, les savoirs scientifiques ont beaucoup évolué en très peu de temps. On a Internet qui permet d’avoir accès à tout, mais le tri est difficile. Il s’agit pour un musée d’histoire naturelle de trier, d’exposer des faits scientifiques, et non des opinions, en s’appuyant sur des collections qui étayent le savoir de la recherche. C’est la grande différence. L’objectif est de guider le visiteur dans ses questionnements d’aujourd’hui. On ramène la science à ce qu’elle est, c’est-à-dire un questionnement permanent, qui s’appuie sur des savoirs, dont certains peuvent évoluer.

Le musée a fait de nouvelles acquisitions, quelles sont les plus emblématiques?

La plus emblématique du bicentenaire du museum c’est le crâne de mammouth. Cette pièce monumentale vient compléter les acquisitions des dernières années parmi lesquelles le mosasaure, reptile marin contemporain des dinosaures. Il est présenté suspendu dans l’air, comme nageant au-dessus des visiteurs. Mais nous ne présentons plus uniquement des grosses pièces. L’exposition est passée de 800 spécimens de grande taille à 1 800  spécimens de toutes tailles, rappelant que la biodiversité ne se résume pas aux tigres, aux girafes et aux éléphants.

 

Cela change la perception de la biodiversité…

Oui. Dans le monde qui nous entoure, il y a aussi des abeilles. Ces dernières, exposées à deux endroits différents, illustrent deux questions qui traversent quotidiennement nos réflexions. Notre monde est-il en train de vivre la sixième extinction massive ? Quel avenir pour les pollinisateurs qui contribuent à la reproduction du végétal ? L’exposition procède par répétition pour plusieurs animaux, présentés à la fois pour leurs fonctions (reproduction, communication, etc.) et pour leur positionnement dans l’évolution. Le parcours va du plus petit organisme vivant, comme les coccinelles ou les cônes, ces petits coquillages très esthétiques mais mortels, jusqu’au mosasaure,
long de douze mètres.

Comment les choix ont-ils été élaborés?

Nous y pensons depuis 10 ans et, depuis 2018, nous travaillons avec une équipe scientifique. C’est très court pour réorganiser 1 000 m2 d’un point de vue scénographique et scientifique. Il y a beaucoup d’interactif et de  multimédia, mais sans prendre le pas sur les collections. Le parcours n’a pas de sens de visite, il est composé d’une succession d’espaces thématiques. On est invité à picorer des savoirs.

 

Interview issue de la revue POUR n°233, mai 2021; à lire ici!

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Rémi Mathis, conservateur à la Bibliothèque nationale de France

lun, 05/07/2021 - 15:28

Quels sont les points forts du fonctionnement de Wikipédia?

Wikipédia a révolutionné le rapport des gens à la connaissance, en proposant gratuitement des articles sur tous les sujets, plus de deux millions pour la version francophone, librement accessibles. Il s’agit sans nul doute de l’œuvre littéraire et intellectuelle la plus importante du XXI e siècle. À l’origine de cette réussite, le fait que la contribution soit ouverte à tous, ce qui donne une capacité de travail gigantesque… mais nécessite aussi un contrôle de chacun sur tous, une capacité à rendre des comptes et une transparence absolue de toutes les actions. Wikipédia propose un modèle original, citoyen et non-commercial, qui contraste dans l’Internet de 2021 soumis aux  grandes entreprises.

Et ses limites?

Reposant sur une communauté, Wikipédia a les faiblesses de cette dernière. Les articles sont de bonne qualité seulement si le sujet a intéressé assez de contributeurs. On trouve donc de tout. Comme il n’existe pas de contrôle a priori, tout repose sur cette communauté… mais aussi sur le lecteur qui doit être formé à cet outil pas comme les autres. Il n’est pas si évident d’utiliser Wikipédia avec pertinence. On parle beaucoup aussi des caractéristiques sociales de cette communauté, qui n’est pas forcément représentative de la population française, du manque de femmes… et encore moins mondiale les pays en voie de développement étant peu présents.

Que dit Wikipédia des rapports au savoir et à la connaissance?

D’abord que nous vivons dans un monde où il semble normal de pouvoir trouver des informations aisément, partout, tout le temps, ce qui est fondamental quand le flux d’information est partout. Wikipédia fait partie de ces espaces où s’arrêter, s’informer sur le fond pour remettre les médias en contexte. Wikipédia a sans doute aussi contribué à un certain relativisme : il semble normal de trouver des connaissances sur des sujets populaires comme sports et médias, ou techniques tout autant que sur les sujets légitimes comme littérature, histoire, politique. Loin d’être la marque d’une désorientation ou d’une décadence, ceci me semble assez sain. À l’époque des fake news, contribuer à Wikipédia est un excellent exercice pédagogique pour comprendre comment est créée la connaissance, apprendre à la synthétiser et la voir évoluer et se diffuser.

Interview issue de la revue POUR n°233, mai 2021; à lire ici!

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Claire Hedon, défenseur des droits

lun, 05/07/2021 - 15:15

Que peut-on dire aujourd’hui de l’impact de la crise sanitaire sur les enfants et les jeunes?

La crise sanitaire a mis en exergue des difficultés déjà existantes. Le recul de la pédopsychiatrie sur notre territoire par exemple. Des départements entiers en sont dépourvus et si dans les grandes agglomérations, médecins et centres médico-psychologiques existent, ils sont en nombre insuffisant avec des délais d’attente d’au moins 18 mois. Or on sait que tout retard de prise en charge psychologique des enfants a des conséquences non seulement sur son épanouissement mais aussi sur ses apprentissages. Les études le disent, le mal-être dans lequel sont des enfants privés d’activités, de loisirs, de culture depuis plus d’un an peut avoir un impact à long terme sur leur développement. D’un point de vue éducatif ce sont les enfants les plus vulnérables qui ont été les plus touchés. Sans ordinateur, sans connexion internet ils n’ont pas pu suivre les cours à distance, ont décroché et on assiste à un recul dans l’acquisition d’un certain nombre d’apprentissages. Cela aussi, impacte leur santé mentale. Mais les enfants ont vécu également les conséquences du confinement sur les relations familiales et notamment pour les familles vivant dans des logements exigus. Enfin, on ne peut ignorer non plus que les violences faites aux enfants et adolescents ont fortement augmenté pendant cette crise.

Comment lutter contre ces violences ?

Les violences faites aux enfants le sont à l’abri des regards, et pendant le premier confinement la fermeture des écoles a nettement compliqué leur détection. Les enfants doivent bénéficier d’une vigilance accrue de chacun et chacune d’entre nous. Mon prédécesseur et la Défenseure des enfants avaient appelé en mars 2020 à la responsabilité collective et à signaler au numéro d’urgence, toutes les situations préoccupantes concernant les enfants. Il est indispensable qu’une grande campagne nationale, visible dans tous les lieux publics, dans les établissements scolaires pour alerter sur les violences faites aux enfants et leurs conséquences dramatiques soit engagée. Nos jeunes ambassadeurs qui présentent la convention internationale des droits de l’enfant dans les établissements scolaires nous disent que très souvent un enfant vient leur signaler qu’il est concerné par le non-respect de ses  droits. Informer l’enfant sur ses droits devrait se faire de façon systématique en milieu scolaire. Cela doit faire partie des connaissances fondamentales. Parler de ces situations, sans aucun doute, libère la parole. On est toujours très étonné que les enfants parlent très tardivement des violences qu’ils subissent, mais qu’a-t-on mis en place comme dispositif pour qu’ils puissent le faire? La question du soutien, de l’accompagnement à la  parentalité est aussi très importante. Il faut que les parents, quand ils sont en difficulté, puissent faire appel à quelqu’un.

La crise sanitaire a renforcé les difficultés des services et des personnels en charge de la protection de l’enfance pour mener à bien leurs missions. Que pouvez-vous nous en dire ?

Lors du premier confinement nous avons alerté sur des situations difficiles. Celles des mineurs non accompagnés qui, du fait de la fermeture des centres d’accueil, ont été traités comme des étrangers adultes au lieu d’être  protégés et mis à l’abri. Celles des mineurs détenus qui ne pouvaient plus recevoir de visites ni avoir accès à l’éducation, les plaçant dans un grand isolement. Celle des enfants de détenus qui n’ont pas pu voir leur(s) parent(s) pendant très longtemps. Je crois que nous avons appris de ces situations. Mais il est encore trop tôt pour savoir ce que l’on aura retenu des bonnes pratiques de cette crise. Nous ferons dans notre rapport annuel, en novembre prochain, qui portera sur la santé mentale, des constats et des recommandations à destination des pouvoirs publics parce que le bien-être de notre jeunesse doit être au cœur de la politique nationale de santé publique. Nous
en ferons le suivi parce qu’il est indispensable de savoir ce qui est appliqué, ce qui ne l’est pas et pourquoi. N’oublions jamais que l’enfant doit être considéré d’abord comme un enfant et que son intérêt passe avant tout autre. Le respect de ses droits doit être ce qui nous guide à chaque instant.

Interview issue de la revue POUR n°233, mai 2021; à lire ici!

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Désastre démocratique

lun, 05/07/2021 - 14:34

Le record d’abstention aux scrutins du 20 juin est un événement majeur qui dit beaucoup de l’état de notre vie politique et de notre société toute entière. S’y ajoutent les scores des partis d’extrême droite certes en régression mais encore très hauts. Globalement, le 1° tour des élections régionales, départementales et territoriales a livré un tableau saisissant du pays qui ne peut qu’inquiéter notre syndicalisme de transformation sociale qui cherche à créer des dynamiques collectives et s’appuie sur la mobilisation du plus grand nombre. En cette veille de second tour, la FSU appelle à aller voter pour battre l’extrême droite et faire échec à ses projets de régression sociale toujours en mesure de l’emporter dans certains territoires.  Le repli sur soi plutôt que la recherche d’une meilleure répartition des richesses, la désignation de boucs émissaires en lieu et place du traitement des questions sociale et écologique, le dénigrement de tout discours de concorde et de solidarité qui ne verse pas dans le simplisme, la stigmatisation et la surenchère sécuritaire ambiantes : voilà ce que charrient ces vents mauvais, voilà aussi ce contre quoi nous sommes déterminés à lutter en défendant un autre modèle de société.

Il appartient tout particulièrement à la FSU, dans la période électorale qui va de nouveau s’ouvrir et mener vers les élections présidentielle et législative, de faire entendre qu’un autre projet est souhaitable et possible. En tant qu’agent-es de la Fonction publique et donc actrices et acteurs au cœur des enjeux de la société, nous sommes légitimes à dessiner les contours de nouveaux possibles et à rendre ces alternatives crédibles aux yeux du plus grand nombre.

 

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Pour les droits et la justice sociale

jeu, 01/07/2021 - 14:37

Les organisations syndicales réunies le 1er juillet affirment que la solution à la crise sanitaire et la reprise d’activité ne peut se faire sans les travailleurs et travailleuses du public et du privé.

La situation sanitaire ne peut et ne doit pas être utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié.es dans tous les domaines : emplois, conditions et temps de travail, salaires, sécurité sociale, retraites et assurance chômage en particulier.

Le quoi qu’il en coûte d’hier ne sera pas demain le quoi qu’il en coûte pour les travailleuses, les travailleurs, les jeunes et les retraité.es qui n’ont pas à payer la facture sous quelques formes que ce soit.

Conditionner des aides publiques selon des normes sociales et environnementales doivent permettre de préserver et créer de nouveaux emplois.

L’heure est à la nécessaire défense des droits et à la satisfaction des revendications :

  • Un vrai travail avec un vrai salaire pour toutes et tous, l’égalité professionnelle femmes/hommes ;
  • Des augmentations de salaire, pensions et minimas sociaux ;
  • L’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au code du travail et garanties collectives ;
  • L’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage ;
  • L’arrêt des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et la fonction publique et le renforcement de leurs moyens ;
  • Le rétablissement de tous les droits et libertés.

L’enjeu climatique environnemental est majeur. La nécessaire transition écologique ne peut se faire qu’en préservant l’emploi et les droits des salarié.es.

Les syndicats vont organiser et préparer des assemblées générales et des réunions syndicales afin de préparer la mobilisation.

Les organisations syndicales affirment leur détermination et entendent lancer un avertissement au gouvernement et au patronat.

Elles sont prêtes et déterminées à appeler à la mobilisation interprofessionnelle la plus large, y compris par la grève, avec l’ensemble des travailleurs et travailleuses, des jeunes et des retraité.es qui se battent et agissent justement pour leurs droits et la justice sociale.

D’ores et déjà, elles décident de réunir une intersyndicale le 30 août.

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Les AESH mobilisé-es contre le mépris du ministère

jeu, 01/07/2021 - 13:17

Le 3 juin, les AESH se sont mobilisé-es en nombre dans toute la France, avec le soutien des autres personnels de l’Éducation nationale. Par la grève et la participation aux manifestations, ils et elles ont rendu visible leur colère face au mépris du ministère qui reste sourd à leurs revendications.

 

Pour toute réponse, le ministère a refusé d’engager des négociations spécifiques et a relégué les discussions sur les rémunérations et le temps de travail des AESH dans le groupe de travail « Amélioration du service public » du Grenelle, excluant ainsi toute une partie des revendications.

 

Les pistes avancées par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports pour faciliter l’accès à des emplois à temps complet ne sont pas acceptables. En effet, il serait proposé aux AESH de multiplier les contrats auprès de plusieurs employeurs, en dehors du champ de l’Éducation nationale. Cela ne répond aucunement aux attentes des AESH qui exigent la pleine reconnaissance de leur métier d’accompagnant-e d’élèves en situation de handicap, dans les écoles et établissements scolaires.

 

Une enveloppe de 40 à 60 millions d’euros serait prévue pour 2022, mais sans aucun engagement sur un plan pluriannuel pour améliorer les rémunérations. La proposition d’un cadre dérogatoire, avec une grille de rémunération comprenant 11 niveaux allant jusqu’à l’indice majoré 427 contre 363 actuellement, et un avancement automatique tous les trois ans contourne la création d’un corps, mais c’est un premier bougé à mettre à l’actif des mobilisations.

 

Il reste urgent d’augmenter les rémunérations de tous les AESH sur toute la carrière et leur garantir la possibilité de contrats à temps complet pour vivre dignement de leur travail, d’abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens, de créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, et de recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des besoins.

 

L’intersyndicale nationale juge nécessaire de poursuivre et amplifier la mobilisation pour imposer la satisfaction des revendications des AESH. Elle décide de se revoir fin août pour échanger sur les modalités d’action et construire cette mobilisation avec les personnels. Elle apporte dès à présent son soutien à toutes les initiatives en cours ou à venir.

 

Paris, le 1er juillet

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Écologie : le ministère ferme brutalement une de ses écoles

mar, 29/06/2021 - 15:29

L’école nationale des techniciens de l’équipement (ENTE)* est un centre de formation à compétence nationale des ministères de la transition écologique, de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et de la Mer (MTE/MCTRCT/MM). Elle est implantée sur les sites d’Aix-en-Provence (environ 50 agents) et Valenciennes (environ 40 agents).

L’ENTE, au même titre que les autres écoles du MTE/MCTRCT/MM, est un centre de formation essentiel pour accompagner les objectifs ministériels de la transition écologique.

Mi-mai, lors d’une réunion avec les organisations syndicales représentatives intitulée « évolution de l’ENTE », non prévue au calendrier de l’administration, la secrétaire générale présentait, non pas l’évolution, mais la disparition programmée de l’école. Le lendemain, l’administration annonçait cette décision par visioconférence aux agent-es concerné-es.

La FSU dénonce la violence dont font preuve les ministres en annonçant de manière aussi brutale qu’inattendue la disparition de l’ENTE, sans aucun respect des règles en matière de prévention des RPS ; une nouvelle fois, le seul moteur est strictement budgétaire.

Cette décision s’appuie sur un diagnostic réalisé à charge, en cercle restreint, par un consultant privé ignorant les pratiques de la fonction publique. Il est réalisé en toute méconnaissance de la réalité de l’ENTE et au plus grand mépris des agent-es et de leurs compétences. Il laisse les agent-es face à la fermeture du site d’Aix en Provence et l’injonction de trouver du travail ailleurs.

Sans avoir mené une réflexion globale sur l’avenir et le réseau des écoles, l’administration se défend de faire disparaitre les formations assurées par l’ENTE en intégrant une partie de celles-ci dans une autre école et le centre de formation ministérielle.

La FSU exprime toute sa solidarité avec les agents-es de l’ENTE et constate une nouvelle fois que les urgences écologique et climatique restent un discours de façade et que ce gouvernement continue la destruction du service public chargé de mettre en œuvre ces politiques.

Les Lilas, le 29 juin 2021

 

 

*L’ENTE forme les lauréats des concours et les agent-es admis par liste d’aptitude et examen professionnel de catégorie B.

Elle propose :

  • Des formations professionnalisantes (niveau III bac +2) qui débouchent sur un titre de chargé-e de projet en aménagement du développement durable des territoires,
  • Des classes préparatoires intégrées qui accueillent des étudiant-es ou demandeurs, demandeuses d’emploi et les préparent aux concours externes de catégorie B de TSDD et SACDD. Elles peuvent également préparer aux concours de A et B,
  • Une licence en alternance « maintenance et gestion d’un patrimoine d’infrastructures (MGPI) » en partenariat avec le CNAM Paca et le CFA régional TP de Mallemort,
  • Des modules de formation en ligne pour les élèves et en auto-formation pour tous les publics.

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Courrier intersyndical de l’éducation pour un collectif budgétaire et des mesures d’anticipation de la rentrée

mar, 29/06/2021 - 14:21

Monsieur Jean-Michel Blanquer

Ministre de l’Education nationale,

de la Jeunesse et des Sports

110 rue de Grenelle

75007 Paris

 

Les Lilas le 28 juin 2021

 

Monsieur le Ministre,

Nous venons de vivre deux années marquées par une pandémie qui a eu des conséquences indéniables sur la scolarité des élèves, que ce soit dans le premier ou le second degré.

 

En dépit des efforts des personnels pour s’adapter aux conditions de l’acte pédagogique (jauges, absence d’élèves, fermeture nécessaire de classe en cas de contamination, etc.), mettre en place des dispositifs pédagogiques diversifiés, les programmes n’ont pu être abordés pleinement, les inégalités se sont creusées, de nombreux élèves ne disposant ni d’un cadre propice au travail scolaire, ni des outils techniques, ni d’aide dans l’entourage familial.

 

La rentrée se fera donc sous un jour particulier, avec des personnels et des élèves ayant pu être éprouvés par l’épidémie, avec des différences accrues de niveaux scolaires, des publics déjà fragiles, notamment en éducation prioritaire, en LP, dans les territoires ruraux, particulièrement touchés par les conditions d’une scolarité dégradée. Afin d’éviter des conséquences durables de ce phénomène et ne pas risquer d’obérer le devenir de ces jeunes, il est nécessaire que des moyens exceptionnels soient attribués au système scolaire pour faire face à la situation consécutive à l’épidémie et au confinement.

 

Nous réitérons donc notre demande d’un collectif budgétaire de nature à permettre d’abonder les moyens pour le service public d’éducation, assurer la présence d’équipes pluri professionnelles partout où les problèmes sont particulièrement criants, réduire les effectifs par classe et instaurer des groupes.

 

L’urgence appelle des réponses rapides et nos collègues, dont certains continuent de se mobiliser pour obtenir d’autres conditions de rentrée, attendent des solutions concrètes pour l’accompagnement de tous les jeunes dans leur scolarité.

Attachés à préserver l’égalité de tous et toutes dans le système public d’éducation, nous vous demandons de bien vouloir prendre en considération ces demandes liées au caractère exceptionnel de la situation.

 

Nous souhaitons en outre qu’une concertation puisse être ouverte suffisamment en amont de la rentrée pour examiner les différentes hypothèses liées au contexte sanitaire ; si nous aspirons tous et toutes à retrouver une vie et une activité normales, nul ne peut prédire à l’instant ce qui se passera à l’automne et toute anticipation des mesures à prendre est nécessaire pour éviter les problèmes rencontrés cette année.

 

Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SUD Education, SNALC, SNCL-FAEN, UNSA Education, seront très attentives à votre réponse qu’elles feront connaître aux personnels. Elles conviennent de se revoir pour apprécier l’état de la situation.

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CTMEN du 15 juin 2021 : Déclaration liminaire de la FSU

mar, 29/06/2021 - 10:16

Vous trouverez ci-après la déclaration de la FSU lors du CTMEN du 15 juin 2021 :

 

20210506 ctmen - declaration de la fsu

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Examens 2021 : les graves défaillances du Ministre, le sens du service public des agents

mar, 29/06/2021 - 10:15

Baccalauréat général, technologique, professionnel, BTS, DNB général et DNB professionnel… pas un seul examen de cette session 2021 n’aura été organisé correctement par le Ministère. Si les épreuves ont eu lieu, c’est uniquement grâce au sens du service public de ses agents, en particulier les personnels d’enseignement et d’éducation, les personnels administratifs dans les services des examens des Rectorats et les chefs d’établissement, qui ont tenu, malgré les ordres, contre-ordres et l’improvisation généralisée érigée en mode de gouvernance par le Ministre.

Comme pendant la crise sanitaire, le Ministre s’est accroché à son mantra « on est prêt », balayant d’un revers de la main les alertes des organisations syndicales, dont la FSU, sur les difficultés pédagogiques et organisationnelles de cette session. La FSU, attachée à des épreuves nationales et terminales a fait des propositions pour des aménagements des épreuves qui auraient permis de concilier les impératifs pédagogiques et organisationnelles. Mais, encore une fois, le Ministre et son entourage ont choisi le déni, n’ont pas anticipé les caractéristiques de cette session si particulière, marquée à la fois par le Covid et des nouvelles épreuves liées aux réformes par ailleurs très contestées de Jean-Michel Blanquer. Ils ont alors mis sous tension et sous pression toute la chaine d’organisation des examens.

Services administratifs sommés de s’adapter en dernière minute en fonction de consignes trop souvent découvertes à l’occasion de communications médiatiques et qui souffrent d’une insuffisance de créations d’emplois, professeurs qui découvrent leur convocation au Grand oral alors que l’épreuve a déjà commencé, correcteurs de français et de philosophie qui voient disparaître certaines de leurs copies numérisées, alors même que les chefs d’établissement ont souvent passé de très longues heures à scanner ces copies. Pour le baccalauréat professionnel, deux épreuves ont été neutralisées a posteriori mais sans alléger les conditions d’organisation des examens malgré un contexte sanitaire qui aura dégradé toute l’année.

Les épreuves du DNB se déroulent après de nombreux rebondissements ces derniers jours qui relèvent de la seule responsabilité du Ministre. Était-il nécessaire d’ajouter une pression supplémentaire aux services des examens et concours déjà au bord de la rupture pour certains… Quelle inconséquence, là encore !

 

La FSU apporte tout son soutien aux personnels mobilisés pour le bon déroulement des examens. Elle intervient auprès du ministère pour que les conditions de correction et de travail soient respectées/améliorées.

 

Elle exige qu’un bilan complet et sincère soit fait de cette session chaotique des examens 2021. Les personnels et les élèves ont payé très cher la désorganisation de cette session, après une année particulièrement difficile. La lumière doit être faite sur les dysfonctionnements constatés et toute la chaîne de décisions doit être remontée et analysée. La FSU n’acceptera pas que les personnels d’enseignement, d’éducation, d’inspection, administratifs, techniques ou les chefs d’établissements servent de bouc émissaire pour cacher les défaillances du Ministre.

 

Les annonces ministérielles de ce lundi pour la session du baccalauréat 2022 ne règlent en rien les problèmes de fond posés par la réforme du bac imposée à marche forcée par Jean-Michel Blanquer. En remettant en cause le caractère national du baccalauréat, le bac Blanquer est toujours plus injuste et inégalitaire. À l’image de la politique éducative menée par le Ministre depuis 4 ans.

 

Les Lilas, le 29 juin 2021

Examens_2021_les_graves_defaillances_du_Ministre

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Monsieur Blanquer, qu’attendez-vous pour lutter contre la transphobie en milieu scolaire ?

ven, 25/06/2021 - 13:17

Alors qu’à grands renforts de communication, le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports et le gouvernement annonçaient dès 2018 s’engager dans un plan interministériel de lutte contre les  LGBTphobies, presque quatre ans après, nous ne comptons plus les reculades et les atteintes aux droits des jeunes LGBTI. Les atermoiements autour de la loi PMA et les blocages concernant la PPL sur les thérapies de la conversion en sont deux exemples.

À l’école aussi, c’est avant tout la communication qui prime sur l’avancée des droits LGBTI et sur l’accueil de toutes et tous. Ainsi, tous les 17 mai, journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, le MENJS affiche sa volonté d’agir. Or depuis le début du mandat de JM Blanquer à la tête du ministère, presque rien n’a été fait. Une campagne de sensibilisation a bien été réalisée. Mais depuis, en dehors de sa relance, trop peu de travaux de fond sont entrepris.

Face au taux de suicide plus important chez les jeunes LGBTI, face aux cris de détresse des jeunes trans et intersexes, nous avions pourtant alerté à plusieurs reprises sur le flou juridique et sur le manque d’outils et de  consignes concernant l’accueil des élèves trans à l’école, que les personnels attendent pourtant. Nos courriers au Dgesco et aux ministres étaient alors restés lettre morte. La fin de l’année 2020 a été marquée par deux suicides de deux jeunes trans. Très rapidement, le groupe de travail Dgesco sur les LGBTphobies a été réuni et un cycle lourd et long d’auditions d’associations trans et de personnes qualifiées a été réalisé. Le Collectif éducation contre les LGBTIphobies en milieu scolaire et universitaire a pris toute sa part dans ce travail. Dans l’urgence, nous avons dû travailler pour une sortie prévue le 17 mai dernier à un guide à destination des équipes des établissements scolaires pour l’accueil des élèves trans. Telle était la commande du MENJS et ce guide devait s’accompagner d’une circulaire cadrant cet accueil.

Ce 17 mai alors que monsieur Blanquer n’avait aucun mot à ce sujet en conférence de presse, nous apprenions que le ministère ne souhaitait plus sortir ces deux documents. Outre le mépris du travail important réalisé par des personnels de ses services, des associations trans et des nombreux et nombreuses professionnel.le.s sollicité.e.s, cette volte-face est alors une insulte à toutes les personnes trans qui attendaient tellement de cette clarification urgente.

Au moment où se déroulent partout en France des marches des fiertés LGBTI, le Collectif Education contre les LGBTIphobies demande solennellement la publication du guide prévu, accompagné des outils nécessaires à la formation de tous les personnels du MENJS.

Contacts :
Alexis GUITTON – 06 78 60 96 41 – alexis.guittonfep@gmail.com
Olivier LELARGE – 06 27 53 06 88 -olelarge@gmail.com

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Pour l’avenir de la jeunesse, il y a urgence à agir pour la protection de tous les enfants !

jeu, 24/06/2021 - 17:25

Les 24 et 25 juin, les Assises de la Protection de l’Enfance se tiennent à Nantes en présence du Secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles ainsi que du Garde des sceaux.
Depuis plusieurs années les politiques publiques ont creusé les inégalités et fragilisé les conditions de vie d’une part toujours plus importante de la population. Les gouvernements successifs ont attaqué le système social, socle de nos solidarités intergénérationnelles.
La crise sanitaire a mis en lumière puis renforcé les difficultés économiques et sociales de nombreuses familles et de la jeunesse.
Nous sommes convaincu-es que l’avenir de la société se joue dans la place qu’elle parvient à faire aux jeunes, c’est pourquoi la FSU revendique un plan ambitieux pour la jeunesse, porteur d’espoirs dans une société plus juste et écologiquement soutenable.

Une jeunesse malmenée !

En France plus de 3 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile fixe et 100 000 sont non scolarisés.
Des milliers de jeunes majeurs et d’étudiants se nourrissent par le biais de distributions alimentaires.
La crise sanitaire a révélé un nombre important de violences intra-familiales dont les enfants sont à la fois victime et témoins.
Les moyens versés par l’État pour mettre en œuvre les politiques publiques en direction de la jeunesse ne sont absolument pas appropriés.
Le nouveau monde annoncé n’offre que des perspectives angoissantes et dessine un modèle de société dans laquelle toutes les solidarités sont mises à mal.
Des missions de service publics pour la jeunesse sans cesse attaquées !
Alors que la situation nécessiterait un engagement fort de soutien à la jeunesse le Gouvernement fait un tout autre choix :

  • une remise en cause conséquente de l’ordonnance de 1945 visant à pénaliser les jeunes plutôt que les protéger avec l’entrée en vigueur du code de la justice pénale des mineur-es qui vient consacrer les politiques répressives à l’œuvre depuis plus d’une vingtaine d’années au dépend de la protection de l’enfance et de la primauté de l’éducatif
  •  des réformes des programmes scolaires entérinant le parcours au mérite et la sélection, sources de stress permanent et d’exclusion des plus en difficulté. C’est un changement de philosophie des objectifs de l’école : acquérir un socle de connaissances minimal plutôt que d’accompagner les plus fragiles à une évolution sociale.
  • Une fragilisation des dispositifs de protection de l’enfance en n’attribuant pas aux Conseil départementaux les moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux.
  • Une vision répressive de la relation à la jeunesse à l’espace public plutôt qu’un accompagnement ambitieux par l’éducation populaire permettant à chacun de trouver sa place.
  • Une mise à mal des modes d’accueil des plus jeunes enfants par le biais d’une déréglementation.
  • Une absence de plan d’envergure en direction de la pédopsychiatrie, laissant ce secteur exsangue et une jeunesse sans possibilité de soins.

Le constat est sans appel : sans cesse restructurés, sans moyens, soumis à des injonctions contradictoires, soumis à la libre concurrence du marché, et sommé d’être concurrentielle et financièrement rentable, tous les acteurs concourant à la protection de l’enfance expriment aujourd’hui la perte de sens de leurs missions et l’incapacité à faire face aux besoins fondamentaux de la jeunesse !

Investir pour la jeunesse, c’est investir dans le futur de notre société

La FSU affirme qu’il faut d’urgence un plan massif, coordonné, déterminé et ambitieux pour la jeunesse !
Un plan qui inclue une politique sociale d’ampleur permettant de lutter contre les inégalités de classe, favorisant l’émancipation sociale, les solidarités, le vivre ensemble, un plan réaffirmant la place centrale des services publics dans notre société permettant la lutte contre le mal-logement et la précarité, l’accès de toutes et tous à la santé, l’éducation, la culture, aux sports, autant de conditions qui favorisent l’émancipation de chacun et chacune.
La FSU porte un projet de société pour la jeunesse et revendique :

  •  le renforcement de tous les services et structures de prévention, de protection de l’enfance et de la jeunesse par le recrutement de personnels qualifiés et reconnus à la hauteur de leurs missions ainsi que par la mise à disposition massive d’infrastructures à destination de la jeunesse.
  • un plan d’urgence pour les enfants porteurs de handicap
  • une justice des enfants protectrice, éducative, humaniste et émancipatrice
  • le développement du service public de l’insertion
  • un droit d’accès des jeunes à la santé physique et psychique, y compris au sein des établissements scolaires dans le cadre des consultations infirmières de premier recours
  • une véritable politique d’accueil et d’accompagnement des mineur-es et jeunes majeur-es étranger-ères
  • une véritable politique sociale en faveur des jeunes majeur-es

Des moyens pour la protection de l’enfance, sécuriser l’avenir des plus fragiles

Depuis plusieurs années, les professionnel.le.s, de la protection de l’enfance alertent sur leurs conditions de travail et d’exercice des missions. Ils et elles dénoncent les manques de moyens humains, budgétaires et structurels. La mise à mal de la chaîne de prévention et de protection, des ruptures d’accompagnement pour les enfants et les familles concernées, la remise en cause des conquis sociaux des personnels, la baisse du taux d’encadrement et des niveaux de qualification…impactent la qualité du service à rendre à la population tout en portant atteinte à l’égalité d’accès aux droits sociaux.
La FSU appelle tous les professionnel-les qui concourent à l’avenir de la jeunesse et à la protection de l’enfance à se mobiliser et à participer au rassemblement devant la cité des congrès de Nantes le 25 juin à 11h30 suivi d’une assemblée générale en marge des Assises de la Protection de l’Enfance les 24 et 25 Juin 2021.

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