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Avec la FSU, pour la Fonction Publique
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Contre le fichage de syndicalistes par l’extrême droite

mar, 21/09/2021 - 15:48

Plus de vingt syndicalistes ont été, avec des universitaires, des artistes, des journalistes, des avocat·es, mais aussi des militant·es issu·es d’associations, de partis politiques, fiché·es par un site d’extrême-droite pour leur prise de position contre le racisme.

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Fonction publique : l’échec d’une politique salariale

mar, 21/09/2021 - 15:43

La FSU est intervenue lors de la conférence salariale au ministère de la Fonction publique en exigeant principalement une revalorisation d’urgence de 5% de la valeur du point d’indice et l’ouverture d’une véritable négociation à l’échelle de l’ensemble de la Fonction publique.

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05 octobre 2021 : Grève et mobilisation pour gagner

mar, 21/09/2021 - 11:26

Les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP appellent l’ensemble des fonctionnaires et agents-es publics à cesser le travail le 5 octobre 2021 et à participer aux mobilisations organisées avec le secteur privé.

Subissant depuis des années des politiques publiques d’austérité qui ont dégradé considérablement leurs conditions de travail et leur pouvoir d’achat, les fonctionnaires et agents-es publics s’inscrivent dans les revendications portées sur le plan interprofessionnel, notamment :

• l’augmentation générale des salaires par la revalorisation du point d’indice et l’amélioration de la grille indiciaire, ainsi que des mesures fortes pour gagner l’égalité professionnelle,

• l’arrêt des suppressions de postes et des recrutements partout où c’est nécessaire,

• l’abandon du projet de loi 3DS, des restructurations et le maintien et le développement de services publics de proximité,

• l’arrêt des emplois précaires et la mise en place d’un plan massif de titularisation et/ou de CDIsation,

• l’engagement que la réforme portant sur un régime universel des retraites ou la remise en cause des régimes spéciaux est abandonnée.

Tout en réaffirmant que la priorité doit être à la mise en œuvre des moyens indispensables pour protéger la santé de la population et des salariés-es en particulier, dont fait partie aujourd’hui la vaccination à laquelle chacun doit pouvoir accéder, nous rappelons qu’il est inacceptable de sanctionner un-e agent-e sur un plan professionnel au regard de choix personnels, le tout sans possibilité de débat contradictoire par la saisine des CAP ou CCP.

C’est pourquoi, nos organisations refusent toute suspension des agents-es et interruption de leur rémunération et demandent le retrait de cette disposition du projet de loi.

Elles revendiquent davantage de moyens pour la santé et l’hôpital public et, globalement, des budgets 2022 en rupture avec les politiques d’austérité.

Face à un Président de la République et un Gouvernement qui continuent de faire la sourde oreille aux revendications portées par les organisations syndicales des travailleurs-euses, il est temps de nous faire entendre !

Nos organisations syndicales apportent leur soutien à toutes les mobilisations en cours notamment à l’Éducation nationale le 23 septembre prochain et en solidarité avec les retraités-es le 1er octobre 2021, processus de lutte qui doivent converger le 5 octobre prochain.

Ensemble, public, privé, soyons solidaires et prenons notre destin entre nos mains !

En grève et aux manifestations le 5 octobre 2021 !

Fait à Paris le 17 septembre 2021

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Communiqué des signataires de l’appel à la marche du 12 juin pour les libertés et contre les idées d’extrême-droite

dim, 19/09/2021 - 10:33

Communiqué des appelants du 12 juin 2021

Les organisations signataires de l’appel aux marches du 12 juin pour les libertés et contre l’extrême-droitisation dénoncent la constitution de fichiers par le site Fdesouche.

Il s’agit d’un fichage illégal et dangereux de la part d’un groupe activiste d’extrême-droite dont il est légitime de s’interroger sur l’usage qui pourrait en être fait.

Nous affirmons notre solidarité avec toutes celles et tous ceux qui y figurent. Nous appuyons les différentes plaintes qui seront déposées. Ce type de pratique démontre, s’il en était encore besoin, la nécessité du combat contre l’extrême-droite, ses idées et toutes celles et ceux qui les propagent.

 

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Déclaration de la FSU au Conseil Supérieur de l’Education – 15 sept. 2021

mer, 15/09/2021 - 11:48

DÉCLARATION FSU

Conseil Supérieur de l’Éducation du 15 Septembre 2021

Cette rentrée s’effectue encore dans un contexte particulier. Deuxième rentrée sous covid, la crise sanitaire n’est pas encore dernière nous. Les enseignant.es doivent plus que jamais faire face à de multiples difficultés liées au contexte sanitaire et surtout à l’absence de mesures concrètes de la part des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Les conséquences négatives de la crise sanitaire sur les apprentissages des élèves et des étudiant.es ne sont toujours pas traitées.

D’un point de vue sanitaire, l’apparition de nouveaux variants aurait dû forcer les ministères à rester vigilants en renforçant notamment les protocoles sanitaires qui sont les seuls moyens pour maintenir les écoles et universités ouvertes dans la durée. Force est de constater que beaucoup de questions restent sans réponse : organisation des sorties scolaires ou des PFMP en lycée professionnel, politique de tests, modalités d’isolement des élèves cas contacts, organisation de la vaccination en milieu scolaire et universitaire, etc. Ce manque de lisibilité pour les enseignant.es reste encore une source d’inquiétudes importantes et illustre parfaitement et plus particulièrement la stratégie du ministre de l’éducation nationale qui continue à mettre sous pression l’ensemble du système scolaire.

D’un point de vue pédagogique, malgré les demandes répétées de la FSU pour la mise en place d’un plan d’urgence pour l’Éducation et la formation, les deux ministres poursuivent leur politique de suppression de postes notamment dans le second degré et l’enseignement supérieur où le taux d’encadrement se dégrade depuis 10 ans. A cette rentrée, aucun moyen supplémentaire n’est dégagé pour pallier les difficultés des élèves et étudiant.es accentuées par deux années d’apprentissage très difficiles. La généralisation de demi-groupes est primordiale pour y remédier. Il est également nécessaire d’aménager des dispositifs de la voie professionnelle (co intervention, chef-d’œuvre ou accompagnement personnalisé de toutes sortes) pour redonner du temps d’enseignement pour des élèves qui en ont bien besoin.

Dans le premier degré, sur les 2489 postes créés, un nombre très faible est utilisé pour le remplacement (391) alors que le non remplacement a explosé, et 29 postes seulement pour le RASED, pourtant plus indispensable que jamais. 105 postes de « Plus de maîtres que de classes » sont encore supprimés, malgré les dynamiques pédagogiques qu’ils permettent… Le ministre de l’éducation nationale continue les injonctions à resserrer les enseignements sur des « fondamentaux » étriqués et le contrôle des pratiques se poursuivent ainsi à tous les niveaux du système éducatif.

Que dire des postes d’AED, AESH, CPE, PsyEN, infirmier-es, assistant-es de service social, médecins de l’éducation nationale ? Les conséquences psychologiques, sociales, éducatives de la crise sanitaire sont notables et les équipes pluri-professionnelles sont loin d’être complètes pour assurer leurs missions. Les recrutements ne sont pas à la hauteur pour répondre aux besoins et le recours aux contrats précaires pour pourvoir ces postes atteint ses limites.

Ces politiques ont dégradé et continuent de dégrader fortement les conditions de travail des personnels. Elles ne font en réalité que développer et creuser les inégalités entre élèves ou étudiant.es. Au manque de moyens, s’ajoute une politique catastrophique mise en œuvre sur la formation et la rémunération des enseignant.es qui aggravent la crise du recrutement occasionnant de plus en plus de graves dysfonctionnements du système éducatif.

Les mesures salariales issues du Grenelle ne constituent en rien la revalorisation historique dont se vante le ministre de l’éducation nationale. D’une part, plus de 42% des collègues ne sont pas concernés par la poursuite de la prime d’attractivité qui par ailleurs « tasse » les grilles, d’autre part, les enseignant.es stagiaires restent scandaleusement éligibles à la prime d’activité compte tenu de la faiblesse des salaires des débuts de carrières (1,2 SMIC). Le gel du point d’indice se poursuit et aucune mesure générale ne vient compenser les pertes de pouvoir d’achat. La situation est identique dans le supérieur où la ministre Vidal a privilégié une rémunération sous forme de prime individuelle (prime d’engagement professionnel) mettant en compétition les enseignant.es chercheur.es entre eux et elles.
La mise en place d’une réelle grille indiciaire avec avancement automatique pour les AESH, est à mettre au crédit de la mobilisation intersyndicale de ces derniers mois et des interventions insistantes de la FSU. Mais cette grille reste à un niveau insuffisant et ne permet pas de résoudre toutes les questions posées sur les conditions de travail et de rémunération des AESH qui seront en grève le 19 octobre à l’appel de l’Intersyndicale.
Pour la FSU, la période qui s’ouvre, dans un contexte de campagne présidentielle, doit être l’occasion de mettre dans le débat public les questions d’Éducation et de formation :

• pour montrer qu’il existe d’autres choix pour l’école et l’enseignement supérieur,
• pour renouer avec la démocratisation du lycée et de l’accès à l’enseignement supérieur,
• pour élever le niveau de qualification de l’ensemble de la population,
• pour renforcer le service public d’éducation et de formation seul à même de lutter contre toutes les formes d’inégalités en particulier par la mise en place d’une réelle politique d’Éducation prioritaire

Avec d’autres organisations syndicales, la FSU appelle les personnels à se mobiliser et à se mettre en grève le 23 septembre pour continuer à dénoncer les politiques menées depuis 4 ans et montrer que d’autres choix d’éducation et de formation sont possibles.

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Conférence de presse de rentrée 2021: une école à reconstruire

jeu, 09/09/2021 - 17:01

Ce jeudi 09 septembre 2021, la FSU a donné sa « traditionnelle » conférence de presse, faisant suite à la rentrée scolaire 2021.

Vous retrouverez ci-dessous le dossier presse.

dossier_complet

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Ruptures

sam, 04/09/2021 - 12:01

Le rapport du GIEC publié cet été n’est pas seulement une description supplémentaire de l’ampleur et de l’irréversibilité des périls environnementaux. Il est aussi une injonction à changer radicalement de modèle et à organiser la solidarité pour que la planète reste vivable.

Sous nos yeux, de la pandémie de coronavirus aux « méga feux », en passant par les dérèglements climatiques de tous ordres, la maison brûle. Même si désormais nous ne regardons plus ailleurs, cette accumulation peut malgré tout produire un effet de sidération et paralyser l’action : tellement énorme, tellement implacable, relevant de tellement d’intérêts économiques, à quoi servirait-il encore de lutter ? Le GIEC lance au contraire un ardent engagement à agir.

La FSU co-anime le collectif « Plus jamais ça », regroupant syndicats et associations environnementales qui a présenté fin août un « plan de rupture » et surtout un appel à s’en emparer pour mener débats et actions mêlant enjeux sociaux et environnementaux. C’est que le syndicalisme a un rôle majeur à jouer sur ces questions. Plus les salarié-es sont impliqués, conscients de enjeux de leur travail, reconnus dans leur capacité à s’exprimer sur le contenu de leur activité, plus émerge la conscience des enjeux environnementaux et sociaux qui y sont liés, plus se pose la question de l’intérêt général. La mobilisation public-privé à laquelle la FSU appelle le 5 octobre porte aussi sur la nécessité d’une transition écologique qui préserve et développe les droits des salarié.es et l’emploi. Avant cela, le 23 septembre, toute l’éducation est appelée à une journée d’action pour un « plan d’urgence pour l’éducation », c’est là aussi un enjeu de société de tout premier ordre qui doit enfin être entendu. Le futur doit se construire avec plus d’éducation, plus de soin, plus d’attention aux êtres humains et au vivant, à rebours des politiques actuelles destructrices des solidarités et du bien commun.

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Emmanuel Macron s’en prend aux services publics marseillais

ven, 03/09/2021 - 17:05

En déplacement à Marseille, le président de la République devait notamment annoncer un « plan » pour rénover les écoles de Marseille dont le bâti est délabré, résultat de l’absence d’investissement public au cours des 20 dernières années. Mais, dans son discours, aucun montant, aucun calendrier de rénovation et aucune modalité de mise en œuvre n’ont été précisés. Au contraire, le Président de la République s’est livré à un exercice de dénigrement des agent-es du service public et a annoncé la mise en place de dispositifs qui feraient des écoles de Marseille un terrain d’expérimentation de la dérégulation de l’Éducation nationale.

 

Le recrutement des professeur-es des écoles par les directeurs et directrices d’école ouvrirait une brèche dans le fonctionnement du service public d’éducation : Emmanuel Macron cherche à substituer aux mutations régies par des règles connues de tous un recrutement sur profil, ouvrant la porte à l’opacité et au clientélisme. Les écoles marseillaises n’ont pas besoin d’un nouveau modèle managérial qui met à mal le service public d’éducation et dénature les relations entre les personnels, elles ont besoin de moyens pour fonctionner correctement et d’enseignant-es en nombre suffisant, reconnus et valorisés socialement !

 

Le président a aussi annoncé la création d’une société publique en charge de la réhabilitation des écoles les plus délabrées. Cette structure préfigure-t-elle une nouvelle forme de désengagement de l’État de ce dossier très sensible à Marseille ? N’est-ce pas le retour des projets de partenariats public/privé qui ont fait tant de mal aux écoles marseillaises ?

Sur sa lancée, Emmanuel Macron a également pointé l’absentéisme et les grèves des personnels de la ville de Marseille qui ne sont pourtant en rien responsables de la dégradation des locaux scolaires. En stigmatisant les personnels territoriaux, il tente de détourner l’attention et de reporter sur eux la responsabilité de l’Etat alors même que l’engagement des agent-es de la ville de Marseille a été salué par toutes et tous au plus fort de la crise sanitaire. Il a également mis en cause les enseignant-es, qui seraient absent-es des écoles difficiles. Pour la FSU ces propos sont insultants et portent atteinte à l’ensemble des agent-es publics.

En définitive, Emmanuel Macron instrumentalise la crise multiforme que connaît la ville de Marseille : il prend prétexte des fractures économiques, sociales et scolaires de la ville pour pousser des propositions néolibérales qui ne vont faire qu’aggraver la situation et qui ont déjà fait la preuve de leur inefficacité. Cette instrumentalisation est irresponsable et ne fait que jeter de l’huile sur le feu. Marseille n’est pas un terrain de jeu politique où un probable futur candidat à l’élection présidentielle peut venir tester les mesures régressives de son projet politique, qu’il entend bien étendre à tout le service public d’éducation, et plus largement à tous les services publics.

Les marseillais-es ont droit aux mêmes services publics que sur le reste du territoire. Des services publics confortés dans leurs missions et dotés des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement. C’est une condition incontournable pour faire vivre et respecter les promesses républicaines indispensables pour assurer la cohésion sociale et défendre l’intérêt général.

 

La FSU exige que des moyens à la hauteur des enjeux soient débloqués pour garantir à tous les élèves un même droit à l’éducation et à tou-tes les usager-es un égal accès aux services publics, sur tout le territoire.

 

Aussi, elle invite les personnels à ne pas supporter le dénigrement de leur travail et à se mobiliser le 23 septembre, à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation, et le 5 octobre à l’appel de l’intersyndicale interprofessionnelle pour l’emploi, les rémunérations et les conditions de travail.

Les Lilas, le 03 septembre 2021

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Marseille : Après les annonces, déception et colère en même temps chez les enseignants !

ven, 03/09/2021 - 13:59

Alors que les enseignants et les familles attendaient avec espoir des moyens substantiels pour la rénovation des écoles délabrées de Marseille, le Président de la République répond en faisant des élèves marseillais des cobayes pour le laboratoire de la déréglementation de l’éducation nationale. La FSU13 refuse que l’état des écoles de Marseille soit le prétexte à de nouvelles dégradation du service public d’éducation.

Pas de « plan » pour les écoles

E. Macron s’est refusé à annoncer un plan de financement de la rénovation au motif que ce n’est pas de la compétence de l’État, tout en laissant miroiter des moyens de façon confuse, à rebours de l’exigence des personnels et des parents de moyens chiffrés, et d’une programmation concertée. Pire il laisse entendre que la situation marseillaise est de la responsabilité des personnels municipaux ! La FSU connaît les difficultés liées à la gestion des personnels de la ville de Marseille et au clientélisme, mais on ne voit pas le rapport en l’occurrence avec l’état du bâti des écoles, leur insalubrité et leur délabrement.

Pour la FSU l’État doit donner les moyens de financer la rénovation des 174 écoles délabrées, et aider à la construction de la dizaine d’école manquantes dans le centre ville.

Recrutement des personnels par les directeurs : où est le rapport ?

Autre responsabilité pointée par le Président, celle des enseignants qui seraient absents des écoles difficiles. Pour la FSU ces propos sont insultants, ce sont les mêmes enseignants qui pendant les périodes de confinement organisent des collectes alimentaires pour les élèves dans le besoin, se présentent en surnombre pour accueillir les enfants de soignants, et se démènent au quotidien pour faire réussir leurs élèves dans des conditions scandaleusement dégradées, non loin des trafiquants de drogue et de la violence !
Il annonce des écoles laboratoires dans lesquelles les enseignants seraient recrutés par les directeurs. Dans une ville gangrénée par le clientélisme, créer du recrutement local est quand même une drôle de solution. Au-delà, cela correspond à une volonté politique présente depuis le début du quinquennat, qui tend à donner aux directeurs une autorité hiérarchique sur leurs collègues, à rebours de ce que demandent les enseignants, qui se sont mobilisés à plusieurs reprises à ce sujet.

Saupoudrage dans le second degré

Alors que depuis des années l’académie d’Aix Marseille perd des postes de professeurs de collèges et de lycées alors même que le nombre d’élèves augmente, alors que le taux d’encadrement moyen est inférieur aux académies comparables (26 en collège à Aix Marseille contre 24 en région parisienne), que les collèges et les lycées sont en nombre insuffisants, notamment dans les quartiers les plus populaires de la ville, le Président met l’accent sur des structures telles que les micro collèges ou lycées, qui ne concernent par définition qu’un tout petit nombre d’élèves. Notre académie, les Bouches du Rhône et Marseille ont besoin d’un plan de rattrapage des postes pour améliorer le taux d’encadrement, diminuer le nombre d’élèves par classe.

Au-delà, nous dénonçons avec force l’instrumentalisation de la situation marseillaise pour imposer des orientations en matière de politique éducative qui font éclater les cadres communs, cherchent à mettre les personnels en concurrence les uns avec les autres. Ces annonces font figure de premier discours programmatique à moins d’un an de la présidentielle.

La FSU pèsera de tout son poids pour empêcher ces annonces de se concrétiser à Marseille comme ailleurs, et continuera de demander des moyens pour garantir à tous les élèves un même droit à l’éducation, et pour améliorer la rémunération et les conditions de travail des enseignants.

Elle appelle les responsables politiques à ne pas s’égarer dans des expériences douteuses et à se concentrer sur les vraies urgences, à commencer par la rénovation des écoles.

Marseille le 2 septembre 2021

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Déclaration de la FSU au CTMEN du 21 juillet 2021

jeu, 02/09/2021 - 17:17

Vous trouverez ci-après la déclaration de la FSU au CTMEN du 21 juillet 2021 :

2021-07-21-CTMEN - déclaration de la FSU

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Le 5 octobre, mobilisé-es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

mar, 31/08/2021 - 11:17

Les organisations syndicales CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL  réunies le 30 août appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur-ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021.

Elles rappellent qu’elles ont mis en garde le gouvernement, au début de l’été, face à ses projets de régression sociale. Elles ont, à cette occasion, formulé des solutions économiques et sociales pour sortir de la crise sanitaire.

Elles s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié-es et des jeunes. L’élargissement et l’accélération indispensables de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salarié-es.

En cette rentrée, l’emploi est une des préoccupations essentielles des jeunes et du monde du travail. La précarité est en forte hausse, et malgré une opposition unanime, la mise en  œuvre de la  réforme de l’assurance chômage reste d’actualité. Le retour de la réforme des retraites que nous avons combattue et empêchée revient à l’ordre du jour. Gouvernement et patronat veulent imposer de nouveaux reculs sur les retraites. Le chômage partiel a provoqué la plupart du temps des baisses de rémunération importantes.

Trop de salarié.es, notamment les travailleurs-ses particulièrement exposé-es et dits de « 2ème ligne », maintenu.e.s à de bas salaires ne voient aujourd’hui aucune perspective d’amélioration.

Les agent.e.s de la fonction publique attendent toujours et depuis des années des mesures salariales à la hauteur de la perte de leur pouvoir d’achat. Les jeunes ont vu l’investissement dans les aides directes baisser ces dernières années. Le dernier recul en date étant la suppression du repas à 1 euro pour toutes et tous, dont nos organisations réclament le rétablissement.

C’est pourquoi elles exigent :

  • L’augmentation des salaires,
  • l’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage,
  • un vrai travail avec un vrai salaire pour toutes et tous et l’égalité professionnelle femmes/hommes ;
  • la conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales permettant de préserver et de créer des emplois ;
  • l’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au Code du travail et garanties collectives.
  • un coup d’arrêt à la précarisation de l’emploi et à la précarité des jeunes en formation et une réforme ambitieuse des bourses ;
  • la fin des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et la fonction publique et le renforcement de leurs moyens ;
  • Le rétablissement de tous les droits et libertés pour la jeunesse comme pour le monde du travail.

Les organisations CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL affirment l’urgence d’augmenter le SMIC et les grilles de classifications, le point d’indice de la Fonction Publique, les pensions, les minima sociaux et les bourses d’études.

Elles  appellent les femmes et les hommes de toutes les professions, les jeunes, les retraité.es à se mobiliser, le 5 octobre, par la grève et les manifestations, pour obtenir de meilleurs salaires, pour leurs emplois et leurs droits et une meilleure protection sociale. D’ores et déjà, elles décident de se revoir à l’issue de cette mobilisation.

Montreuil, le 30 août 2021

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La laïcité ne peut se réduire à des images stéréotypées du « vivre ensemble »

lun, 30/08/2021 - 17:47

La FSU a régulièrement affirmé son profond attachement à ce que les principes fondamentaux de la laïcité ne puissent pas avoir d’autres visées que de garantir la liberté de conscience. Une telle finalité exclut un usage instrumentalisé par des visées idéologiques partisanes. La neutralité du service public, la séparation des Églises et de l’État en sont des conditions nécessaires et absolues mais elles ne peuvent servir de prétexte à l’imposition d’une vision gouvernementale.

Le rôle de l’école publique est majeur pour transmettre les savoirs et la culture commune qui permettent à chaque citoyen-ne d’exercer, avec liberté et raison, son esprit critique et son jugement. C’est dans le travail quotidien des personnels, et tout particulièrement dans le cadre des enseignements, qu’une telle perspective doit être menée, soutenue par une formation capable d’admettre une pluralité des approches pédagogiques et la nécessité du débat. Par la suppression de l’Observatoire de la laïcité et dans les discours tenus, le gouvernement s’est engagé au contraire dans l’imposition de sa propre vision de la laïcité.

La campagne d’affiches présentée par le ministre de l’Éducation nationale est révélatrice d’une telle stratégie. En jouant sur des caractérisations essentialisantes et stéréotypées, elle laisse croire que les motivations de la laïcité pourraient se confondre avec une lutte contre le communautarisme. Soigneusement construite pour qu’une lecture rapide donne l’impression d’une vision généreuse, cette campagne de communication contribue en fait à renforcer l’idée que les menaces contre la liberté de conscience seraient liées aux différences d’origine et aux écarts culturels qu’elles supposeraient. Elle relève donc d’une stratégie politique contradictoire avec le travail que l’école doit conduire pour éduquer à la laïcité.

Pour la FSU, les priorités sont claires et éloignées de telles stratégies.

Il faut tout d’abord reconnaître le travail poursuivi avec détermination par les enseignant-es et les agent-es pour donner à l’école sa finalité d’émancipation par les savoirs et la raison.

Ensuite, il faut le soutenir autant dans la réalité de ses difficultés quotidiennes que par une formation qui, dans le cadre des principes de 1905, accepte le pluralisme des analyses et favorise l’apaisement des débats.

Enfin, la FSU réaffirme que la question de la laïcité est indissociable de celles de l’égalité des droits et de la justice sociale. Elle renouvelle sa revendication d’un investissement majeur dans le service public largement plus favorable à la défense des valeurs d’une république laïque et sociale qu’une stratégie de communication des plus ambiguës.

 

Les Lilas, le 30 août 2021

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Plan de rupture sociale, écologique et solidaire

mer, 25/08/2021 - 17:00

Alors que les politiques de régression sociale engendrent injustices et discriminations de toutes sortes et accélèrent la crise climatique, il est urgent de mettre en débat des propositions de solutions concrètes, basées sur les solidarités, telles que celles portées par nos organisations.

Aboutissement d’un travail collectif de plus d’un an, le collectif Plus Jamais Ca présente un plan de rupture qui énonce 36 mesures essentielles pour une transformation profonde de la société. 

Pour le télécharger, cliquez ici !

plan de rupture

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Pour un plan d’urgence dans l’éducation, appel à se mobiliser dès la rentrée

ven, 20/08/2021 - 18:26

Le 20 août 2021,

 

Pour un plan d’urgence dans l’éducation,
pour les postes, les salaires, l’amélioration des conditions de travail. Appel à se mobiliser dès la rentrée, à se mettre en grève le 23 septembre et à préparer la mobilisation interprofessionnelle

 

L’École a été soumise à rude épreuve et les personnels ont terminé l’année dans un état de fatigue rarement atteint.

 

La rentrée 2021 est de nouveau marquée par le manque d’anticipation et la confusion de la politique suivie face à la poursuite de la crise sanitaire. Par ailleurs, alors que cette rentrée aurait nécessité la mise en place d’un plan d’urgence et la création massive de postes pour l’éducation dans un contexte qui a rendu plus compliquée la progression des apprentissages, le ministère poursuit une politique qui va à rebours des besoins du service public :

– refus de créer un collectif budgétaire pour la création de postes d’enseignant.es, de CPE, AED, AESH, de PsyEN, de RASED, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux dans les écoles, les établissements et les services pour répondre aux besoins et annuler les suppressions de postes notamment dans le 2d degré où le déploiement d’heures supplémentaires est une réponse inadaptée

– publication de la circulaire de rentrée sans qu’aucune concertation préalable n’ait été organisée. De plus, son contenu relève davantage de la promotion de la politique ministérielle.

Encore une fois, le ministre est dans le déni de réalité en refusant de prendre les mesures nécessaires. Cette absence d’anticipation et de prise de décisions est irresponsable au regard des enjeux de gestion et de sortie de crise.

Les annonces du Grenelle ont confirmé qu’il n’y aurait pas de loi de programmation pluriannuelle. Un renoncement de plus qui ne répond pas aux attentes salariales des personnels et en exclut la majorité. Au-delà de la deuxième tranche de la prime d’attractivité, très insuffisante pour rattraper les retards, il est bien difficile de voir de quelconques perspectives de revalorisation pour les années à venir. Il est urgent d’augmenter les salaires de tous les personnels.

 

Nos organisations dénoncent l’ensemble de ces mesures qui tournent le dos à la priorité à l’éducation et cherchent à transformer en profondeur les métiers dans le sens de contraintes supplémentaires sur les personnels : projet de création d’un emploi fonctionnel de directeur d’école et de hiérarchies intermédiaires, pilotage par l’évaluation. Nous ne pouvons accepter de tels reculs.

 

Nos organisations refusent la généralisation du contrôle continu et demandent le rétablissement du baccalauréat national pour la session 2022, avec des épreuves nationales, terminales et anonymes.

Nos organisations appellent la profession à se mobiliser dès la prérentrée afin d’exiger un plan d’urgence pour le service public d’Éducation. Notre École ne peut fonctionner sans moyens supplémentaires et sans personnels revalorisés et reconnus dans leurs expertises professionnelles.

Elles appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Nos organisations soutiendront toutes ces actions qui doivent permettre de préparer une action nationale d’ampleur. Elles appellent les personnels à la grève le 23 septembre. Elles appelleront à poursuivre ces actions, en particulier dans le cadre d’une mobilisation interprofessionnelle.

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Solidarité avec le peuple afghan

mar, 17/08/2021 - 18:21

L’Afghanistan affronte une fois de plus une situation terrible après la victoire du mouvement islamiste des talibans. C’est l’échec de la stratégie d’intervention militaire des États-Unis et de ses alliés, dont la France, menée au nom de la lutte contre le terrorisme, en soutenant un régime corrompu, et sans donner au pays les capacités de se structurer pour installer un fonctionnement démocratique.  La FSU s’inquiète des conséquences pour l’ensemble du peuple afghan, et notamment les femmes et les filles, victimes probables de l’obscurantisme du nouveau pouvoir, ainsi que plus globalement les défenseurs et défenseuses des valeurs démocratiques et de progrès.

La solidarité s’impose pour soutenir toutes les forces qui pourraient lutter contre ce régime obscurantiste, la FSU adresse en particulier un message de solidarité aux universitaires, professeurs, étudiant-es et jeunes qui affrontent cette situation.

La FSU demande que soient accueillies toutes personnes menacées, et ce aussi longtemps que leur sécurité et leurs libertés ne seront pas assurées en Afghanistan. La FSU réclame que soit accordé le statut de réfugié-es aux personnes qui sont menacées par le nouveau pouvoir et demandent l’asile. À l’inverse des déclarations présidentielles voulant se protéger « contre des flux migratoires irréguliers importants » alors qu’on parle de populations qui fuient les talibans, la France se doit d’impulser à l’échelle européenne une véritable politique d’accueil.

 

Les Lilas, le 17 août 2021

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Grenelle de l’Education : les premières mesures défavorables aux femmes !

jeu, 22/07/2021 - 12:49

Dans un contexte où les employeurs affichent leur velléité de lutter contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, le ministère de l’éducation nationale ne s’émeut pas de cette profonde injustice sociale. Les premières mesures du Grenelle, soumises au vote du CTM du 21 juillet 2021, ne répondent aucunement à l’indispensable revalorisation globale du métier d’AESH, majoritairement féminisé, quand d’autres vont dégrader la vie professionnelle et personnelle de tous les personnels à temps partiel concernant à 80% les femmes.

Les mobilisations et la détermination de la FSU à porter partout des exigences fortes pour les personnels AESH ont forcé le ministère à ouvrir des discussions sur la situation de ces 120 000 personnels, essentiellement des femmes, recrutées sur des emplois précaires, à temps partiel imposé (quotité moyenne de travail : 62%) et dont la rémunération moyenne est de moins de 900 euros par mois.
Le décret contient de maigres avancées mais, au regard de la situation des AESH, est très loin d’apporter la revalorisation nécessaire. Après leur avoir refusé l’accès au statut, alors que les AESH sont affecté.es sur des missions pérennes, le ministère s’est félicité de l’enveloppe de 60 millions d’euros en sa possession. La FSU s’est indignée de cette somme qui dans la réalité se traduira sur la fiche de paie par une augmentation moyenne de 87 euros par an ! De plus l’indice (donc le salaire) d’entrée dans le métier est inférieur aux engagements pris par la ministre de la transformation et de la fonction publiques lors de la conférence salariale pour revaloriser les filières féminisées et mal rémunérées.

Pour la FSU, si nous avons enfin obtenu une grille d’évolution de carrière plus favorable pour les AESH, nous devons poursuivre nos actions pour une revalorisation globale des métiers, la possibilité d’accéder à des temps pleins pour toutes et l’accès au statut de la Fonction publique. A une époque où l’égalité professionnelle est un enjeu fort de société, où la prise en charge des élèves en situation de handicap est annoncée comme une priorité, où l’utilité sociale des métiers d’AESH est plébiscitée, le ministère de l’Education nationale doit répondre à nos exigences.

La seconde mesure du Grenelle, soumise au vote du CTM, représente une véritable régression pour tous les personnels à temps partiels : le ministère dit vouloir leur donner la « possibilité » d’obtenir une ou plusieurs HSA. Alors que ce sont les femmes qui ont recours majoritairement aux temps partiels afin de réussir à articuler leurs temps de vie plus contraints, il est fort à parier qu’elles vont subir des pressions dans les établissements, pour absorber les heures supplémentaires déjà pléthores et abondées par le ministère uniquement pour supporter le manque criant d’emploi. De plus et au-delà de l’aberration de cette mesure qui va aussi augmenter leur charge de travail, ces heures supplémentaires socialisées ne compteront pas dans le calcul de leur pension et sont sous rémunérées par rapport aux heures de service.

La FSU dénonce cette mesure et rappelle que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est une exigence sociale. Le ministère de l’Education nationale doit respecter les engagements du protocole de la Fonction publique et stopper des politiques qui renforcent les inégalités.

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Pour une autre gestion de la crise sanitaire : anticiper, favoriser la vaccination, investir dans les services publics

mer, 21/07/2021 - 13:45

Pour une autre gestion de la crise sanitaire : anticiper, favoriser la vaccination, investir dans les services publics

Après 18 mois de crise sanitaire, la sortie de crise s’éloigne : nous sommes désormais dans une 4ème vague. Le gouvernement, qui a souvent pris des décisions sans tenir compte des avis des médecins et des scientifiques, porte une lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.

La vaccination est nécessaire pour combattre l’épidémie. C’est le cas à l’échelle mondiale, raison pour laquelle la FSU s’implique dans la campagne pour la levée des brevets pour permettre l’accès à la vaccination le plus rapidement possible pour l’ensemble de l’humanité. Or, le Président de la République continue à s’y opposer.
En France, un pass sanitaire est obligatoire à l’entrée de certains lieux. La date du 15 septembre est donnée comme date butoir d’obligation vaccinale pour certaines professions. Les délais sont scandaleusement courts quand on sait qu’il faut plusieurs semaines entre les deux injections, que les rendez-vous ont été pendant longtemps et sont de nouveau aujourd’hui saturés, faute de stocks suffisants, et que l’accès à la vaccination n’est pas une évidence pour un certain nombre de populations en particulier les plus fragiles (difficultés à prendre un rendez-vous sur internet, etc.).

La FSU n’a cessé de réclamer une priorité de vaccination pour les personnels qui le souhaitaient, d’autant que les professions des services publics sont souvent fortement exposées au virus. Or, les pseudo priorités comme celles prétendument données aux enseignant.es pour se faire vacciner, n’ont jamais eu lieu.

User de la coercition et de la pression sans développer tous les outils d’une politique de prévention et de protection est inefficace. Il faut aussi convaincre, étendre la politique vaccinale, informer : aucune campagne d’information simple et accessible n’a été faite sur la vaccination et ses enjeux. Cette carence se paye très cher aujourd’hui et renforce la défiance et les tensions. La FSU dénonce fermement les propos et les actes antisémites et racistes des manifestations du week-end dernier.

Il faut aujourd’hui à la fois accélérer l’élargissement de la couverture vaccinale et améliorer les conditions de protection des agent.es et des usager.es dans les services publics. Des mesures comme la levée du jour de carence en cas d’effets secondaires du vaccin, sa suppression a minima en temps d’épidémie, ou encore le fait de faciliter la vaccination sur le temps de travail pourraient participer de cet effort et in fine emporter la conviction. Les ministères concernés doivent aussi apporter des plans de protection des agent.es et des usager.es : aération, moyens supplémentaires, organisation des services, etc. Encore une fois, rien n’est prêt si ce n’est les mesures disciplinaires pour les personnels, ce qui ne correspond pas à la situation sanitaire qui demanderait l’adhésion des agent.es : les mesures coercitives risquent d’engendrer, à l’inverse de l’objectif recherché, incompréhension et mécontentement. Le gouvernement répète les mêmes erreurs, sans écouter les représentant.es des personnels.

Enfin, la FSU dénonce la manière dont le président de la République a remis sur la table, en même temps que les annonces sanitaires, la réforme de l’assurance chômage ou encore celle des retraites. Profiter de la situation pour mener à bien des réformes régressives, anti sociales et faire payer la crise aux travailleurs-euses n’est pas acceptable. La crise a au contraire montré le besoin de protections collectives et le manque d’investissements dans les services publics, à commencer par l’hôpital et le système de santé. C’est à cela qu’il faut travailler pour sortir enfin de cette crise. La FSU appellera à se mobiliser pour une rentrée sociale, pour défendre les droits sociaux et les libertés.

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