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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 39 min 38 sec

Toutes et tous en grève le 9 mai et dans la rue à Paris le 18 mai pour le service public d'éducation !

sam, 04/05/2019 - 23:12

Les mobilisations, et particulièrement celles qui ont lieu dans l'Éducation nationale, ont contraint le gouvernement à annoncer certaines mesures (fin des fermetures d'écoles, des hôpitaux, effectifs limités dans certaines classes, plus de fonctionnaires sur le terrain…) ou à rappeler la nécessité de mieux former et de revaloriser les enseignante-es. Il s'agit maintenant d'en obtenir la concrétisation en maintenant la pression.

Mais cela ne fera pas pour autant solde de tout compte car la réforme du lycée, la loi Blanquer et celle de la Fonction publique, les suppressions de postes sont maintenues. Or, le système éducatif a besoin d'un autre projet qui permette de réduire les inégalités et d'assurer la réussite de tous les élèves et les personnels ont besoin d'être mieux reconnus, revalorisés et non pas d'être précarisés.

Les projets de réformes du gouvernement sont inacceptables pour toutes celles et tous ceux qui, comme nous, sont attaché-es à un service public de qualité !4

C'est pour obtenir la revalorisation de nos salaires, maintenir nos instances de dialogue social, défendre l'emploi public, défendre le service public d'éducation et l'avenir de la Fonction publique et de ses agent-es et que nous serons en grève le 9 mai prochain à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales et que nous manifesterons à Paris le 18 mai.

Des annonces pour l'Ecole : oui, mais comment ?

sam, 04/05/2019 - 23:06

Sous la pression des mobilisations enseignantes qui enflent depuis plusieurs semaines contre une loi Blanquer qui va accroître les inégalités alors que les personnels et l'ensemble de la communauté éducative attendent de vraies réponses aux urgences de l'école, le président de la République a multiplié les annonces à l'occasion de sa conférence de presse.

Un abaissement des effectifs, d'abord. Pas plus de 24 élèves dans les classes de grande section de maternelle, CP et CE1 hors éducation prioritaire - 35 000 classes sont concernées - et le dédoublement des 6 000 classes de grande section dans les REP et les REP+. Une annonce bienvenue, la France restant loin derrière les pays comparables de l'OCDE en ce domaine. Reste que malgré une légère baisse des effectifs dans le 1er degré au cours des années à venir, ces deux mesures ont un coût budgétaire correspondant, pour le moins, à 10 000 postes supplémentaires.

Le ministère devra donc expliquer rapidement comme il entend procéder, sauf à charger encore un peu plus les autres niveaux de classes dans le 1er degré, ou à recourir massivement aux contractuels ou encore à pénaliser une nouvelle fois le second degré qui devra par ailleurs accueillir de plus en plus d'élèves dans les années à venir.

Autre annonce, un arrêt des fermetures d'écoles « sans l'accord du maire ». Il est vrai que le tissu scolaire en milieu rural a déjà payé un lourd tribut pour financer les dédoublements en éducation prioritaire. Mais l'annonce aurait plus de consistance si l'on s'interrogeait sur les fermetures de classes afin de porter une réelle attention au service public d'éducation au plus près des territoires.

« Mieux former les professeurs et rendre leur carrière plus attractive ». Au détour d'une phrase, le Président a également évoqué deux leviers essentiels, d'ailleurs actionnés depuis longtemps par les pays dont le système éducatif est plus performant et égalitaire que le nôtre. Mais là aussi, on attend du concret. Car pour l'heure, en termes de formation initiale, il n'est question que de mettre les étudiantes et étudiants en responsabilité de classe et d'une réforme ne répondant pas aux enjeux du nécessaire renforcement de la professionnalité enseignante. Et s'agissant de l'attractivité du métier, on attend toujours la revalorisation salariale qui amènerait les enseignantes et enseignants français au même niveau que leurs homologues des pays comparables. Quant aux autres personnels de l'école (CPE, Psy-EN, AED, AESH, personnels administratifs, de santé et sociaux, personnels d'encadrement…), ils sont les grands oubliés comme si leur contribution au bon fonctionnement du système scolaire était négligeable.

Sans réorientation politique et sans moyens afférents, on en restera aux annonces. Les mobilisations locales restent fortes. Amplifions-les, avec notamment la grève du 9 mai et la manifestation nationale du 18 mai pour revendiquer les moyens de faire réussir tous les élèves.

Le 18 mai : mobilisation générale pour l'éducation !

sam, 04/05/2019 - 22:49

Partout en France, depuis de nombreux mois, les actions locales se multiplient, démontrant l'ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l'école de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique. La coupe est pleine !?Les tentatives d'intimidation n'y feront rien.

Pour la FSU, il est temps de montrer que le gouvernement ne peut pas poursuivre sa politique de destruction de l'Éducation nationale. C'est la raison pour laquelle, elle appelle tous les personnels à manifester à Paris le samedi 18 mai 2019.

La course de fond « éducation » a commencé avec la loi relative à l'Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 pour se poursuivre avec les réformes du lycée et du baccalauréat de juillet 2018. En septembre 2018 sortait la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l'information sur l'orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d'accueillir dans les mêmes classes élèves et apprentis. Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux (novembre 2018, avril 2019). Dans le même temps sortait le projet de loi « pour une école de la confiance ». Attaqué d'abord sur le plan pédagogique par les évaluations nationales des élèves et par une flambée des prescriptions, le premier degré l'est maintenant sur la maternelle et la direction d'école telle qu'elle apparaît dans les établissements des savoirs fondamentaux. Ainsi s'empilent des réformes qui remettent en cause 30 ans de démocratisation.
En même temps, la détérioration des conditions d'exercice des personnels se poursuit :

  • les créations de postes dans le 1er degré ne permettent même pas de répondre aux ambitions du ministre et ont pour conséquence la fermeture de nombreuses classes,
  • le ministre tente de masquer les suppressions d'emplois dans le 2nd degré (2 650 à la rentrée prochaine) par la flambée des heures supplémentaires (dont une deuxième imposable),
  • le ministre poursuit sa politique de suppression d'emplois de personnels administratifs alors même que le prési-dent annonce sa volonté de mettre plus de fonctionnaires sur le terrain,
  • le ministre n'envisage aucune création d'emploi dans les corps des personnels sociaux et de santé ou de direction alors même que les besoins sont toujours plus criants,
  • le ministre entend mettre au pas les personnels en s'appuyant sur les hiérarchies intermédiaires,
  • la réforme de la Fonction publique va détruire les collectifs de travail (contractualisation, individualisation des rémunérations et mise à mal du paritarisme).

Cela dans un contexte où le gouvernement anticipe systématiquement la mise en œuvre des lois et textes d'application.

Une riposte durable et multiforme

Aux journées d'actions nationales qui rassemblent autour des grands mots d'ordre (revalorisation des salaires, créations de postes pour faire baisser les effectifs par classe, abandon des réformes en cours – école de la confiance, lycées, Fonction publique) s'ajoutent nombre d'initiatives locales. Se relayant, bien retransmises dans les médias, elles gênent, des chefs d'établissement au ministre, en passant par les DASEN et les recteurs. Les réformes voulues par le ministre sont destructrices pour nos métiers et hypothèquent l'ambition de la réussite pour tous. Continuons de le faire savoir par tous les moyens : pétitions (contre l'article 1 de la loi Blanquer, pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires…), adresse aux parlementaires, tracts aux parents…

Après le 30 mars, le 4 avril et les manifestations du 1er mai, nous serons en grève nationale pour la Fonction publique à l'appel de toutes les organisations syndicales le 9 mai, et nous manifesterons toutes et tous à Paris le 18 mai pour l'éducation.

Jeudi 9 mai, toutes et tous en grève pour défendre la fonction publique !

sam, 04/05/2019 - 22:24

Avec le projet de loi dit « transformation de la fonction publique, le gouvernement s'attaque frontalement à la Fonction publique, à ses missions de service public, à ses personnels et au statut des fonctionnaires.

Il inscrit sa politique dans une logique globale de casse des services publics et de redistribution des richesses qu'ils génèrent. Citons par exemple le plan de suppression de 120 000 emplois dans la Fonction publique, les nouveaux tours de vis austéritaires pour baisser les budgets publics, les nouveaux mauvais coups infligés au pouvoir d'achat des agents publics gelant la valeur du point d'indice et décalant d'un an les mesures de revalorisation indiciaire prévues en 2018.

Avec ce projet de loi, le gouvernement tente d'imposer une destruction brutale des droits garantis aux agents publics. Ceux-ci portent pourtant au quotidien, par leur investissement professionnel, l'intérêt général en accomplissant leurs missions au service du public.

Pour faciliter la privatisation du bien commun et l'externalisation de missions publiques, pour pouvoir réduire la dépense publique consacrée aux budgets dits sociaux, pour se borner à faire du service minimum la norme pour le service public, le gouvernement prétend vouloir « assouplir ». Il ne parle pas des conditions de travail, il supprime d'ailleurs les CHSCT ! Il parle des règles qui protègent et garantissent le droit à la carrière des fonctionnaires !

Cette volonté de vider le statut de son sens s'articule d'ailleurs aux derniers projets de déstructuration du système éducatif, portés par le projet de loi Blanquer notamment.

Le développement des logiques managériales est en effet une condition de leurs mises en œuvre.

Ainsi, le projet de loi prévoit :

  • de permettre de recourir massivement à l'emploi contractuel contre l'emploi titulaire ;
  • de généraliser les méthodes managériales du privé et l'individualisation accrue au détriment des droits et garanties collectives ;
  • de faciliter l'externalisation et la privatisation de missions en prévoyant la possibilité de détacher d'office, y compris dans le secteur privé, les personnels qui les assurent ;
  • de mettre entre les mains des hiérarchies locales les déroulements de carrière par la suppression des compétences des CAPD, CAPA et CAPN pour les mutations, l'avancement, les promotions…
  • de fusionner les comités techniques et les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, réduisant ainsi notamment la capacité de défendre les conditions de travail des personnels contre leurs dégradations, pour affaiblir la défense syndicale et collective des personnels.

Il faut répondre à cette attaque par un refus massif de ce projet de loi !

Par notre mobilisation, résolue et durable, nous devons gagner l'abandon du projet de loi « de transformation de la fonction publique » !

Le jeudi 9 mai, toutes les organisations syndicales représentatives de la fonction publique (CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FA-FP, FO, FSU, Solidaires et UNSA) appellent les personnels à se mettre en grève et à manifester leur refus de ce projet de loi !
Jeudi 9 mai, toutes et tous en grève et dans les manifestations pour défendre la fonction publique, nos missions, nos emplois, nos carrières !

Conférence de presse d'Emmanuel Macron : du flou et de nécessaires précisions

ven, 26/04/2019 - 11:52

Si les annonces faites par le Président de la République comportent beaucoup d'imprécisions, il a par contre clairement confirmé son choix d'orientation politique et les transformations en cours.

Les grandes questions posées par les mouvements sociaux actuels ne trouvent pas de réponses fortes notamment en ce qui concerne le pouvoir d'achat, le rétablissement de l'ISF, une transition écologique juste socialement...

Certaines mesures annoncées se veulent des amorces de réponses au malaise social exprimé ces derniers mois comme la réindexation des pensions de moins de 2 000 euros sur l'inflation, la baisse des effectifs dans nombre de classes du primaire..., mesures qui sont d'ailleurs à mettre sur le compte des mobilisations des personnels et des retraité-e-s, mais de nombreuses ambiguïtés demeurent.

L'annonce de la fin des fermetures d'écoles, celles des d'hôpitaux, plus de fonctionnaires sur le terrain... n'est pas compatible avec le dogme de la baisse des dépenses publiques qu'il a pourtant confirmé.

La FSU est d'autant plus inquiète que le Président confirme les réformes en cours comme celle de la Fonction publique qui permettent, a contrario de ce qu'il annonce, des suppressions d'emplois et des possibilités d'externalisation de missions et services publics.

C'est contradictoire avec l'objectif de plus et mieux de services publics sur tout le territoire.

Alors quid du projet de loi Fonction publique ? Quid des suppressions d'emplois annoncées ?

La FSU s'opposera à tout redéploiement visant notamment à supprimer massivement des postes par exemple dans le second degré de l'Education nationale qui connait actuellement une augmentation démographique.

Par ailleurs, annoncer le maintien de l'âge légal de retraite à 62 ans mais l'accompagner de pénalités qui baisseraient le montant des pensions est une fausse liberté offerte à chacun et chacune.

Pour la FSU, trop d'annonces restent à ce stade imprécises voire inquiétantes : revalorisation possible des enseignant-e-s, réforme de la haute Fonction publique, nouvel acte de décentralisation, suppressions de niches fiscales, réforme des retraites examinée prochainement par le parlement...

La FSU demande au gouvernement de préciser très vite nombre de ces mesures.

Quant à la baisse des impôts financée par les salarié-e-s qui devraient pour cela travailler plus, cette mesure constitue, si elle est appliquée, une nouvelle injustice et ne répond pas à la nécessité d'un meilleur partage des richesses.

Travail, emploi, salaires, services publics, transition écologique... autant de sujets sur lesquels la FSU attend des mesures concrètes et qu'elle portera lors du 1er mai mais aussi lors du 9 mai prochain pour défendre la Fonction publique et ses agent-e-s.

Les Lilas le 26 avril 2019

9 mai : l'Éducation mobilisée avec toute la Fonction publique !

mer, 17/04/2019 - 15:56

Les Lilas le 17 avril 2019

Toutes les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique appellent, ensemble, les agent-e-s à cesser le travail et à manifester partout en France le 9 mai prochain pour refuser le projet de loi de transformation de la fonction publique.

Un texte qui fait écho par certaines dispositions au projet de loi intitulé pour une école de la confiance confronté aux fortes mobilisations des personnels de l'Éducation mais aussi à celle des parents d'élèves.

Le 9 mai prochain, les personnels de l'Éducation auront l'occasion de redire leur attachement au service public, leurs revendications de revalorisation des salaires et d'amélioration des conditions de travail, leur refus de la loi Blanquer et des réformes régressives en cours.

Le projet de loi de transformation de la fonction publique prévoit notamment un recours accru au recrutement d'agent-e-s par contrat en lieu et place du recrutement sous statut de fonctionnaire. Cela remettrait en cause l'égalité d'accès à l'emploi public par concours et battrait en brèche la garantie d'indépendance des agent-e-s au service de l'intérêt général, gage de la qualité des services rendus au public.

Il prévoit également de priver les instances paritaires de l'essentiel de leurs prérogatives en matière de gestion des carrières, d'empêcher par exemple les élu-e-s des personnels d'exercer leur rôle de contrôle, favorisant ainsi une gestion opaque et privant les personnels de recours contre l'arbitraire.

Sans compter la suppression annoncée de 120 000 emplois dans la Fonction publique et l'absence totale de revalorisation salariale pour les quelques 5,5 millions d'agent-e-s dont les personnels de l'Éducation !

Les personnels du ministère de l'Éducation nationale, dans le cadre des nombreuses mobilisations en cours, marqueront le 9 mai prochain leur opposition à ce projet de loi destructeur de la Fonction publique et leur opposition à la politique éducative rétrograde que poursuit le ministère de l'Éducation nationale sans prendre en compte ni l'expertise professionnelle du terrain, ni l'avis des organisations syndicales représentatives des personnels, ni ceux de l'ensemble de la communauté éducative. Pour la FSU, le projet de loi de pour une école de la confiance, tout comme les réformes des lycées et du baccalauréat, vont accroître les inégalités sans répondre à la nécessité d'améliorer le service public d'éducation pour assurer la réussite de toutes et tous les élèves et élever le niveau de qualification.

Le 9 mai, avec l'ensemble des syndicats de la Fonction publique, la FSU appelle les personnels, enseignant-e-s et non-enseignant-e-s, à se mettre en grève pour dire non à la réforme de la Fonction publique, exiger une revalorisation des salaires, demander l'abandon du projet de loi Blanquer et des réformes des lycées et du baccalauréat et exiger l'ouverture de négociations pour des services publics à la hauteur des besoins.

Fiers du service public !

mer, 17/04/2019 - 15:16

Le dramatique incendie qui a dévasté Notre Dame de Paris illustre, une nouvelle fois, l'importance des services publics : pompiers, agent-es municipaux, agent-es de la Culture... toutes et tous ont mis tout en oeuvre très rapidement pour sauver ce monument si emblématique du récit commun de notre société.

La FSU qui partage l'émotion bien légitime de toutes et tous suscitée devant la perte d'une partie d'un tel patrimoine historique et culturel, est fier que nos services publics aient permis d'éviter le pire.

Elle salue le rôle qu'ont joué, et que joueront encore, les agent-es publics pour protéger ce monument et bientôt pour le restaurer. Car c'est maintenant de la responsabilité de l'Etat d'en assurer la reconstruction.

Face au dogme de la baisse la dépense publique, le moment est venu aussi de s'interroger sur les investissements nécessaires à consacrer à l'entretien continue des monuments et sites historiques et culturels.

La FSU veillera à cette responsabilité collective.

11 AVRIL, ENCORE UNE FOIS LES RETRAITÉS ÉTAIENT MOBILISÉS.

sam, 13/04/2019 - 08:54

On peut déjà recenser plus de 160 rassemblements et manifestations dans toute la France. Par exemple ils étaient 25 000 à manifester à Paris ou 3 000 à Marseille, plus d'un d'un millier à Bordeaux. Toutes ces initiatives expriment la colère des retraités.
Le gouvernement, mais surtout Monsieur MACRON vont-ils rester sourds … dingues face à la colère de centaines de milliers de retraités ?

Pour eux, 2 mois de pension en moins en 3 ans, et pour les riches des centaines de milliards d'aides diverses, cela est insupportable. Salariés et retraités ne supportent pas le dédain du président de la République.

Selon les études du ministère du travail, entre décembre 1999 et septembre 2018, le salaire moyen a augmenté de 47,2 % et les pensions de retraite seulement de 26,7 %. Cette situation s'est aggravée depuis avril 2013, elle s'est accentuée avec le blocage des pensions et les dispositions fiscales prises ces dernières années.

Le 0,3 % de revalorisation des retraites en janvier 2019, bien en-deçà de l'inflation qui s'est établie à 1,8 % en 2018 reste au travers de la gorge des retraités, eux qui sont déjà échaudés par la hausse de la CSG et un quasi-gel des pensions depuis 2013.
Le gouvernement en difficulté promet une revalorisation des petites retraites. Mme la ministre des Solidarités Agnès Buzyn a même déclaré : « Le gouvernement a entendu aujourd'hui les demandes des retraités modestes ». Elle a même redit qu'une réindexation des petites pensions sur l'inflation était sur la table. Ces déclarations n'ont pas calmé la colère. « En plus on sait ce que les promesses valent ».

Les retraités veulent pouvoir vivre décemment.
Ce que veulent les retraités, c'est une réelle revalorisation de toutes les pensions. Le gouvernement veut-il opposer les petites pensions à l'ensemble des autres retraités. Avec 1 200 € on n'est pas un riche !

Il faut augmenter toutes les retraites. La retraite n'est pas une allocation que l'on donne un jour aux plus pauvres ou que l'on augmente au bon vouloir du Président. Nous refusons de voir mettre en cause le principe de nos systèmes de retraite solidaires par répartition, dans lequel le fait de cotiser donne droit à une pension et une revalorisation.

Pouvoir d'achat, Santé, Sécurité Sociale, Services publics, nous sommes tous confrontés aux mêmes reculs de société mis en œuvre par ce gouvernement.
Le 11 avril, les retraités étaient massivement dans la rue. Ils poursuivront leurs actions en portant les cartes pétitions unitaires au Président de la République à la mi-juin, en continuant de se rassembler sur les marchés et les lieux de vie, en allant à la rencontre des maires de nos cités pour proposer aux conseils municipaux des motions de soutiens.

Notre nouvelle réunion unitaire du Groupe de 9, le 18 avril, précisera ces prolongements utiles à l'action des retraités.

Fait le 11 avril 2019

Mobilisations : manifestations et grève

ven, 12/04/2019 - 15:47

Les mobilisations contre la loi de transformation de la fonction publique et contre la loi Blanquer sur l'école se poursuivent sur tout le territoire sous de multiples formes.

Les prochains temps forts sont

  • la journée de grève et de manifestation du 9 mai à l'appel de toutes les fédétartions de fonctionnaires, voir l'appel .

Fonction publique : Grève unitaire et manifestations le 9 mai prochain

ven, 12/04/2019 - 09:00

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l'intérêt général.

Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agent-e-s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent-e-s public-que-s, alors même qu'il ne revalorise pas leur rémunération, qu'il supprime des postes, engendrant une forte dégradation des conditions de travail, et veut affaiblir leurs droits et garanties.

Les personnels, avec leurs organisations syndicales, revendiquent l'augmentation de la valeur du point d'indice afin d'améliorer leur pouvoir d'achat, la suppression du jour de carence et rappellent leur opposition aux 120 000 nouvelles suppressions de postes annoncées.

A de multiples reprises, nos organisations se sont opposées à ces mesures et ont mis sur la table des propositions alternatives.

Poursuivant leur politique, toujours sans tenir grand compte des organisations syndicales représentatives, le Président de la République et le gouvernement comptent faire adopter au Parlement, d'ici au début de l'été, une loi dite de transformation de la fonction publique dont nombre de dispositions ont une portée très grave tant pour les agent-e-s et les citoyen-ne-s que pour l'avenir de la Fonction publique.

Il en est ainsi, par exemple, de la mise en place d'une instance unique en lieu et place des comités techniques et CHSCT, instance qui risque de diluer et amoindrir les actions dans des domaines essentiels de la sécurité, de la santé et de la vie au travail. C'est aussi le cas avec la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité, mesure qui va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l'arbitraire.

Avec le recours au recrutement accru à tous les niveaux de contractuel-le-s, la précarité sera encore aggravée particulièrement avec des contrats de mission à durée déterminée pouvant être rompu à tout moment. Par ailleurs, aucune amélioration substantielle des garanties collectives ni sécurisation des parcours professionnels n'est envisagé pour les contractuel-le-s pas plus qu'un encadrement plus strict des conditions de recrutement et de formation. De plus, c'est l'égalité d'accès aux emplois publics et les garanties de neutralité de l'agent public qui sont menacées.

Après des communiqués unitaires, après des délais de consultations des instances supérieures de la Fonction publique peu respectueuses d'un dialogue social de qualité, après que toutes les organisations représentatives de la Fonction publique aient donné un avis défavorable au projet de loi dit de transformation de la fonction publique, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA réaffirment leur volonté de mettre en œuvre un processus de mobilisation inscrit dans la durée.

Pour dire non au projet de loi de transformation de la fonction publique et pour demander au gouvernement qu'il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases, elles appellent d'ores et déjà toutes et tous les agent-e-s de la Fonction publique à se mettre en grève le jeudi 9 mai prochain, étape forte du processus de mobilisation.

Les Lilas le 12 avril 2019

Le 1er mai 2019, ensemble, résolus et engagés dans les mobilisations

mer, 10/04/2019 - 13:53

Le 1er mai est une journée d'action et de mobilisation internationale pour les droits des travailleur-se-s, le progrès social, la paix et la solidarité.

Dans la continuité des nombreuses luttes menées, il s'agit de poursuivre et amplifier les batailles pour que les urgences sociales et climatiques soient enfin prises en compte par le gouvernement et le patronat.

Aujourd'hui, 9 millions de personnes vivent avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté dont 6 millions sont privé-e-s d'emploi, et de nombreux-ses jeunes sont en situation de précarité. Dans le même temps des dividendes de plus en plus importants sont versés aux actionnaires. C'est une autre répartition des richesses qu'il faut mettre en œuvre ainsi qu'une fiscalité plus juste et plus progressive.

A l'inverse des choix politiques actuels, il est urgent de revaloriser les salaires du privé et du public, les minimas sociaux et les pensions, développer des services publics de qualité sur tout le territoire, gages de cohésion sociale et de plus d'égalité, d'établir une protection sociale de haut niveau, socle de notre modèle social basé sur la solidarité, créer des emplois de qualité dans le privé comme dans le public et assurer l'égalité professionnelle, permettre la réussite de tous les jeunes et l'accès à un haut niveau de qualification à toutes et tous ainsi que l'autonomie de la jeunesse, une éducation émancipatrice, gratuite sans restriction de nationalité.

Les injustices sociales explosent et sont étroitement liées aux risques environnementaux que personne ne peut plus ignorer et qu'il faut prendre en compte. Réchauffement climatique, perte considérable de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, pollutions des océans, usage immodéré de produits phytosanitaires, dissémination de perturbateurs endocriniens… Les dégradations sont nombreuses et atteignent souvent des seuils d'irréversibilité à court terme. Les conséquences pour les populations sont de plus en plus dramatiques. Il est urgent de prendre les mesures nécessaires pour permettre une transition environnementale juste socialement.

Le gouvernement doit agir sans délai et à grande échelle pour permettre la construction d'une société plus juste, plus solidaire, non discriminante qui réponde aux questions environnementales, sociales et de santé sans les dissocier.

Les organisations s'engagent à lutter, avec la même force, au renforcement des libertés publiques et contre toute restriction du droit à manifester, à s'exprimer et à s'organiser. Elles condamnent les répressions syndicales envers les salarié-e-s et les jeunes organisées par le patronat et le gouvernement. Elles dénoncent fortement les mesures répressives et parfois violentes déployées par le gouvernement dans le but de faire taire le fort mécontentement et la grande exaspération du plus grand nombre.

Décidées à construire les mobilisations unitaires afin d'obtenir des avancées et cesser toutes les régressions sociales et environnementales, lutter contre la montée de l'extrême droite, ensemble et dans l'unité, les organisations CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNEF et UNL appellent à une forte journée de mobilisation ce 1er mai sur l'ensemble du territoire, pour l'amélioration des droits des travailleur-se-s, pour le progrès social, la paix et la solidarité internationale.

Les Lilas, 10 avril 2019

Guide droit à l'école pour tous

mer, 10/04/2019 - 10:54

A l'initiative de la FSU, un collectif pour le droit à la scolarisation de tous les enfants et notamment des élèves migrant-es (FSU, UNSA Education, SGEN-CFDT, SUD Education, FERC CGT, Romeurope, FCPE, RESF, Solidarité Laïque) a été mis en place.

Ce collectif a rédigé un guide juridique et militant qui sera très utile à toutes et tous !

Avis de tempête…

lun, 08/04/2019 - 11:40

Un vent libéral souffle sur le pays. Des lois bien mal nommées comme celle de l'École de la confiance ou de la Transformation de la fonction publique ne visent en fait qu'à répondre à l'objectif de réduction des dépenses publiques rendant l'accès aux biens les plus fondamentaux aléatoire et renforçant de fait les inégalités.

Les promesses de campagne du président de gérer l'État comme une entreprise, d'externaliser des missions de services publics seraient-elles en passe d'être tenues ?

Ce serait sans compter sur les vents contraires !
Et ils soufflent fort comme le montrent les mobilisations des jeunes en faveur d'une transition écologique ou celles dans l'Éducation pour exiger la démocratisation du système éducatif. Et le 9 mai prochain, nous serons à ce rendez-vous unitaire pour défendre la Fonction publique.

La FSU sera toujours engagée pour plus d'égalité, de solidarité, de justice sociale et de démocratie. C'est pour ce monde meilleur, plus solidaire et durable qu'elle fera aussi
du 1er mai un grand rendez-vous social.

Les vents sont bons pour chasser les vents mauvais !

Diplômes de la voie professionnelle : le ministère de l'Education nationale doit prendre ses responsabilités

ven, 05/04/2019 - 09:47

La Loi "Pour la liberté de choisir son avenir professionnel" aura de graves conséquences sur les diplômes de l'Education nationale et sur la formation de tous les jeunes engagés dans cette voie.

En effet, France Compétence pourra dorénavant imposer ses orientations aux ministères certificateurs qui se verront contraints de les mettre en œuvre sous peine que les diplômes soient « dés-enregistrés » au prétexte de « Rationaliser les certifications ».

Par ailleurs, la loi prévoit que le poids des branches professionnelles soit renforcé dans les CPC (Commissions Professionnelles Consultatives). Or, le décret interministériel et les arrêtés qui en découlent conduisent purement et simplement à en exclure les organisations syndicales qui représentent les enseignant-e-s !

Le gouvernement veut imposer des passerelles entre CQP (Certificats Qualification Professionnelle), titres et diplômes. Or, la FSU met en garde car ces trois qualifications ne poursuivent pas les mêmes finalités et ne s'adressent pas aux mêmes publics.

Pour la FSU, le risque est grand de voir les enseignements généraux se diluer dans les diplômes divisés en blocs de compétences professionnelles qui aujourd'hui structurent les diplômes. Il s'agirait de certifier des disciplines générales sans qu'elles ne bénéficient d'une évaluation spécifique.

L'objectif du gouvernement est, à terme, de faire disparaître la frontière entre formation initiale professionnelle et formation professionnelle continue. Si tel était le cas, c'est le concept même de la formation professionnelle initiale des jeunes qui disparaîtrait.

La FSU, engagée au quotidien pour que tous les jeunes bénéficient d'une formation professionnelle équilibrée, dénonce ces choix politiques qui vont renforcer les inégalités.

Elle a interpellé le Premier ministre sur ce sujet et rencontre maintenant les groupes parlementaires pour demander une réécriture du décret.

La FSU appelle à poursuivre cette action et ces démarches sur l'ensemble du territoire.

Les Lilas le 5 avril 2019

Guillaume Duval, éditorialiste à Alternatives économiques, conseiller au Conseil économique social et environnemental (CESE).

jeu, 04/04/2019 - 21:52

Quel est le contexte aujourd'hui pour la construction européenne ?
Sortir de l'Europe ne fait pas un tabac, mais l'Europe telle qu'elle est ne fait pas rêver. Il y a pourtant beaucoup de raisons de penser que le moment a rarement été si favorable pour une intégration européenne, plus écologique et plus solidaire.
Trump malgré lui est le meilleur allié de cette construction quand il remet en cause l'OTAN et pousse à la construction d'une défense européenne, ou quand il pousse les Allemands à changer de politique économique pour pouvoir continuer à exporter des voitures.
Poutine et Ben Salmane, prince héritier d'Arabie Saoudite, poussent l'UE à accélérer la transition énergétique pour qu'elle cesse d'être aussi dépendante de leur gaz et de leur pétrole. L'euroscepticisme des pays d'Europe centrale fait que l'Allemagne, qui reste très attachée à l'UE, n'a d'autres choix que de se tourner vers la France pour relancer l'Europe. La sortie du Royaume Uni, qui ne pensait que « marché », ouvre la possibilité d'une intégration plus sociale. L'Italie enfin, va obliger à se reposer la question de la gestion de la zone euro ; parce qu'on ne peut la maltraiter comme on l'a fait avec la Grèce.

Quid d'une Europe sociale ?
Le social est né dans le cadre des États nations. Il y a tellement de différences entre eux, qu'imaginer une harmonisation sociale européenne est impossible avant longtemps.
L'enjeu est plutôt que le fonctionnement économique de l'UE cesse d'être antisocial. Ce qui implique en particulier une harmonisation de la fiscalité des revenus des plus riches et des bénéfices des entreprises. La question des paradis fiscaux est en réalité facile à régler si les dirigeants des grands États le veulent. Sur la transition énergétique comme sur le numérique, les temps sont enfin mûrs pour des politiques européennes ambitieuses.

Quelles institutions pour une Europe plus démocratique ?
Depuis 2008 de nouvelles institutions ont été créées, de façon très insatisfaisante sur le plan démocratique, parce que purement intergouvernementales, sans transparence ni contrôle parlementaire.
Je partage l'idée de la nécessité de créer un « parlement de la zone euro » à partir des parlements nationaux, pour ancrer davantage le débat européen au sein de l'espace national et relégitimer la construction européenne.

N° 215

jeu, 04/04/2019 - 21:35

La FSU demande au Ministre d'entendre celles et ceux qui font vivre le service public d'éducation

mer, 03/04/2019 - 15:18

Le Ministre de l'Éducation nationale a décidé de recevoir toutes les organisations syndicales.

Reçue aujourd'hui, la FSU a tenu à redire au Ministre son désaccord profond avec le projet de loi mal nommé de l'École de la confiance actuellement en discussion au parlement.

Elle lui a fait part de ses critiques quant à la méthode employée qui consiste à ne pas associer les organisations représentatives des personnels sur des enjeux aussi lourds que celui par exemple des établissements de savoirs fondamentaux ou encore à ne pas tenir compte de leurs alertes comme par exemple sur l'article 1 de ce texte.

La FSU a réaffirmé que ce projet de loi, si déstructurant pour le système éducatif, va à l'encontre de la nécessité de démocratiser le service public d'éducation pour répondre aux enjeux de réussite de tous les jeunes et d'élévation du niveau de qualification. C'est pourquoi la FSU en demande le retrait.

La FSU a rappelé au Ministre les propositions qu'elle a faites et ignorées jusqu'ici : amélioration de la formation initiale et continue, programmation des recrutements et pré-recrutements, amélioration des conditions de scolarisation des élèves, meilleure reconnaissance des personnels...

Par ailleurs, la FSU a alerté le Ministre sur nombre de sujets contre lesquels parents, enseignant-e-s et personnels de l'Éducation sont mobilisé-e-s : réformes du lycée, de la voie professionnelle, suppressions de postes, mouvement 1er degré, évaluations, réorganisation de certains services... Elle a dénoncé également les pressions grandissantes à l'égard des personnels mobilisés.

Le Ministre ne semble pas prêt à renoncer à ses orientations ni à entendre ce qui s'exprime sur le projet de loi comme sur les réformes des lycées ou les conditions de scolarisation de cette prochaine rentrée notamment compte tenu des suppressions de postes.

Le Ministre s'est dit disponible pour aménager des aspects de son projet de loi comme sur la place des directeurs d'école dans les EPSF. La FSU craint que ces modifications ne répondent pas aux attentes.

Les mobilisations, notamment celles des 19 et 30 mars, ont montré le fort mécontentement face à cette situation et les attentes des enseignant-e-s comme celles de tous les personnels de l'Éducation et de l'ensemble de la communauté éducative. Dès demain 4 avril, les personnels seront à nouveau mobilisés par des actions organisées un peu partout dans le pays.

Et la FSU appelle également les personnels de l'Éducation à se mobiliser massivement le 9 mai prochain avec toutes et tous les agent-e-s de la Fonction publique pour défendre les services publics et porter ensemble des propositions alternatives aux projets de lois destructeurs en cours.

La FSU demande au gouvernement de prendre la mesure des enjeux que constitue aujourd'hui l'avenir des services publics pour notre pays et d'entendre enfin la voix de celles et ceux qui les font vivre par leur engagement quotidien.

Les Lilas le 3 avril 2019

Le gouvernement envisage de réformer les congés bonifiés

mar, 02/04/2019 - 16:32

Le gouvernement prétend faire une réforme des congés bonifiés sur la base du slogan « moins longtemps mais plus souvent ».

Pour rappel, le congé "bonifié" est un congé particulier accordé à un fonctionnaire originaire d'un DOM qui travaille dans l'hexagone ou dans un autre DOM, ou au fonctionnaire originaire de métropole qui travaille dans un DOM. Donnant lieu à une majoration de la durée du congé annuel, à une prise en charge des frais de transport et au versement d'une indemnité, ce congé permet aux fonctionnaires d'effectuer périodiquement un séjour sur leur lieu d'origine.

Avec sa formule « moins longtemps, plus souvent », le gouvernement prétend que sa réforme serait budgétairement neutre, le passage à un billet d'avion payé tous les 2 ans au lieu de 3 actuellement étant censé compenser les réductions de droits. Or, ces mesures sont loin d ‘être anodines puisqu'il s'agirait de supprimer le congé supplémentaire de 30 jours, et surtout « l'indemnité de vie chère » ne serait plus versée durant le congé. On est donc loin de l'opération neutre vantée par le gouvernement.

L'abandon du versement de la sur rémunération pendant le congé serait en outre une brèche ouverte sur le principe même de l'indexation des salaires dans les outres mers.

L'argument du « plus souvent, moins longtemps » est aussi justifié par le gouvernement par une « moindre désorganisation des services ». Pourtant, les demandes sont déposées bien en avance et devraient permettre aux services d'organiser le remplacement … s'il y avait des moyens pour le faire.

Ce qui est en jeu, c'est donc bien les droits des agents originaires des DOM, qu'ils soient affectés en métropole ou dans les DOM. Le gouvernement envisage de prendre un nouveau décret dès juillet 2019 pour modifier le décret de 1978. Une concertation est annoncée en avril, la FSU y portera la voix des personnels et s'opposera à toute réduction de leurs droits.

Projet de loi de "transformation" de la fonction publique : déclaration FSU – CCFP – 14 mars 2019

mar, 02/04/2019 - 07:47

Comme d'autres organisations syndicales, la FSU a refusé de siéger aux premières réunions du Conseil supérieur de la Fonction publique de l'État et du Conseil Commun de la Fonction publique devant examiner le projet de loi relatif à la transformation de la Fonction publique.

La FSU n'a eu cesse, depuis près d'un an, de dénoncer les arbitrages unilatéraux du document d'orientation du gouvernement - Refonder le contrat social avec les agents publics – parce qu'ils tournaient le dos aux principes mêmes qui fondent notre modèle de Fonction publique, si structurant pour le modèle social de la France, en préconisant des mesures pour accroître le recours au contrat, individualiser les rémunérations, affaiblir les instances de représentation des personnels et les droits syndicaux de tous les agent-e-s… et cela dans un contexte où le gouvernement prône l'externalisation de missions et de services ainsi que la suppression de 50 000 emplois à l'État et de 70 000 dans la Territoriale d'ici 2022, tout en rétablissant le gel de la valeur du point d'indice et la journée de carence.

Pour la FSU, ce n'est pas et ne sera jamais en dégradant la situation des agent-e-s et en affaiblissant le service public que l'on modernisera l'État et la Fonction publique. Procéder ainsi, c'est bafouer la notion même d'intérêt général en laissant entendre qu'il pourrait être confié à des intérêts privés.
Ce sont aujourd'hui ces mêmes orientations que contient le projet de loi dit de transformation de la Fonction publique. Rien de nos alertes ou de nos propositions n'a été entendu ni retenu.
Vous conviendrez qu'il est difficile de parler alors de dialogue social et encore moins de se prévaloir d'un accord avec les organisations syndicales sur ce projet.
Aujourd'hui, le gouvernement a ouvert un Grand débat national dont les conclusions ainsi que les pistes retenues par le gouvernement devraient être annoncées au début du mois d'avril. Quelle urgence y-a-t-il à décider aujourd'hui d'une loi pour la Fonction publique sans attendre les conclusions que le gouvernement entend tirer de ces débats ?
La Fonction publique et les services publics sont au cœur des débats qui traversent tous les jours toute la société, à commencer par la grande majorité de la population pour qui ils représentent une grande richesse en termes d'accès aux droits, de conditions de vie dignes, d'avenir pour les enfants, de bonne santé pour toutes et tous, etc.
Les attentes sont fortes et pourtant vous vous apprêtez à réduire l'action publique tournant ainsi le dos à une amélioration du fonctionnement des services publics et à leur implantation sur tout le territoire pour répondre aux besoins de la population. La FSU demande une nouvelle fois au gouvernement de suspendre la présentation de ce projet de loi, de le retirer en l'état et de rouvrir un vrai dialogue social pour conforter la Fonction publique.
Le projet de loi présenté porte largement atteinte au Statut général des fonctionnaires en le vidant de son sens. Pour la FSU, fruit d'une longue construction tout autant historique que politique et culturelle, le Statut est un pilier de notre modèle social. Et si la Fonction publique doit en permanence évoluer et s'adapter, c'est un de ses grands principes, la FSU n'accepte pas sa destruction. Car c'est de cela dont il s'agit.

Pourtant, notre Fonction publique pourrait servir d'exemple, de repère, à bien des égards, à un monde qui prétend relever les défis du XXIè siècle.
La FSU porte avec force la nécessité de renforcer les services publics : Éducation, Santé, Emploi, Justice, Logement, Écologie, Agriculture, Culture… Toutes les missions qu'ils assurent et celles qu'il faudrait leur confier sont essentielles pour permettre l'égalité d'accès de toutes et tous aux droits les plus essentiels sur tout le territoire.
Aujourd'hui, la Fonction publique assure la continuité et la permanence de services publics sur tout le territoire, avec l'ambition de l'égalité d'accès et le respect de l'égalité de traitement pour tou-tes les usager-e-s. Dans un contexte d'inégalités et d'instabilités croissantes, ces principes qui l'animent sont d'une grande importance et donnent sens aux valeurs qui sont celles de la République.

Les principes d'égalité et de neutralité sont l'assurance pour les usager-e-s d'être traité-e-s de manière impartiale et protègent les fonctionnaires des pressions qu'ils pourraient subir dans l'exercice de leurs missions.
Le choix d'un fonctionnaire-citoyen allie responsabilité dans l'exercice des missions et liberté d'opinion des agent-e-s. Une conception moderne dont le monde du travail dans son ensemble pourrait s'inspirer.
La fonction publique de carrière permet un équilibre entre les droits et les obligations et est une digue efficace contre les phénomènes de corruption ou de clientélisme.
Le recrutement par concours garanti l'égalité d'accès à des emplois publics qualifiés, l'indépendance des fonctionnaires au service d l'intérêt général.
Pourquoi mettre en péril ces principes et ces équilibres ? A qui cela profitera-t-il ? De toute évidence ni aux usager-e-s et aux agent-e-s.

La Fonction publique s'est adaptée, s'adapte et devra s'adapter aux évolutions de la société. Elle l'a largement démontré depuis 1946 et le statut est structurant de cette adaptabilité, bien davantage que le contrat. La fonction publique a besoin que l'expertise professionnelle soit soutenue, reconnue et renforcée chaque fois que des besoins nouveaux apparaissent.
C'est pourquoi la FSU a mis sur la table nombre de propositions : pilotage moins vertical des services, amélioration de la formation des agent-e-s, anticipation des besoins et des recrutements nécessaires pour y faire face, contribution à l'aménagement du territoire, à la réduction des inégalités, résorption de la précarité, meilleure reconnaissance du travail et de l'engagement de toutes et tous les agent-e-s, revalorisation des carrières et des rémunérations, prise en compte de l'avis des usager-e-s…. Rien de tout cela n'est aujourd'hui à l‘agenda du gouvernement.

Non l'État n'est pas une entreprise et ne doit donc pas être géré comme telle !

C'est pourquoi la FSU ne trouve pas de dispositions dans ce texte pouvant recueillir son assentiment : recours accru au contrat (art5, art6, art7, art8...), affaiblissement des organismes consultatifs (art2, art3, art9, art12...), introduction de dispositifs propres au secteur privé déstabilisant pour la gestion immédiate, de moyen et de long terme de la Fonction publique (art 24 concernant les ruptures conventionnelles), dispositions prévoyant l'externalisation de services (art 25, art26…), remise en cause d'accords négociés dans la Fonction publique territoriale (art17) et enfin possibilité de prendre des décisions par voie d'ordonnances (art16)…. tous les articles de ce projet de loi tournent le dos à l'ambition de services publics de qualité.

Concernant le titre 5 du projet de loi, la FSU, signataire de l'accord relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique ne peut pas accepter le chantage qui consisterait à accepter cette loi pour permettre la mise en œuvre des mesures nécessaires. D'autres possibilités législatives sont possibles pour rendre effectives les décisions actées.

Projet de loi de "transformation" de la fonction publique : déclaration FSU – CCFP – 15 mars 2019

mar, 02/04/2019 - 07:39

La FSU n'a eu cesse depuis près d'un an de dénoncer les arbitrages unilatéraux du document d'orientation du gouvernement Refonder le contrat social avec les agents publics. Rien de nos alertes ni de nos propositions n'a été entendu.

Vous conviendrez qu'il est difficile alors de parler de dialogue social.

Aujourd'hui, le gouvernement a ouvert un Grand débat national dont les conclusions ainsi que les pistes retenues par le gouvernement devraient être annoncées au début du mois d'avril. Quelle urgence y-a-t-il à décider aujourd'hui d'une loi pour la Fonction publique sans attendre les conclusions que le gouvernement entend tirer de ces débats ?

La FSU considère que le projet de loi dit de transformation de la fonction publique, examiné au CCFP d'aujourd'hui, est une remise en cause sans précédent de la Fonction publique. Tournant le dos aux principes mêmes qui fondent notre modèle de Fonction publique si structurant pour notre modèle social, il est aussi le renoncement à faire évoluer la Fonction publique pour répondre à tous les besoins de la société et garantir plus et mieux de services publics de qualité aux usager-e-s sur l'ensemble du territoire.

C'est pourquoi la FSU ne peut pas accepter :

  • L'élargissement des dérogations au principe du recrutement par concours sur un emploi permanent ni la création de « contrat de projet ». C'est faire du contrat et de la précarité la voie principale de recrutement alors que déjà aujourd'hui 20% des agent-e-s ne sont pas titulaires. C'est, contrairement à ce qui est écrit dans le texte, fragiliser le fonctionnement et la continuité des services.
  • Le contrat, en levant toutes contraintes à l'exercice du pouvoir hiérarchique, renforce la proximité entre l'agent-e et l'employeur affaiblissant de fait la mise en œuvre des principes de neutralité et d'indépendance pourtant si utiles aux agent-e-s comme aux usager-e-s.
  • La possibilité d'externalisation de services avec des détachements vers le privé, sans d'ailleurs que ne soit offert aux agent-e-s la possibilité d'un droit d'option, l'introduction des ruptures conventionnelles, des mobilités imposées, etc. Cela constitue un plan pour « accompagner » celui de suppression de 120 000 emplois d'ici 2022 et de réduction des périmètres de l'action publique au moment même où le besoin de services publics de qualité, accessibles sur tout le territoire, est une attende forte des citoyen-n-es.
  • La réduction du rôle des représentant-e-s des personnels en vidant les commissions paritaires de leur substance et en ne donnant plus aucun droit de regard aux agent-e-s sur les actes de gestion (mutations, promotions, etc.), en remettant en cause les CHSCT, leurs prérogatives et les moyens pour les faire fonctionner. Ainsi, l'administration affecterait ou nommerait de manière unilatérale, en toute opacité, sans aucune vérification par des élu-e-s du personnel du respect des droits de chacun, sans possibilité pour les personnels de contester les décisions autrement que par un recours individuel devant l'administration puis devant les tribunaux administratifs. C'est le retour à l'arbitraire et à l'autoritarisme, bien loin de notre conception d'une gestion collective et démocratique des carrières et des conditions de travail des agent-e-s.
  • La remise en cause des accords négociés sur le temps de travail dans la Fonction publique territoriale. Comment comprendre la volonté affichée du gouvernement de négocier à un niveau local dans le privé alors que ceux-ci sont remis en cause dans la Fonction publique ?
  • Une loi donnant une habilitation à légiférer par ordonnances sur la médecine du travail et sur les différents congés. Il faut commencer par prendre le temps d'une négociation avec les organisations syndicales représentatives des personnels avant d'arrêter des décisions.

Concernant le titre 5 du projet de loi, signataire de l'accord relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, la FSU ne peut pas accepter le chantage qui consisterait à accepter cette loi pour permettre la mise en oeuvre des mesures nécessaires. D'autres possibilités législatives existent pour rendre ces décisions effectives.
Monsieur le Ministre, vous et votre gouvernement, prenez une lourde responsabilité à faire ces choix. La FSU ne les cautionnera en aucune manière et, comme elle le fera aujourd'hui au cours de ce CCFP, elle continuera à dénoncer ces mesures et à appeler chacun et chacune à ses responsabilités.