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NOTE FSU FPQE Mai 2020 Obligation de formation des 16-18 ans (mise à jour)

mar, 08/12/2020 - 11:14

vous trouverez ci-après une note FSU sur l’obligation de formation des 16-18 ans :

NOTE FSU FPQE Mai 2020

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Note FSU FPQE Octobre 2020 Plan « 1 jeune, 1 solution » et sa mise en œuvre

mar, 08/12/2020 - 11:06

Vous trouverez ci-après une note FSU sur le plan  »1 jeune, 1 solution’ et sa mise en oeuvre :

note FSU mise en oeuvre plan jeune gouvernemental-1

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Plan d’action pour l’égalité professionnelle MEN/MESRI : la FSU dénonce le manque de moyens et l’hypocrisie des ministères.

ven, 04/12/2020 - 20:06

Alors que la loi l’impose et que la déclinaison de plans d’action relatifs à̀ l’égalité́ professionnelle dans la fonction publique est rendue obligatoire dans chaque ministère avant le 31 décembre 2020,

 

 

Travailler dans l’urgence sur des axes pouvant constituer de véritables leviers au service de l’égalité professionnelle et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), quand la loi de transformation de la fonction publique, qui introduit des éléments contraignants en matière d’égalité professionnelle, affaiblit « en même temps » les instances où peut s’exercer réellement le contrôle de leur mise en application (suppression des Commissions Administratives Paritaires et affaiblissement des CHSCT) est incohérent et réduit en pratique les possibilités d’exercice du droit de regard sur les inégalités et les violences sexistes et sexuelles ?

Comment ne pas relever la même incohérence alors que la loi de programmation de la recherche vient d’être votée et que nombre d’interventions et de rapports, dont ceux du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) et celui du Conseil Économique Social et environnemental (CESE) ont abouti à des conclusions convergentes sur le fait que la loi de programmation de la recherche votée par le Sénat aggravera la situation des femmes dans l’ESR ?

Comment ne pas dénoncer l’hypocrisie du ministère de l’éducation nationale qui n’a toujours pas proposé concrètement de loi de programmation pour financer une hypothétique revalorisation salariale et qui n’évoque aucune des mesures de rattrapage salarial pour les femmes dans les instances de dialogue social.

Concernant les VSS, il est urgent de dépasser la seule mise en place des cellules d’écoutes pour aller vers leur fonctionnement effectif. La FSU rappelle la nécessité d’une formation solide des personnels de ces cellules et d’un suivi qualitatif de ces dispositifs. Les victimes doivent être visibles et intégrées dans ce plan sous peine de réduire les cellules d’écoute à des coquilles vides.

Il doit être rappelé aux personnels d’encadrement leur obligation de transmettre tout signalement de VSS et d’assurer en la matière leurs obligations de protection des agents.

Les conventions avec les associations professionnelles compétentes dans le domaine doivent se multiplier rapidement sur l’ensemble des établissements et académies pour rattraper le temps perdu. L’impunité des agresseurs et la solitude des victimes doivent cesser. Ces deux ministères doivent maintenant mettre en pratique le principe de « tolérance zéro » comme l’exige le protocole d’accord dans la fonction publique.

L’axe 3 de l’accord est d’ailleurs emblématique du manque d’ambition politique. Aucune mesure de résorption des écarts de rémunération n’est mentionnée dans le projet de plan d’actions alors que les femmes perçoivent toujours des salaires inférieurs de 19% par rapport à ceux des hommes et 13% à temps de travail équivalent.

La FSU souligne la nécessité d’identifier clairement les moyens consacrés à leur mise en œuvre, sans lesquels le plan restera lettre morte. La FSU déplore que les outils de diagnostic, comme celui consacré au calcul des écarts de rémunération, soient arrivés tardivement.

La mise en œuvre des politiques d’égalité est un droit pour toutes et tous et un devoir pour le législateur. En conséquence, les moyens alloués pour leur mise en œuvre doivent être effectifs et ne sauraient être envisagés sous la forme de dotations dépendant le plus souvent d’appels à projet comme c’est le cas pour les établissements du MESRI, ou sous la forme de primes ou d’indemnités adossées à des missions ou du travail supplémentaires qui ne concernent pas tous les personnels et qui sont des dispositifs de discrimination faites aux femmes.

De la même manière, l’accord prévoit des incitations et des sanctions pour les établissements qui ne le mettraient pas en place. Or, cette dimension essentielle est absente des documents étudiés et n’a été évoquée que de manière allusive. La FSU pose donc la question de l’intégration de ces sanctions ou des systèmes de contrainte dans le cadre des lignes directrices de gestion ou des dialogues stratégiques de gestion désormais mis en place entre les établissements et les rectorats.

Pour la FSU, l’égalité n’est pas une option et il est plus que temps de passer des discours aux actes.

 

Les Lilas, le 04 décembre 2020

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Les droits sociaux et les libertés ne sont pas négociables !

ven, 04/12/2020 - 13:54

Suite à la crise du covid, mais aussi dans la continuité d’une logique de profit à tout prix, les plans de licenciements se multiplient de la part des grandes entreprises. Sur l’ensemble du territoire, des petites entreprises, des commerces ferment, mettant de plus en plus de personnes au chômage et dans la précarité.

Celle-ci s’est encore développée au plus grand profit du patronat, Medef en tête, et au détriment particulièrement des femmes. Alors que la crise a révélé de façon criante des inégalités sociales, rien ne semble véritablement prévu pour traiter la situation. Parmi les plus touché.e.s, les jeunes sont en première ligne. La priorité doit être donnée à la jeunesse, en particulier par l’éducation, la formation, l’insertion et l’emploi.

Depuis plusieurs années, les moins de 25 ans, surtout les moins qualifié.es, ont un taux de chômage deux fois plus élevé que celui de leurs aîné-e-s. Il faut attendre l’âge de 29 ans en moyenne pour obtenir son premier emploi stable. La crise sanitaire aggrave la situation et impacte l’ensemble des recrutements et particulièrement celui des jeunes.

De plus, la jeunesse est singulièrement visée par les politiques gouvernementales régressives (baisse des APL, réformes du bac, de l’université et de la recherche…) et subit, dès qu’elle se mobilise, une répression inadmissible.

 

Au contraire, il est urgent de suspendre immédiatement la réforme de l’assurance chômage que le Conseil d’Etat a censuré en partie, et de lui substituer une protection sociale garantissant le droit au travail et à un revenu de remplacement pour toutes et tous.

 

L’annonce de l’aide pour quelques mois de 900 euros, pour certain.es précaires, sonne comme une provocation au vu des conditions drastiques de son obtention. C’est une aumône, qui exclut la majorité des 2 à 3 millions de précaires, intérimaires, saisonnier.es, extras hôteliers, guides touristiques, CDD de tous les secteurs, et tous les travailleurs et travailleuses sans papier.

 

Dans le même temps qu’il nous impose de graves régressions sociales, le gouvernement remet à l’ordre du jour une reforme systémique des retraites et laisse à nouveau entrevoir des mesures d’âge ou d’allongement des durées de cotisations.

Dans ce contexte, le gouvernement multiplie les lois liberticides, portant atteintes à des libertés fondamentales : le projet de loi sécurité globale, le nouveau schéma national du maintien de l’ordre, le délit d’entrave compris dans la loi de programmation de la recherche, le projet de loi sensé renforcer les principes républicains. Ces choix marquent une dérive autoritaire inquiétante.

Le but du gouvernement est clairement de restreindre la liberté d’informer, la liberté de la presse et de priver la population d’user de son droit d’expression, d’être informé, de manifester, de s’organiser pour gagner de nouveaux droits.

Les violences policières sont récurrentes dans les quartiers populaires depuis trop longtemps et deviennent courantes dans les manifestations et dans la société. Plutôt que de les faire cesser, le gouvernement choisit de les invisibiliser.

 

Le 5 décembre, les organisations CGT, FSU, Solidaires, FIDL, UNL, MNL, UNEF appellent à participer aux nombreuses manifestations et initiatives pour le droit au travail, l’emploi, contre le chômage et la précarité, pour les libertés et les droits, contre les violences sociales et les violences policières.

 

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Mobilisons-nous pour nos salaires , pour nos conditions de travail , pour les postes : exigeons la revalorisation et un autre budget pour l’Éducation !

jeu, 03/12/2020 - 16:25

Tout nous conduit à l’exigence de plus d’éducation pour tous les jeunes dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser et où les réformes menées par le ministre les aggravent. Or, le Parlement a adopté un budget qui est loin de traduire l’ambition éducative dont notre pays a besoin. En effet, il ne prend pas la mesure de l’augmentation des effectifs, de la situation sanitaire qui impose particulièrement des mesures pour faire baisser les effectifs d’élèves par classe à court et moyen terme et de l’état de fatigue des personnels, épuisés par des années de dégradation des conditions de travail.

Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires.

Dans le budget 2021, la nécessaire revalorisation des personnels ne trouve qu’une traduction minimale avec 400 millions d’euros prévus. C’est très peu pour les personnels, et de fait l’essentiel des mesures proposées pour 2021 ne concerneront qu’une minorité de personnels. Les AED et les AESH en particulier ne se voient rien proposer.

Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant-es.

Les organisations exigent un budget qui renonce aux suppressions d’emplois et engage un rattrapage des pertes salariales subies, grâce à un plan pluriannuel de revalorisation et de création de postes pour répondre à tous les besoins, en commençant par les plus urgents.

Elles demandent la mise en œuvre d’une autre politique éducative que celle menée jusqu’à présent par le Ministre de l’Éducation Nationale.

Les organisations appellent les personnels à poursuivre les mobilisations en cours, à s’engager dans l’action et à préparer une grève le mardi 26 janvier pour exiger des créations de postes, une autre politique éducative, le dégel de la valeur du point d’indice couplé à des mesures significatives de revalorisation des salaires et des carrières dans l’éducation. Elles engagent les personnels à construire dès maintenant une dynamique de mobilisation par des actions locales, réunions, motions et courriers collectifs auprès des IA-DASEN, des Recteurs, du gouvernement, etc. Les organisations décident de se revoir début janvier.

 

 

 

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La FSU quitte le Grenelle de l’Education

jeu, 03/12/2020 - 09:44

La participation de la FSU aux ateliers de Grenelle se solde par le constat de l’impossibilité de faire avancer des propositions du fait même du dispositif choisi : il n’était pas question d’une concertation, mais bien d’une opération de communication sur des visions déjà arrêtées et peu ouvertes au dialogue. La parole des personnels au travers de celle de leurs représentants syndicaux est peu écoutée, submergée par celles « d’experts » soigneusement choisis par le ministère, dont certains n’ont pour seule expérience de l’école que de l’avoir fréquentée durant leur jeunesse, assurés pourtant de détenir les solutions malgré leur méconnaissance évidente du système scolaire et de ses réalités.

Le colloque du 1er décembre a offert une démonstration inquiétante de partialité et d’absence du « regard croisé » annoncé par le ministère. Dans une période où la confiance des enseignant-es à l’égard du ministère est largement éprouvée, comme l’a à nouveau montré l’enquête d’opinion IPSOS-FSU, le Grenelle de l’éducation continue à creuser l’écart entre les intentions ministérielles et les attentes réelles des personnels, tant sur le plan du métier que sur celui des rémunérations.

C’est pourquoi la FSU et ses syndicats nationaux ont décidé de quitter ces discussions.

Les Lilas, le 03 décembre 2020

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Pour les libertés, les droits sociaux, les services publics, l’éducation : dans l’action avec la FSU !

mer, 02/12/2020 - 14:54

La FSU, réunie en conseil national la semaine dernière, tire un bilan alarmant de la situation : la difficulté de la période se révèle sous la forme d’une crise à multiples facettes, à la fois sociale, sanitaire, économique et professionnelle.

La crise sanitaire a révélé les fragilités des Services publics (SP), victimes de logiques comptables qui les privent de moyens suffisants pour fonctionner de manière satisfaisante pour les usager-es : la situation de l’hôpital public en est une triste illustration. L’application de la loi de « transformation de la Fonction publique » (TFP) aura pour effet un affaiblissement supplémentaire des SP. En effet, l’un de ses objectifs est d’augmenter le recours aux emplois précaires, rendant difficile l’acquisition de l’expertise professionnelle nécessaire aux agents publics.L’autre effet est une régression démocratique inédite puisque  la transparence et les droits des représentants des agents sont restreints.

Sur le plan professionnel, les conditions de travail de tous et toutes se sont considérablement dégradées : charge de travail augmentée, protocoles sanitaires peu protecteurs… Le « plan de relance » déverse des milliards sur les entreprises, surtout les plus grosses, sans conditionnalité en terme d’emploi ou de réorientation de la production, mais rien n’a été prévu pour les SP : aucune prise en compte de la situation inédite, ni aménagements, ni moyens d’urgence. Bien au contraire, la crise agit comme un effet d’aubaine pour nos ministres qui vont plus loin dans leurs politiques et multiplient mensonges et mépris à l’égard des agents.

Les travailleurs-euses se débattent entre plans sociaux, chômage partiel, menaces de faillite : la crise économique est d’une ampleur alarmante, elle plonge une grande partie de la population dans la précarité et la pauvreté. Parmi les plus fragiles, les migrant-es sont particulièrement maltraité-es, comme on l’a vu à Paris (République) le lundi 22 novembre.

En surplomb de toutes ces difficultés, la FSU dresse un constat particulièrement inquiétant en ce qui concerne les libertés publiques : les attaques contre nos libertés se multiplient, le projet de loi « sécurité globale » organise la criminalisation du mouvement social, il vise à empêcher toute contestation. Les récentes violences policières ajoutent au sinistre tableau, et la gravité des mesures liberticides acte le basculement dans un état autoritaire.

Mais si la FSU reconnaît la difficulté de la période, elle mesure aussi la possibilité d’en sortir par le haut : la combativité est la seule réponse qu’il nous faut porter collectivement pour empêcher les dérives et réorienter les politiques vers plus de justice. C’est pourquoi la FSU a pris toute sa place dans les manifestations organisées pour exiger le retrait du projet de loi « sécurité globale » ; dans le même élan, elle appelle solennellement à investir toutes les mobilisations actuelles : elle appelle à s’engager le 5 décembre auprès des chômeur-euses et contre la précarité, le 18 décembre auprès des migrant-es. Elle appelle à la grève dans l’éducation le 26 janvier et revendique, outre le retrait de la loi TFP, un plan d’urgence pour les SP. Elle appelle encore, et autant qu’il le faudra, à se mobiliser pour les libertés, contre les violences policières, pour obtenir le retrait de tout le projet de loi dite de « sécurité globale ».

La FSU s’engage dans les combats qui s’annoncent, elle fait en sorte de rassembler toutes les forces qui souhaitent imposer les valeurs de solidarité, de liberté, d’égalité. Par cette adresse solennelle, elle appelle toutes et tous à s’engager dans ces actions pour faire échec aux projets du gouvernement et construire un avenir meilleur.

 

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Le sondage FSU qui confirme le rejet de la politique du Ministre de l’Éducation nationale

mar, 01/12/2020 - 18:00

Il ressort du sondage que la FSU a commandé à l’institut IPSOS que les personnels de l’éducation manifestent un niveau exceptionnel de défiance vis-à-vis de la politique inégalitaire mise en œuvre par JM Blanquer. Les enseignants estiment que ses réformes sont inutiles pour les élèves (diapo 9, 69 %), vont dans le mauvais sens (diapo 7) et en prime aggravent leurs conditions de travail (diapo 8). Le personnel non enseignant exprime également sa méfiance sur la capacité du ministre à prendre en compte leurs attentes (diapo 14, 56 %). Ce bulletin de santé de la profession est sévère, il montre que le bilan ministériel est critiqué sur le fond.

 Le sondage dessine le portrait d’une communauté éducative qui s’estime d’autant plus malmenée qu’elle a une haute idée du rôle de l’école et de l’utilité sociale des métiers de l’éducation. A 71 %, ces personnels se disent satisfaits de leur métier (diapo 4) ; les enseignants ciblent en priorité la lourdeur des effectifs (diapo 26), revendication portée avec les parents d’élèves dans de nombreuses mobilisations. Convaincu-es qu’ils et elles pourraient faire mieux s’ils et elles étaient reconnu-es, les personnels attendent une autre politique en matière de revalorisation salariale et de création de postes. La confrontation avec le regard des parents fait émerger différences (un avis moins critique sur le ministre) et convergences (diapo 16, 75 % sont satisfaits de la manière dont les enseignants ont géré la crise sanitaire). Revue de détail :

 1/ * L’hostilité à la politique du ministre de la part des enseignants : dans pratiquement tous les items où il en est question, les scores négatifs sont très hauts (souvent plus de 70 %). Ce rejet global était connu dans la partie militante du milieu, mais il apparaît qu’il fait consensus : les non syndiqués sont même plus sévères que les syndiqués.

* Les parents d’élèves sont mitigés (diapo 9). 51 % ne font pas confiance à Blanquer pour répondre à leurs attentes (diapo 12), malgré une communication axée sur eux. Leur mécontentement s’exprime plus lorsque leurs enfants sont inscrits au collège ou au lycée (diapo 7, 50 et 53 % jugent que les réformes vont dans le mauvais sens), là où les réformes et les suppressions de postes sont les plus vives.

* Le divorce entre les enseignants et le ministre apparaît aussi sur les questions sanitaires (diapo 15, 71 % d’insatisfait de la manière dont il a géré l’impact de la crise sanitaire sur l’éducation). La diapo 16 éclaire le désaveu du ministre du côté des parents qui ont constaté que les personnels ont géré la crise sanitaire presque seuls : l’écart de satisfaction atteint les 30 points, malgré son omniprésence médiatique.

2/ * Les questions sur la reconnaissance du travail et la rémunération (diapo 22 et 24) montrent que les rémunérations et les déroulements de carrière actuels ne sont pas considérés comme la juste reconnaissance du travail effectué. 75 % des personnels non enseignants et 82 % des enseignants expriment cette conviction. Le plan salarial annoncé par M Blanquer n’est pas vu comme une revalorisation (diapo 21, 74 % sont insatisfaits, dont 40 % pas du tout).

* L’augmentation du salaire est la priorité, et ce, quel que soit le corps ou le lieu d’exercice (diapo 24, 77 % des personnels de l’éducation la jugent essentielle)

* Seulement 17 % des enseignants soutiennent le projet du ministre de salaire « au mérite ». Une majorité (diapo 19, 52 %) approuve l’idée d’une individualisation plus grande de la rémunération, mais pense que ce ne sera pas correctement mis en œuvre, notamment en termes de critères retenus. Ici aussi la défiance envers le ministère et la hiérarchie joue.

3/ * La confiance dans les organisations syndicales est importante chez les personnels (diapos 10 et 11), mais aussi chez les parents d’élèves, bien que logiquement moindre. Parmi les acteurs de l’éducation, le syndicalisme enseignant recueille bien plus de confiance que le ministère. Dans un contexte de marginalisation institutionnelle du syndicalisme, celui-ci conserve son influence à la base. La convergence entre les personnels et les usagers du service public est ainsi toujours d’actualité.

* Les personnels ont des profils variés dans le système éducatif. La FSU a voulu restituer cette diversité en donnant la parole aux non-enseignants. Ceux-ci expriment un point de vue distancié sur le système éducatif français, et jugent à rebours des enseignants qu’il fonctionne bien (diapo 5, 64 % contre 41 %). Le sondage atteste aussi des relations positives qui existent entre les catégories, 74 % des non-enseignants estiment que leur rôle dans l’éducation nationale est reconnu par leurs collègues (diapo 18).

4/ * Le rapport à la hiérarchie n’est pas le même, les personnels non enseignants y sont beaucoup plus favorables : 68 % estiment que leur rôle est reconnu par celle-ci, contre 47 % des enseignants (diapo 18). Ils approuvent aussi davantage une individualisation des salaires. 21 % des enseignants considèrent que leur relation avec leur hiérarchie s’est détériorée depuis 3 ans, mais la stabilité prévaut (66 % disent qu’elles n’ont pas changé, diapo 20). Une coupure nette sépare la hiérarchie de proximité, qui reste appréciée (diapo 26, classée en dernier parmi les facteurs qui rendent plus difficile l’exercice du métier), et le ministère, très critiqué. La diapo 15 le montre aussi, avec une approbation de l’action des chefs d’établissement et inspecteurs pendant la crise sanitaire (65 % de satisfaits parmi les enseignants, contre 74 % d’insatisfaits du ministre). Les parents, même s’ils sont plus cléments envers le ministre, sont eux aussi beaucoup plus satisfaits de l’action sanitaire de la hiérarchie de proximité (28 points d’écarts, diapo 16).

* L’autonomie pédagogique fait consensus (diapo 28, 83 % des enseignants la jugent essentielle, comme 61 % des parents). En revanche, ils ne l’articulent pas de la même manière avec la nécessité d’un cadre institutionnel : les enseignants priorisent leur autonomie : 51 % jugent important mais pas essentiel de « s’assurer qu’ils mettent en œuvre les recommandations de leur hiérarchie et des experts », alors que 56 % des parents estiment que c’est essentiel. Les parents cherchent un équilibre entre les deux. On peut en conclure que des mesures qui apparaîtraient comme une contrainte autoritaire sur les enseignants seraient rejetées par l’ensemble des acteurs de l’éducation.

5/ * L’inquiétude des enseignants et parents est palpable : attentats, laïcité, Covid19 (diapo 29). Il en est une qui domine : quels seront les effets de la crise sanitaire sur le niveau des élèves (ce qui recoupe une opinion majoritaire chez les parents d’élèves, diapo 29 et 30) ? La FSU considère qu’on ne pourra éviter d’aggraver les inégalités sociales qu’à condition d’adopter un plan d’urgence pour le service public d’éducation.

Rapport FSU Ipsos
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Formation initiale des enseignants : vives inquiétudes de la FSU

mar, 01/12/2020 - 15:38

La FSU a quitté ce jour le GT sur la formation initiale des enseignant·es, elle dénonce les problèmes de fond et de méthode. Les documents ne répondent pas aux attentes et présentent, par plusieurs aspects, une dégradation importante des conditions de formation et d’entrée dans le métier.

Alors qu’il est question de former l’enseignant du XXIe siècle, la note de service “alternance MEEF” entérine l’utilisation des étudiant·es comme moyens d’enseignement en responsabilité. Sans formation et avant concours, ils seront placés en situation de grande précarité et devront assurer, seuls, la responsabilité de classe. Cette vision de la formation n’est pas à la hauteur de l’enjeu. La rémunération de 660 euros net mensuels pour ces étudiants contractuels, la prime de 600 euros annuels pour les tuteurs qui auront en charge de les accompagner sont indignes et témoignent d’un mépris de l’employeur pour ses personnels.

La version actuelle des projets sur la formation initiale des stagiaires marque une dégradation supplémentaire de l’entrée dans le métier. En effet, ils prévoient, pour l’année de stage, d’affecter à temps plein des lauréat·es des concours sans formation suffisante, y compris ceux qui n’auront aucune expérience de classe, contrairement à ce qui avait d’abord été affirmé dans les versions précédentes du texte. Pour elles et eux, le ministère n’envisage qu’un crédit de 10 à 20 jours de formation, défini localement par une commission académique.

Pour les autres lauréat·es, titulaires d’un master autre que le MEEF, dispensés de master ou en reconversion, le ministère prévoit une alternance à mi-temps de classe avec une formation essentiellement “transversale”.
La FSU dénonce des projets qui n’amélioreront ni la qualité de la formation, ni l’attractivité des métiers. Un réel dialogue doit s’instaurer : les organisations syndicales doivent être entendues dans leurs propositions, formulées à partir de leur réelle connaissance du terrain, de la formation et des métiers de l’éducation,

Plus que jamais, la formation initiale des enseignant·es est un enjeu fondamental pour l’école de demain. Le Ministère ne peut la sacrifier !

Les Lilas, le 1er décembre 2020

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Déclaration liminaire de la FSU au CTMEN du 27 novembre 2020

sam, 28/11/2020 - 12:48

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Tribune FSU – Ministre de l’Éducation Nationale : le discrédit est total

jeu, 26/11/2020 - 19:41

Plus il félicite les enseignant-es pour leur engagement et moins ils et elles y croient. Ses vidéos leur sont devenues insupportables. L’empathie médiatisée n’est que de façade. Le double langage est de mise. Rarement ministre aura connu un tel discrédit chez les professeurs et l’ensemble des agent-es de l’éducation nationale. Le silence répété sur les personnels non enseignants (vie scolaire, PsyEN, personnels de santé et de service social, AESH, administratifs, techniques, territoriaux…) est vécu comme une forme de mépris.

Dès 2017, il se lance dans son grand projet de façonner l’éducation nationale à son idée. Quel qu’en soit le prix ! En s’appuyant opportunément sur une partie des recherches en neurosciences, le ministre façonne une école qui deviendrait un lieu où le destin de chaque élève serait fixé dès le cours préparatoire. Cette conception mécaniste des apprentissages nuit à la réussite scolaire des enfants des familles populaires, et s’appuie sur des évaluations nationales dont le rôle est de faciliter un pilotage vertical du système et de justifier a posteriori ce tri social.

La prétendue « justice sociale » du ministre fige en réalité les inégalités, voire les renforce. Bienheureux les chanceux bien nés ! Le ministre empile les réformes vécues comme autant de renonciations aux missions premières de l’école : dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire au détriment des enseignant-es surnuméraires, mise en œuvre de Parcoursup qui amplifie les mécanismes de discrimination sociale et scolaire après le baccalauréat, dont il minimise le caractère national pour instaurer l’évaluation permanente des élèves (E3C, enseignements de spécialité), réforme de l’enseignement professionnel, qui retire toute perspective de poursuite d’études aux élèves qui en sont issus en mettant en œuvre une véritable dérégulation de l’offre de formation et une déprofessionnalisation des diplômes, réforme des programmes, démantèlement programmé de l’éducation prioritaire… Tout confirme le retour à l’élitisme : la réussite selon le ministre n’est décidément pas pour tous les élèves.

Jamais ministre n’aura été aussi injonctif. Circulaires et guides formalisent la vision pédagogique ministérielle qui tient avant tout en un retour à des fondamentaux étriqués « lire, écrire, compter,  respecter autrui » tournant le dos à la construction d’une ambitieuse culture commune. La priorité au primaire est également à double face : d’un côté des moyens qui de toutes façons étaient nécessaires mais restent largement insuffisants et sont ponctionnés sur le second degré ; de l’autre la satisfaction de sa vision passéiste de l’école symbolisée par le retour à la méthode syllabique et la mise en place autoritaire d’un contrôle vertical du travail des enseignant-es. Le ministre fait fi de l’expertise professionnelle des enseignant-es. La classe devient le lieu de l’individualisation des apprentissages. Quel déni du travail quotidien des enseignant-es qui s’évertuent à construire des citoyen-nes éclairé-es et intelligent-es capables de comprendre et d’agir sur le monde et des personnels non enseignants qui y contribuent.

Les réformes sont mises en œuvre à marche forcée. Les voix critiques sont étouffées (création d’un conseil scientifique « sur mesure » pour limiter les apports des sciences sociales et humaines, renvoi du CNESCO vers le CNAM, minimisation du rôle du CSP et création du Conseil d’évaluation de l’école…) ou enfermées dans un dialogue social de sourd.

La gestion de la crise sanitaire avec les mensonges sur les masques, les protocoles inapplicables, l’information parcimonieuse et trop tardive, le manque d’anticipation, le déni sur les chiffres de contamination des personnels et élèves… Sa communication faite d’aplomb et d’arrogance a fini de retirer au ministre de l’éducation nationale le peu de crédit qui lui restait. Ce ministre pense une école qu’il ne connaît pas. Quand on critique ses réformes, c’est lui que l’on critique.

Les tergiversations concernant l’hommage à Samuel Paty, qu’il a finalement saboté, ont été scandaleuses et ont marqué les esprits.

Jusqu’à présent, le ministre se sentait protégé, inattaquable, ses dérives et les effets néfastes de sa politique éducative étant difficilement perceptibles par l’opinion publique.

En créant de toute pièce un syndicat lycéen parce que sa réforme du bac était très contestée sur le terrain ; il a voulu faire taire ses contradicteurs.

Toute la lumière devra être faite rapidement sur cette affaire et une enquête indépendante devra être menée.

En tout état de cause, cela révèle au grand jour ce qui est une évidence à l’interne. Si l’école tient encore c’est parce que les personnels font front et qu’ils et elles portent à bout de bras le service public d’éducation grâce à leur conscience professionnelle et à leur volonté de faire réussir tous les élèves.

Face à ce discrédit fort dans l’ensemble de la communauté éducative, la FSU interroge publiquement la crédibilité du ministre actuel à continuer d’être l’interlocuteur des personnels et à conduire une autre politique éducative.

Les Lilas, le 26 novembre 2020

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La FSU mobilisée pour exiger des moyens ambitieux

mar, 24/11/2020 - 10:08
Journée Internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes 

Selon l’ONU, plus d’une femme sur trois dans le monde subit des violences physiques et/ou sexuelles dans sa vie. 243 millions de jeunes filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences sexuelles et/ou physiques de la part d’un partenaire intime. Elles sont 200 millions à subir des mutilations génitales et 650 millions à être mariées de force avant leur majorité. La violence contre les femmes et les filles constitue une violation des droits humains les plus répandues et l’un des plus grands risques de mortalité pour elles.

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, les rapports ont révélé que les violences à l’égard des femmes et des filles se sont intensifiées. De plus, les mesures de confinement ont pour conséquence de réduire leurs ressources entravant la possibilité de quitter le foyer. Malgré ce constat, le gouvernement a pour projet de mettre en concurrence le dispositif 3919 mettant à mal 40 années d’expérience reconnue dans ce domaine. La FSU demande un renforcement des moyens dédiés à ce dispositif.

En France, les chiffres témoignant du niveau de ces violences sont alarmants. Alors que 150 féminicides ont été commis l’an passé, chaque année ce sont 225 000 femmes qui sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles venant d’un conjoint ou d’un ex-conjoint, 94 000 femmes victimes de viol ou de tentative de viol. Huit femmes sur dix disent avoir été victimes, au moins une fois dans leur vie, d’atteinte ou d’agression sexuelle. Ce haut niveau de violences s’exerce dans toutes les sphères de la société, y compris la sphère professionnelle, ce qui nous oblige à renforcer nos actions et notre mobilisation pour contribuer à les éliminer.

La FSU demande un 1 milliard pour renforcer le budget Droits des femmes afin de flécher des moyens humains et financiers pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Dans le parcours des femmes victimes de violence, deux administrations sont régulièrement pointées comme minimisant les faits. La FSU demande des moyens humains et un plan de formation solide pour former les agent-es de police et de justice.

La FSU a œuvré pour obtenir des engagements dans la fonction publique afin que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles devienne un axe d’actions des ministères. Des mesures se concrétisent dans les plans d’action égalité Femmes/Hommes mais leur déploiement à destination de toutes les agentes n’est pas à la hauteur des enjeux faute d’engagement financier suffisant. Pour la FSU, il faut dépasser les discours et engager un plan d’investissement ambitieux dans la Fonction publique. L’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge étant un outil majeur pour prévenir les violences sexistes et sexuelles, elle exige aussi un plan de lutte contre les stéréotypes dans les établissements scolaires.

Si cette journée internationale permet de faire un état des lieux et de rendre visible les violences, elle permet aussi d’organiser des mobilisations partout dans le monde. La solidarité internationale pour les femmes et les peuples qui luttent pour l’émancipation des filles et des femmes est un levier important pour les victoires obtenues et à venir. À cet égard, la victoire récente des femmes polonaises pour leur droit à l’IVG démontre que l’engagement féministe constitue un moteur indéniable de progrès social. La FSU soutient le projet de loi en France pour augmenter le délai légal d’accès à l’IVG. Faire avancer l’égalité et les droits des femmes permet de faire progresser la société entière.

L’an dernier, les mobilisations du 25 novembre avaient rassemblé plus de 150 000 manifestant-es. Forte de cet élan, pour exiger du gouvernement qu’il prenne enfin les mesures à la hauteur des enjeux, la FSU appelle à participer aux mobilisations prévues le 25 novembre prochain à l’appel d’organisations syndicales, féministes et politiques. Le 25 novembre, la FSU diffusera une conférence de Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l’association « Mémoire Traumatique et victimologie » et participera aux rassemblements organisés dans les villes. Ces mobilisations constituent une étape indispensable dans la construction d’une société plus égalitaire, plus juste et plus démocratique.

Les Lilas, le 23 novembre 2020

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opération vérité sur les réalités de l’Education du XXIème siècle !

mar, 24/11/2020 - 09:40
Communauté éducative : quelles attentes, quelles colères, quels  espoirs

Alors que JM Blanquer organise le 1er décembre une conférence sur « l’enseignant du XXI° siècle », la FSU propose de partir de l’opinion des professionnels de terrain, de leur vision de la nécessaire amélioration du travail des enseignants et des équipes pédagogiques. L’avis des professeurs doit compter, et avec eux, celui de tous ceux qui « font l’école ». Leurs idées convergent-elles avec celles des parents d’élèves ? C’est un enjeu fondamental pour défendre et rénover le service public d’éducation.

La FSU dévoilera au cours de cette soirée les principaux enseignements d’un sondage inédit réalisé par l’institut IPSOS sur l’état d’esprit des personnels dans le contexte si particulier de crise sanitaire mais aussi des suites de l’attentat contre Samuel Paty, attentat qui a attaqué le coeur de la mission éducative et bouleversé le pays.

Cette soirée s’inscrit dans la journée d’action décidée par les syndicats de la FSU pour exiger une revalorisation et de meilleures conditions de travail des personnels à la hauteur du rôle social de l’Ecole.

Faisons la démonstration que ce sont les personnels et pas seulement quelques spécialistes bien choisis qui sont les expert-es de leurs métiers. Pour cela, personnels administratifs, techniques, d’encadrement, de surveillance, d’éducation, d’orientation, de psychologie, infirmiers, assistants sociaux, connectons-nous massivement sur cet événement !

Suivez cette soirée en live sur la page facebook de la FSU @FederationSyndicaleUnitaire le Mardi 1er décembre dès 18h00

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Déclaration CHSCT ministériel MESR, séance du 17 novembre 2020

mer, 18/11/2020 - 11:33

La FSU alerte le ministère sur les risques professionnels que la mise en oeuvre de la Loi de programmation engendrerait dans un climat de travail déjà dégradé, et dans cette période de crise sanitaire.

Comment assurer dans de bonnes conditions un service public d’enseignement supérieur et de recherche de qualité, alors qu’il est demandé encore plus aux agents de travailler à trouver des moyens, plutôt que de leur donner des moyens pour travailler?

La multiplication des contrats à durée déterminée est délétère pour les personnes sur ces statuts. Besoin de se relancer à chaque fois sur des nouveaux sujets, fatigue, incertitudes et inquiétudes sur l’avenir; pressions et surcharge de travail pour assurer un contrat futur; tout cela a des incidences sur la santé de ces agents, et sur l’organisation du travail, soumise à un turn-over incessant.

La multiplicité des statuts dans un même collectif de travail est source de conflits liés à la différence entre les dispositifs de reconnaissance du travail des un-es et des autres et les différences de rémunérations.

L’augmentation de la recherche sur projets diminue le temps de travail effectif pour faire une recherche de qualité La recherche sur projets requiert un travail souvent inutile d’écriture des appels à projets, de recherche de collaborations artificielles, d’écriture de rapports que parfois, personne ne lit. Elle augmente la charge de travail aussi bien des équipes et laboratoires scientifiques que des services techniques et administratifs. Le travail sur projets met en concurrence les collectifs de travail, ainsi que les personnes au sein d’un même collectif. Il engendre un climat de travail néfaste.

Le localisme des recrutements, par des commissions ad hoc, soumet les agents aux pouvoirs locaux et compromet la liberté académique nécessaire à un travail créatif. Il soumet agents comme responsables hiérarchiques intermédiaires à des pressions qui peuvent rendre le travail impossible/invivable.

Pression, surcharge de travail et diminution des marges de manoeuvre sont des causes largement documentées de risques sur la santé des agents.

Le ministère a la responsabilité de prendre soin de ses personnels et de leurs conditions de travail. Il devrait répondre des atteintes à la santé des agents et à leurs conditions de travail, et notamment si, nous ne l’espérons pas, des événements graves comme relatés dans le procès France Telecom devaient se produire.

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SPÉCIAL CONTRACTUEL-LES : ce qu’il faut savoir aujourd’hui pour agir et mieux vous défendre !

mer, 18/11/2020 - 09:00

La loi de transformation de la Fonction publique change les règles du jeu. Contrat, rémunération, congés, indemnités, rupture, droits familiaux, recours … Qu’est-ce que la loi change ? Quels sont vos droits aujourd’hui ?  Comment les faire valoir ?

C’est pour répondre à ces questions que la FSU a décidé de produire une série de fiches utiles et opérationnelles à destination des différentes catégories de personnels impactées par cette loi. Ce mois-ci : 4 pages spécial contractuel-les !

A découvrir ici  .fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}@media only screen and (max-width:1024px) {.fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}}@media only screen and (max-width:850px) {.fusion-section-separator-1 .fusion-section-separator-svg {margin-left:1.92%;margin-right:1.92%;}}

Vous préférez la version image et son ?

Vous pouvez prendre connaissance de la fiche « Spécial Contractuel-les » en regardant la vidéo ci-dessous. 

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Revalorisation dans l’éducation ?

mar, 17/11/2020 - 17:55

Le Ministre de l’Éducation Nationale a annoncé des mesures de revalorisation salariale des enseignant-es pour 2021.

La FSU regrette en premier lieu que ce ne soient pas l’ensemble des personnels qui soient concerné-es. Elle alerte en particulier sur l’urgence d’une revalorisation des AESH (accompagnant-es d’élèves en situation de handicap) et de l’ensemble des personnels titulaires et contractuels qui concourent au service public d’éducation, quelles que soient les missions assurées.

La FSU considère que la Fonction publique devrait être le cadre pertinent des discussions salariales, en particulier sur la valeur du point d’indice et sur les mesures de carrière nécessaires. Pour la FSU, la revalorisation des rémunérations doit d’abord se faire par l’indiciaire et les indemnités se limiter à l’exercice de sujétions particulières. Avec ses annonces d’hier, le ministère s’inscrit dans une toute autre logique, privilégiant la revalorisation sous forme de primes à la pérennité non assurée et limitée à certains personnels.

Une prime d’équipement de 150 euros nets annuels est créée. Avec un montant si faible au regard des coûts importants d’équipement et de connexion informatiques, cette prime ne peut être qu’un premier pas vers une prise en charge par l’employeur de l’ensemble des dépenses occasionnées par l’utilisation par les agent-es de leur matériel personnel. La FSU demande que son montant soit beaucoup plus significatif, elle acte positivement son versement indépendamment de l’avancée dans la carrière et aux psychologues de l’Éducation Nationale, mais dénonce l’exclusion de son bénéfice de nombreux personnels, à commencer par les CPE ou encore les professeurs documentalistes, elle continuera à intervenir en faveur de ces personnels.

Une prime dite « d’attractivité », d’une centaine d’euros au tout début de la carrière et dégressive jusqu’à une trentaine d’euros aux personnels d’enseignement, d’éducation, d’orientation et de psychologie ayant 15 ans de carrière est créée.  Pour les contractuel-les  en début de carrière, la prime serait de 54 euros mensuels. Les stagiaires seraient exclus du bénéfice de cette prime alors qu’ils en ont le plus besoin. Si des mesures d’urgence ciblées sur le début de la carrière sont nécessaires, pour la FSU elles devraient être d’une toute autre ampleur : n’être qu’un des éléments de la réponse aux enjeux d’attractivité des professions de l’enseignement et ne constituer qu’une première étape vers une revalorisation de l’ensemble de la profession…. La FSU  demande également des mesures immédiates et de plus long terme pour les collègues en milieu et en fin de carrière. De ce point de vue, la seule annonce du Ministre d’augmenter un peu les ratios de promotions à la hors classe est très insuffisante, car il faudrait aussi permettre une fin de carrière de tou-tes au dernier grade de leur corps et aménager les fins de carrière en rétablissant la cessation progressive d’activité.

La FSU a ainsi dénoncé l’absence de certitude sur une loi de programmation qui donnerait pourtant de la visibilité et des garanties sur la pérennité et l’amplification des mesures prises en 2021 afin de répondre au déclassement salarial. Plutôt que d’user de circonvolutions langagières stériles, le ministre doit sans attendre annoncer les moyens qu’il compte y consacrer et le calendrier d’application …

Enfin, la FSU demande que le processus de revalorisation intègre la question de l’égalité professionnelle femmes hommes. Les mesures contenues dans l’accord égalité peinent à se mettre en place, les inégalités de carrière et de salaire continuent d’exister ; il faut mettre en œuvre des leviers plus puissants pour les supprimer, c’est loin d’être le cas actuellement.

À ce jour, non seulement la loi de programmation n’est pas actée, mais en plus la question de contreparties exigées en échange d’éventuelles revalorisations à partir de 2022 plane toujours sur les discussions. Les objectifs du « Grenelle de l’éducation », organisé en ateliers thématiques sur toutes les dimensions des métiers, n’ont toujours pas été clarifiés. À l’inverse d’une revalorisation liée à des missions supplémentaires, la FSU exige une revalorisation de l’ensemble des personnels de la Fonction publique, des créations de postes à la hauteur des besoins de la société et de la nécessaire transition écologique, et un allègement de la charge de travail.

Les Lilas, le 17 novembre 2020

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Former une communauté de citoyennes et citoyens libres, égaux et fraternel-les

mar, 17/11/2020 - 14:31

L es événements dramatiques qu’a vécus le pays ont créé une émotion immense et soulevé de nombreuses questions. Un homme a été exécuté pour avoir exercé sa mission de professeur d’histoire – géographie – éducation civique, celle-là même qui est au cœur de la promesse républicaine d’émancipation par le savoir. Des attentats terroristes ont suivi, en particulier à Nice, ciblant des catholiques. La volonté du terrorisme islamiste est de fracturer la société française, enjeu majeur pour qui veut détruire toute possibilité de vivre ensemble dans une communauté nationale respectueuse des différences. Dans cette situation, le syndicalisme a une responsabilité particulière, celle de garder le cap, la fermeté et l’assurance sur ses principes, la lucidité sur les réalités, les idées claires sur les objectifs. La situation nous rappelle en tous cas que nos missions en tant qu’agent-es publics sont intimement liées à un projet politique et qu’une Fonction publique confortée et reconnue dans ses missions est une des réponses les plus importantes à l’offensive obscurantiste.

Ne pas se laisser diviser n’est pas refuser les débats. Mais force est de constater que certain-es cherchent à cliver, à accuser injustement les uns de complaisance ou les autres de déni. La FSU a toujours porté haut le principe de laïcité dans le cadre d’une République sociale qui fasse sa place à toutes et tous, par-delà les croyances, les origines et les identités. Ce n’est pas une mince affaire et ce chemin est certes semé d’embûches, mais il est celui que les personnels de la Fonction publique portent à bout de bras, sans nier les difficultés, mais avec la conviction intacte que l’objectif est bien de redonner de la vigueur aux idéaux de la République sociale et laïque

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