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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 14 min 46 sec

Les organisations syndicales appellent le gouvernement à renforcer les services publics, la Fonction publique et à conforter le rôle des agent-es !

mar, 15/01/2019 - 17:43

Les organisations syndicales CGC, CFDT, CFTC, CGT, FA FP, FSU, Solidaires, UNSA représentatives de plus de 5 millions d'agent-es, s'inquiètent de l'avenir promis à la Fonction publique par le gouvernement et lui demandent d'entendre leurs revendications.

Face aux inégalités sociales et territoriales, au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, la Fonction publique a un rôle important à jouer. Sans les agent-es, qu'ils soient dans le versant de l'État, celui de la Territoriale ou de l'Hospitalière, les missions indispensables des services publics au service des usagers ne peuvent pas être rendues, l'isolement est renforcé et les inégalités grandissent. C'est pourquoi, à l'inverse des suppressions d'emplois et d'un recours accru au contrat prévus par le gouvernement, les organisations syndicales jugent indispensable la création d'emplois statutaires dans tous les services qui en ont besoin.
Elles exigent également une revalorisation salariale de toutes et tous les agent-es. Au quotidien, ils travaillent au service de l'intérêt général et font vivre ces services publics de qualité sur l'ensemble du territoire. C'est d'autant plus urgent que, depuis son arrivée, le gouvernement a accumulé des mesures négatives à leur encontre (gel de la valeur du point d'indice, mauvaise compensation de l'augmentation de la CSG, rétablissement du jour de carence…).

Au moment du grand débat national, où il sera notamment question de la réorganisation de l'État et des
services publics, les organisations syndicales demandent au gouvernement la suspension du projet de loi
relatif à la Fonction publique et des processus engagés sur la réforme de l'État.
Elles lui demandent l'ouverture de négociations visant à renforcer la Fonction publique et les droits et garanties de ses personnels.
Attachées aux principes qui sont ceux de la Fonction publique, au Statut général des fonctionnaires, et statuts particuliers qui représentent une réelle garantie d'égalité entre usagers, elles appellent à conforter le modèle social de notre pays. C'est pourquoi, les organisations syndicales engagent d'ores et déjà diverses initiatives pour permettre à toutes et tous les agent-es d'intervenir et d'agir afin de peser sur les choix du gouvernement.

Elles se retrouveront à la fin du mois de janvier pour examiner la situation et envisager les initiatives nécessaires.

Les organisations syndicales appellent le gouvernement à changer d'orientation pour que soient confortés la Fonction publique, ses missions et le rôle des agent-es.

Les Lilas le 15 janvier 2019

N° 213

ven, 21/12/2018 - 18:10

Fonction publique : réponses irresponsables du gouvernement

ven, 21/12/2018 - 13:54

Le gouvernement ne prend pas la mesure de l'exaspération des agent-es de la Fonction publique face à un pouvoir d'achat qui se dégrade et à l'absence de toutes perspectives de revalorisation salariale.

Son refus aujourd'hui encore d'ouvrir des négociations salariales dans la Fonction publique est tout autant navrant qu'inacceptable.

Il n'est pas acceptable non plus de faire peser sur le pouvoir d'achat et les conditions de travail de plus de 5 millions d'agent-es, l'incapacité du gouvernement à mener une réforme fiscale pour répondre aux besoins de la population.

La FSU juge nécessaire la construction rapide de perspectives, dans un cadre unitaire le plus large possible, pour se faire entendre du gouvernement.

Elle organisera également, tout au cours du mois de janvier, des actions et initiatives (interpellations des élu-es, débats, rassemblements etc), dans tous les territoires et dans tous les secteurs de la Fonction publique, pour faire entendre les revendications des agent-es.

Les Lilas le 21/12/2018

Communiqué des organisations syndicales de la fonction publique
CGC, CFTC, CFDT, CGT, FA-FP, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

Le gouvernement n'a pas pris la mesure du malaise qui s'exprime dans la Fonction publique et des difficultés en termes de pouvoir d'achat.

Les annonces faites ce matin ne répondent pas aux attentes de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique.

Les organisations syndicales CGC, CFTC, CFDT, CGT, FA-FP, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont solennellement demandé au gouvernement des mesures urgentes et générales.

Devant l'absence de réponse de sa part, elles décideront des moyens nécessaires pour peser afin d'être entendues.

Les Lilas le 21 décembre 2018

L'année change… pas la FSU qui sera encore plus engagée au quotidien !

jeu, 20/12/2018 - 15:32

Les élections professionnelles de la Fonction publique ont conforté la FSU comme une force incontournable. La FSU est une des seules organisation syndicale qui progresse en voix à la Fonction publique de l'État et à la Fonction publique territoriale. Cette progression lui permet d'obtenir un 3ème siège au Conseil Commun de la Fonction Publique.

Un signe de vitalité, la marque d'une confiance encore pus grande de la part des agent-es à les représenter, à intervenir et agir avec eux. La FSU se félicite ainsi de ce résultat qui valide aussi un projet syndical alliant proposition, action et négociation.

Le gouvernement doit entendre ce message. Et ce d'autant plus que nous traversons une crise profonde, avec une société trop fracturée, divisée. Pour cela, le gouvernement doit changer de cap sur sa méthode de gouvernance comme sur les orientations politiques en œuvre.

Pouvoir d'achat et salaires, développement des services publics, réforme de la fiscalité, transition écologique juste socialement… c'est ce que porte la FSU qui s'attache à construire les actions unitaires les plus larges possibles, pour obtenir de réelles avancées et de nouvelles conquêtes sociales. Ainsi, dès le début de l'année 2019, la FSU sera engagée pour assurer un avenir à la Fonction publique et à ses agent-es qui sont aujourd'hui les grands oubliés et qui risquent fort de faire les frais des quelques mesures annoncées par le gouvernement. Elle le sera également pour offrir aux jeunes et aux retraité-es des conditions de vies dignes et des perspectives d'avenir meilleures.

En 2019, on reste engagé-es !

Faire des migrations une chance

mar, 18/12/2018 - 16:42

Les migrations sont une réalité incontournable. Qu'ils s'agissent de migrations volontaires (études, emploi...) ou subies pour des raisons économiques, climatiques ou pour fuir la répression, les guerres, la criminalité, les discriminations, les catastrophes naturelles... « Les migrations favorisent la croissance économique, le dynamisme des sociétés et la tolérance. Elles offrent une chance à des millions de personnes en quête d'une vie meilleure, et profitent aussi bien aux communautés d'origine qu'à celles de destination » comme l'affirme António Guterres, secrétaire général de l'ONU.

Aujourd'hui, des millions de personnes dans le monde sont privées de leur liberté de circuler, sont victimes de traitements discriminatoires, inhumains et voient leurs droits bafoués (logement, santé, éducation, travail, droit aux loisirs, à la sécurité…). Parmi elles, se trouvent également des mineur-es et jeunes majeur-es isolé-es étranger-ères, dont un très grand nombre ne bénéficie pas de la protection et des droits qui leur sont dû au regard de leur âge et de leur particulière vulnérabilité sur le territoire.

Cette Journée internationale des migrants est l'occasion de lutter contre les préjugés et d'appeler la communauté internationale à se mobiliser pour faire respecter les droits des migrant-es et garantir leur égalité de traitement. L'Union Européenne doit également prendre ses responsabilités en mettant un terme à des mesures de rejet aux effets meurtriers et promouvoir une politique d'accueil digne à l'échelle du continent. La France doit revenir sur la loi « asile-immigration » et, alors que la justice vient de condamner les sept militants de Briançon pour avoir aidé des migrant-es à passer la frontière, elle doit en urgence abroger le délit de solidarité. La France doit assurer des conditions de vie décentes à celles et ceux qui demandent l'hospitalité et prendre en charge et scolariser les jeunes isolé-es étranger-ères.

La FSU appelle à participer aux initiatives et manifestations organisées ce 18 décembre.

Les fonctionnaires doivent aussi être concerné-es par les mesures de pouvoir d'achat !

lun, 17/12/2018 - 10:22

Alors que la Fonction publique compte 20% d'agent-es non titulaires souvent faiblement rémunéré-es, plus de 40% d'agent-es de catégorie C et plus de 75% dans la fonction publique territoriale dont les salaires de début de carrière sont proches du SMIC, aucune négociation ni discussion n'est, à ce jour, prévue dans la Fonction publique.

L'État employeur ne compte-t-il pas appliquer à ses propres employé-es ce qu'il demande aux entreprises de faire ?

Depuis son arrivée, les mesures du gouvernement n'ont cessé d'affaiblir le pouvoir d'achat des plus de 5 millions d'agent-es : gel de la valeur du point d'indice, remise en cause du protocole PPCR, mauvaise compensation de l'augmentation de la CSG, rétablissement du jour de carence… Dans la fonction publique aussi la colère est grande. La FSU demande l'ouverture de négociations pour des mesures concrètes en faveur du pouvoir d'achat des agent-es ainsi que la tenue d'un rendez-vous salarial dès le début de l'année 2019.

Elle met en garde le gouvernement et s'opposera à toute tentative de faire peser la mise en oeuvre des mesures annoncées pour les salarié-es par le président de la République sur les budgets de l'Etat. Alors que la population demande des services publics de qualité sur l'ensemble du territoire, ce serait de fait la condamner.

Les Lilas le 17 décembre 2018

La FSU confortée dans son engagement quotidien !

jeu, 13/12/2018 - 15:33

Les élections professionnelles de la Fonction publique ont conforté la FSU comme une force incontournable. C'est une des seules organisation syndicale qui progresse en voix. Un signe de vitalité et la marque d'une confiance encore pus grande de la part des agent-es à les représenter, à intervenir et agir avec eux. Ces élections montrent l'attachement à un syndicalisme qui sait tout à la fois proposer, négocier et agir. Le gouvernement doit entendre cela. Et ce d'autant plus alors que nous traversons une crise profonde, avec une société trop fracturée, divisée et touchée une fois de plus au cœur par l'attentat odieux commis à Strasbourg.

La 6ème puissance du monde a les ressources nécessaires pour permettre plus de justice sociale et d'égalité leviers indispensables pour sortir de la crise. Mais le gouvernement doit changer de cap sur sa méthode de gouvernance comme sur les orientations politiques en œuvre.

Pouvoir d'achat et salaires, développement des services publics, réforme de la fiscalité, transition écologique juste socialement… c'est ce que porte la FSU.
Le Président de la République n'a jusqu'ici rien annoncé pour les plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique et n'a rien dit non plus de l'avenir de la réforme de la Fonction publique.

La FSU lui demande d'ouvrir de nouvelles discussions en urgence. Pour les obtenir, il sera nécessaire de nous mobiliser. C'est pourquoi, la FSU propose à l'ensemble des fédérations de fonctionnaires une journée d'action en janvier 2019.

Attentat à Strasbourg : condamnation de la FSU et émotion

mer, 12/12/2018 - 15:57

La FSU exprime sa plus vive émotion après l'attentat qui a touché la ville de Strasbourg.
Elle présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes et assure de toute sa solidarité les habitants de Strasbourg.

La FSU condamne cet attentat.

Un acte qui peut, une fois de plus, mettre à mal la cohésion sociale de notre pays. La FSU dénonce les propos appelant à opposer les populations entre elles ainsi que tous les amalgames.

Au contraire, en cette période difficile, il convient de s'attacher à faire vivre au quotidien les valeurs de la République.

Les Lilas le 12 décembre 2018

Elections professionnelles Fonction publique : la FSU progresse !

mar, 11/12/2018 - 16:44

Les premiers résultats des élections professionnelles des trois versants de la Fonction publique ont été annoncés ce matin aux organisations syndicales par le Ministère.

La FSU s'inquiète d'une baisse persistante de la participation à ces élections (-3 points cette année). Il conviendra de s'interroger sur les modalités et conditions de vote, sur la nécessité de mettre en place des bureaux de vote sur les lieux de travail quelles que soient les modalités retenues.

Il sera nécessaire aussi de faciliter le vote des contractuels qui n'ont pu que faiblement participer à ce scrutin. La FSU a dénoncé les dysfonctionnements survenus au Ministère de l'Education nationale.

Si les résultats ne sont pas définitifs, la FSU peut déjà se féliciter de sa progression en nombre de voix à l'État comme à la Territoriale confortant ainsi sa représentativité.

La participation de près de la moitié des agent-es montre leur attachement au rôle que jouent les instances paritaires et confortent les organisations syndicales et les représentant-es du personnel dans la défense de leurs conditions de travail, de leurs salaires, de leurs déroulements de carrière mais aussi dans la défense et la valorisation de leurs métiers et missions.

Alors que le gouvernement n'a eu de cesse de marginaliser les organisations syndicales et que le dialogue social est surtout devenu un "monologue", les personnels ont montré leur attachement à la Fonction publique. Le gouvernement doit l'entendre comme tel !

La FSU reste engagée au quotidien avec toutes et tous les agent-es pour conforter le rôle de la Fonction publique et de ses agent-es.

Aux Lilas, 11 décembre 2018

Annonces du Président de la République : Quid de la Fonction publique ?

mar, 11/12/2018 - 16:16

Face aux inégalités grandissantes, au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, il était attendu du Président de la République qu'il apporte des réponses en terme de pouvoir d'achat, du rôle des services publics et d'une fiscalité plus juste afin d'améliorer les conditions de vie de tous les salarié-es, chômeurs, retraité-es et jeunes.

S'il répond par 100 euros supplémentaires pour les salarié-es au SMIC, par la défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires, réactivant ainsi la mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » avec laquelle la FSU est en désaccord, par l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraites inférieures à 2 000 euros et par une éventuelle prime de fin d'année soumise au bon vouloir des employeurs, le Président est resté silencieux sur d'autres sujets.
Il n'a ainsi rien dit sur les bas salaires en général, les minimas sociaux et n'a rien annoncé pour les chômeurs, les jeunes. Il est resté également trop silencieux sur les plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique.
Le Président n'a rien dit non plus du financement de ses mesures, sinon qu'elles ne coûteraient rien aux employeurs et que l'impôt sur la fortune ne serait pas rétabli, ce qui revient à les faire supporter par les contribuables et par le budget de l'État.

La FSU est très inquiète pour l'avenir de la Fonction publique et de ses agent-es.
Le point d'indice reste gelé. Le Président confirme une réforme de l'Etat et de la fonction publique dans l'objectif d'une meilleure maîtrise de la dépense publique.
Pourtant, la FSU avait mis en garde contre toute tentation d'utiliser une nouvelle fois la Fonction publique pour payer les nécessaires mesures sociales à prendre.
Pour répondre à la crise profonde de notre pays, il est indispensable de dégager les moyens budgétaires nécessaires. Sans réforme fiscale juste et plus redistributive, sans le rétablissement de l'ISF, toutes mesures sociales resteront limitées.
Or, le président a confirmé implicitement la poursuite des politiques libérales mises en œuvre depuis 18 mois : budget 2019, suppression de l'ISF, réforme du système des retraites, financement du chômage, réorganisation de l'État…

Concernant la jeunesse et les questions d'Education et de formation, le Président a considéré que les politiques en cours répondaient aux exigences. Or, les jeunes sont aujourd'hui mobilisés pour des perspectives d'avenir meilleures que celles promises avec les réformes actuelles (réforme du lycée, Parcours Sup…). Des réformes qui remettent en cause la professionnalité des enseignant-es , leurs conditions de travail et celles d'apprentissage de leurs élèves. La FSU réitère sa demande de d'ouverture de discussions avec les organisations de jeunesses et celles représentatives des personnels de l'Education.

Pour la FSU, les annonces faites hier soir par le Président de la République ne répondent pas aux aux enjeux qu'elle porte notamment pour réduire les inégalités sociales et territoriales et pour conforter le modèle social de la France.
C'est pourquoi, la FSU invite à développer et à participer à toutes les initiatives qui s'organisent de manière unitaire large dans le cadre de la journée d'action du 14 décembre (Grève, rassemblements, manifestations, AG avec les personnels…).
La FSU considère qu'il est de sa responsabilité de proposer aux Fédérations de fonctionnaires d'appeler à une journée d'action nationale pour permettre à la Fonction publique d'assurer des services publics de qualité sur l'ensemble du territoire et pour davantage de reconnaissance des agent-es qui en assurent le fonctionnement au quotidien.

Les Lilas le 11/12/2018

La situation appelle des réponses sociales fortes !

lun, 10/12/2018 - 09:52

Face aux inégalités grandissantes et au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, le gouvernement doit apporter des réponses qui améliorent les conditions de vie de tous les salarié-es, chômeurs, retraité-es et jeunes : augmentation des salaires, des minima sociaux et des retraites, accès à des services publics de qualité sur tout le territoire, création d'emplois... La FSU demande l'ouverture de discussion à la Fonction publique où les salaires sont gelés et les perspectives de carrière bloquées.

Améliorer la cohésion sociale, défendre les valeurs qui fondent le modèle social, favoriser la transition écologique exige des services publics forts avec des agent-es véritablement reconnu-es. La FSU demande au gouvernement d'abandonner le projet de réforme de la Fonction publique tel qu'il est prévu à ce stade. Au contraire, pour répondre aux enjeux de société c'est d'une fonction publique renforcée dans ces moyens et missions, avec des agent-es conforté-es dans leur statut et leurs carrières dont le pays a besoin. Elle met en garde contre toute tentation d'utiliser une nouvelle fois la Fonction publique pour payer les nécessaires mesures sociales à prendre.

La FSU réitère également sa demande d'ouverture de discussions au ministère de l'Education nationale, avec les organisations de jeunesse et les organisations syndicales représentant les personnels afin de répondre aux inquiétudes et aux revendications des jeunes.

Le gouvernement ne pourra pas répondre à la crise profonde de notre pays sans dégager les moyens budgétaires nécessaires. Une réforme fiscale juste et plus redistributive et le rétablissement de l'ISF s'imposent.

Le gouvernement ne doit plus tergiverser et doit répondre à ces attentes aujourd'hui au risque d'aggraver encore les fractures de notre société.

C'est ce que portera la FSU ce matin à la réunion organisée par le gouvernement. Mais, alors que depuis plus de 18 mois, celui-ci gouverne sans entendre ni les alertes ni les revendications de la FSU, il ne pourra pas se cacher derrière cette réunion pour continuer sa politique si tel était son choix en faisant croire qu'elle serait partagée par les organisations consultées.

Pour la FSU, les annonces qui seront faites ce soir par le Président de le République relèveront de sa seule responsabilité. Elle les écoutera avec la plus grande attention et y répondra.

Les Lilas le 11 décembre 2018

La FSU demande solennellement au gouvernement d'entendre les revendications de la jeunesse

ven, 07/12/2018 - 16:06

La FSU exprime sa vive émotion après les violences commises à l'égard des jeunes, notamment suites aux événements de Mantes la Jolie.
Elle condamne ces violences. Le gouvernement ne peut pas traiter ainsi la jeunesse : gardes à vue, déferrements devant la justice des mineurs... La FSU exige que ces jeunes ne soient pas poursuivis dans le cadre de procédures abusives et demande la levée des gardes à vue.

C'est une réponse politique qu'il faut apporter à ce mouvement. La FSU demande solennellement au gouvernement d'entendre les revendications de la jeunesse, de recevoir les organisations de jeunesse et celles des personnels pour trouver une solution négociée. Elle alerte, depuis le début de ce conflit, le Ministre de l'Éducation nationale et le gouvernement sur la gravité de la situation et elle a fait part à maintes reprises des inquiétudes tant pour les élèves que pour les personnels. Pour sortir de cette crise, la FSU a proposé que se tiennent immédiatement des discussions avec les organisations de jeunesse et les représentants des personnels.

Il s'agit d'entendre les inquiétudes des jeunes face à leur avenir et leurs revendications contre les réformes porteuses d'inégalités et pour améliorer le service public d'éducation.
La FSU demande solennellement et urgemment au gouvernement d'accéder à cette demande.

Aux Lilas, 7 décembre 2018

Les personnels confortent la FSU dans sa première place à l'Éducation

ven, 07/12/2018 - 12:37

Dans un contexte de remise en cause par le gouvernement des instances de dialogue social et de marginalisation du rôle des organisations syndicales, la FSU se félicite de la participation des personnels de l'Éducation nationale (en hausse de 0,9 % par rapport à 2014), qui plus est dans des conditions de vote chaotique dès le premier jour.Avec une augmentation de plus de 6 300 voix pour la FSU par rapport aux élections de 2014, les électeurs et électrices de l'Éducation ont ainsi renouvelé leur confiance aux délégué.es du personnel de la FSU et de ses syndicats pour les représenter. Ces élections montrent une grande stabilité des résultats entre les différentes organisations. Le nombre de sièges attribués au CTM restant même à l'identique.

La FSU reste sans conteste la première fédération de l'Éducation nationale.Un atout considérable pour continuer de défendre au quotidien les personnels dans l'exercice de leurs missions, le bon déroulement de leur carrière mais aussi pour obtenir une meilleure reconnaissance de leurs qualifications et une amélioration de leurs conditions de travail.

La FSU reste également totalement engagée pour défendre et conforter le service public d'éducation au service de la réussite de tous les élèves. Des élèves confrontés aussi aujourd'hui à la prégnance des inégalités sociales ce qui rend urgent la démocratisation du système éducatif.

La FSU reste mobilisée pour donner un avenir à la jeunesse.

Alors que le Ministre cherche à faire croire que les personnels lui accordent un satisfecit permanent contre l'avis des organisations syndicales, ces élections constituent un message fort envoyé par les personnels et il devra en tenir compte tant sur la méthode de concertation que sur le contenu des réformes.

Les Lilas le 7 décembre 2018

La FSU demande au Ministre d'entendre les inquiétudes de la jeunesse

mer, 05/12/2018 - 11:53

Inquiétudes face à l'avenir, poids des inégalités sociales sur les parcours de formation, dégradation des conditions de scolarisation… de nombreux jeunes se mobilisent pour dénoncer les réformes en cours dans les lycées et contre le dispositif « parcours sup » qui organise une sélection à l'entrée à l'université.

Porteuse de la réussite de tous les jeunes, et particulièrement des plus fragiles et des plus défavorisés, de l'élévation du niveau de qualification, la FSU demande au Ministre d'entendre les demandes des lycéen-nes qui aspirent à une réelle démocratisation du système éducatif.

La FSU dénonce fermement la répression policière dont sont victimes les lycéen-nes. Le gouvernement doit très vite répondre à ce mouvement lycéen.
La FSU demande l'ouverture de discussions avec les organisations de jeunesse et les organisations syndicales pour répondre aux exigences de la jeunesse et remettre à plat les réformes en cours et améliorer les conditions de scolarisation des élèves.

Les Lilas le 5 décembre 2018

Crise : le gouvernement doit apporter des réponses sociales

mer, 05/12/2018 - 11:52

La crise sociale qui gagne le pays trouve son origine dans les politiques libérales aujourd'hui à l'œuvre et dans la volonté de remettre en cause notre modèle social. Contraint par l'ampleur de la contestation, le gouvernement a décidé de reporter un certain nombre de mesures et d'ouvrir des discussions sur tout le territoire. Ces annonces arrivent très tardivement dans une situation extrêmement tendue. En voulant maintenir son cap, le gouvernement ne semble pas prendre la mesure de la colère qui s'exprime face aux injustices sociales. Il ne répond ni aux inquiétudes ni aux revendications particulièrement en ce qui concerne le pouvoir d'achat.

Pour la FSU, face aux inégalités grandissantes et au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, le gouvernement doit apporter immédiatement des réponses qui améliorent les conditions de vie de toutes et tous : augmentation des salaires, des minima sociaux et des retraites, accès à des services publics de qualité sur tout le territoire, création d'emplois, réforme à venir du système de retraites … mais l'urgence de réponses sociales ne doit pas faire oublier la nécessité de traiter également de l'urgence écologique. La fiscalité écologique ne pourra trouver d'acceptation et de soutien qu'accompagnée de mesures synonymes de justice sociale et de progrès social.
Aucune promesse de plus d'égalité ne pourra se faire sans une réforme de la fiscalité juste et redistributive, sans revenir sur la suppression de l'ISF et sans une répartition plus juste des richesses produites pour une société plus solidaire.
Ces débats doivent maintenant s'ouvrir et déboucher sur des mesures concrètes et pérennes.

La FSU s'inquiète du silence du gouvernement concernant le rôle que devraient jouer les services publics tant dans la transition écologique que pour une meilleure cohésion sociale.
Les services publics participent des valeurs et principes qui fondent notre société, contribuent à davantage d'égalité et de solidarité. La FSU demande au gouvernement de revenir sur le projet de réforme de la Fonction publique tel qu'il est prévu à ce stade. Ce projet, dans le cadre de la baisse de la dépense publique, que le gouvernement entend maintenir, est incompatible avec un projet de société solidaire et égalitaire. Il vise à réduire l'accès à des services publics de qualité et de proximité pour tous-tes et tous, à dégrader les conditions d'emploi et de travail des agent-es.

A l'inverse de l'opération CAP22 et des décisions prises à sa suite, la FSU réitère sa demande d'un "Grenelle" de l'action publique qui permettrait tout à la fois de discuter et conforter les missions de services publics sur l'ensemble du territoire mais aussi le rôle des agent-es publics. Par ailleurs, la FSU rappelle que les questions de pouvoir d'achat sont également présentes au sein de la Fonction publique qui compte de très nombreux précaires et d'agent-es payé-es au Smic. Elle rappelle encore que les salaires sont actuellement gelés. C'est pourquoi, elle demande à nouveau l'ouverture de nouvelles discussions, avec toutes les organisations syndicales dans la Fonction publique, afin d'améliorer le niveau des salaires et les conditions de travail de toutes et tous les agent-es. Car il n'y a pas de services publics de qualité sans l'engagement quotidien des agent-es.
Il est de la responsabilité du mouvement syndical de porter devant le gouvernement les revendications des salarié-es. La FSU poursuit son engagement en ce sens et portera cette nécessité auprès de l'ensemble des organisations syndicales.

Les Lilas le 5 décembre 2018

Elections professionnelles : la FSU déterminée à défendre l'expression démocratique des personnels

jeu, 29/11/2018 - 22:58

Depuis l'ouverture du scrutin le jeudi 29 novembre à 10h00, le vote électronique à l'Éducation nationale dysfonctionne gravement et les opérations électorales ont été suspendues à 14h00.

Le ministère de l'Éducation nationale, par le choix du prestataire comme par les choix organisationnels effectués, porte la responsabilité de cette situation inacceptable. Il se montre, à ce jour, incapable de garantir les conditions normales de mise en œuvre du processus démocratique pour les 1 135 000 personnels de l'Éducation nationale.

Les représentants de la FSU au bureau de vote central ministériel ont exigé que le ministère prenne toutes les dispositions pour permettre l'expression du vote des personnels.

Le vote devrait de nouveau être possible dans la matinée du 30 novembre. La FSU appelle les personnels à montrer leur attachement à la démocratie sociale dans l'Éducation nationale, à leurs représentant-e-s en votant massivement dès qu'elles/ils en auront la possibilité.

Les Lilas, le jeudi 29 novembre 2018

Retraites : comprendre la réforme Macron, lutter avec la FSU pour développer les solidarités

mar, 27/11/2018 - 20:49

La loi en préparation sur les retraites ne serait présentée qu'au deuxième semestre 2019, mais c'est dès maintenant que, suite aux premières annonces donnant les grandes lignes du projet, les salariés doivent s'emparer du dossier, intervenir, s'opposer et proposer des alternatives. Le vote pour FSU aux élections professionnelles de décembre 2018 sera une occasion d'exprimer le rejet de tout projet qui mettrait à mal les solidarités.

La FSU publie ici l'ensemble des documents qui détaillent les projets gouvernementaux ainsi que des compte rendus des réunions au haut commissariat à la réforme des retraites :

Une retraite par points, comment ça fonctionne ? Pourquoi les salariés, et pourquoi particulièrement les fonctionnaires, ont-ils beaucoup à y perdre ?

Le gouvernement envisage de mettre en place un système de retraites par points.

Les cotisations sont transformées en points selon la valeur d'achat du point. La pension est déterminée par la valeur de liquidation (ou valeur de service) du point. Ces deux valeurs varient chaque année.

Il y a plusieurs techniques pour les determiner : par exemple, la valeur de service peut varier en fonction de l'âge au moment de la liquidation, ou encore le point peut avoir la meme valeur quel que soit son âge mais le système peut prévoir des minorations de pensions à partir d'un age pivot, etc.

Après la liquidation, rien n'est dit par le gouvernement sur la manière dont les pensions évolueraient. Dans certains systèmes comme la Suède, un coefficient est appliqué chaque année aux pensions versées, elles peuvent donc perdre de la valeur en cours de retraite (entre 2010 et 2013, la pension de chaque suédois a perdu 10% de sa valeur). Ce n'est pas cependant la piste envisagée pour le moment par le gouvernement.

Dans le nouveau système, la cotisation serait dûe sur l'ensemble des salaires et traitements (indemnités comprises) dans la limite de 10 000 euros par mois (3 “plafonds de la Sécurité Sociale”).

La notion de nombre de trimestres disparaîtrait, un âge de départ possible serait maintenu, à 62 ans a priori, avec de possibles systèmes de « minorations » des pensions jusqu'à un âge « pivot », bien au-delà de 62 ans.

La réforme se ferait sur la base du slogan de campagne d'Emmanuel Macron « un euro cotisé donne les mêmes droits ».

Ce slogan en apparence simple et de bon sens pose pourtant de nombreuses questions, et en particulier :

  • les mêmes droits, certes, mais QUELS DROITS ? Aujourd'hui, le système de retraites, même dégradé par les réformes, permet d'acquérir des droits qui s'expriment en pourcentage du meilleur salaire : on sait qu'en partant à tel âge, on aura tel pourcentage du traitement des 6 derniers mois (les 25 meilleures années dans le privé), c'est ce qu'on appelle le taux de remplacement. Avec un nouveau système par points, plus aucun objectif de cet ordre n'existerait : seule compte la valeur du point, qui varie d'une année sur l'autre. Dit autrement, on peut très bien se retrouver avec des pourcentages très faibles de son meilleur salaire dès lors que la valeur du point baisse.
  • Autre question à poser : que se passe-t-il quand l'euro n'est pas cotisé ? Aujourd'hui, quand on interrompt son activité pour congé maternité, parental, chômage, etc, il existe des systèmes de majorations en termes de nombre de trimestres. Qu'en serait-il dans un nouveau système où l'euro cotisé est la mesure de toute chose ? JP Delevoye tente de rassurer en disant que des « points gratuits » seront donnés, mais sur quelle base le seront-ils ? ( par exemple donnerait-on un forfait de points par enfant ou donnerait-on le nombre de points correspondant au meilleur salaire de la collègue ?, etc). Qu'en serait-il des pensions de réversion, c'est à dire les pensions versées au conjoint survivant, aujourd'hui sans plafond de ressources pour les fonctionnaires, ce que le gouvernement voudrait remettre en cause.

Tout euro perçu donnerait lieu à des cotisations et donc à des points, cela a au moins deux conséquences :

  • on prendrait désormais en compte la totalité de la carrière alors que dans le système actuel, que ce soit dans le public ou dans le privé, les mauvaises années sont en partie « lissées ». Par exemple, le fait que les salaires de début de carrière sont très bas pour les fonctionnaires (un enseignant débute à 1,3 SMIC !!!) est en partie compensé par le droit à une carrière et donc par le calcul de la pension sur les meilleurs traitements, ceux de la fin de carrière. Avec la réforme Macron, ce ne sont plus les 6 derniers mois qui comptent mais l'ensemble des salaires, y compris les salaires –scandaleusement- faibles du début.
  • cela signifierait pour les fonctionnaires la prise en compte des primes et indemnités. C'est une très mauvaise nouvelle pour toutes les catégories de personnels qui ont très peu de primes (les enseignants mais pas seulement), et c'est une très mauvaise nouvelle pour le service public quand on sait à quel point la politique de développement des primes est un formidable instrument de gestion différenciée des personnels : revaloriser certains seulement pour justifier le gel du salaire de tous les autres serait ainsi encouragé !
Les éléments de langage du gouvernement à l'épreuve des faits

Se battre pour nos retraites, c'est montrer qu'elles sont parfaitement finançables

L'argument du choc démographique
En 2000 il y avait 4 personnes de 60 ans ou plus pour dix personnes ayant entre 20 et 59 ans, en 2050 il y en aura 7 pour 10.
Ce n'est pas insurmontable si les taux de cotisation augmentent et si d'autres sources de financement sont trouvées.
Il n'est pas illogique, dans une société où les personnes de plus de 60 ans sont plus nombreuses, que la société leur consacre davantage. C'est même un bénéfice pour la société que les retraités aient un revenu qui leur permette d'en être pleinement partie prenante. Passer d'environ 14% du PIB comme c'est le cas actuellement à 18 ou 19% environ permettrait de financer la retraite à 60 ans telle que la FSU la porte, ce ne serait pas un effort insoutenable.
Car à l'inverse, une société où les travailleurs se tuent à la tâche jusqu'à un âge avancé et où les personnes âgées sont maintenues dans la misère est-elle enviable ? Pour ne prendre qu'un exemple, l'augmentation du nombre moyen d'arrêts maladie constatée dernièrement est dûe en grande partie à la hausse des arrêts pour longue maladie, particulièrement entre 60 et 62 ans. Faire travailler les gens plus longtemps a donc aussi un coût financier et humain, c'est plus d'arrêts maladie à financer, ce sont aussi plus de souffrances et moins de possibilités de profiter de la vie en bonne santé.
Par ailleurs, l'argument du choc démographique nie les gains de productivité futurs : un actif de demain produira davantage en valeur qu'un actif d'aujourd'hui, et sauf à considérer que l'ensemble de ces gains de productivité doivent aller aux profits, ces gains de productivité permettent d'envisager un financement des retraites.
L'augmentation de l'espérance de vie n'a rien de définitif, c'est grâce à la protection sociale en général, grâce au système de retraites, que ces gains d'espérance de vie ont été possibles. On sait que l'espérance de vie en bonne santé baisse ou stagne, que l'espérance de vie baisse tout court aux Etats-Unis : est-ce cela que l'on veut ?

La FSU demande d'autres financements pour les retraites

  • pour avoir davantage de cotisants, il faut mener une politique de l'emploi. Aujourd'hui, plus de 5 millions de personnes sont privées d'emplois et condamnées à la précarité ou aux petits boulots, c'est un manque à gagner considérable pour les régimes de retraites. Cette politique de l'emploi pourrait passer par une modulation des taux en fonction de la politique de l'emploi menée par l'entreprise et par une majoration des taux de cotisation pour les employeurs qui réalisent d'importants profits.
  • pour avoir davantage de cotisations, il faut davantage de salaires. Par exemple, les cotisations sur les bas salaires ont été très fortement réduites, ce qui incite à embaucher au SMIC : le cercle vicieux que cela entraîne, c'est moins de salaires et moins de cotisations dans les caisses de retraite, il faut en sortir ! Si les femmes étaient payées à leur juste qualification, le relèvement de leur salaire pour atteindre l'égalité salariale ferait là aussi progresser les cotisations.
    * pour financer les retraites, il faut mettre à contribution les revenus financiers, en prélevant une partie des 250 milliards versés sous forme de dividendes.

L'argument de la simplicité et de la lisibilité

Il n'y a rien de plus illisible qu'un système dans lequel on ne peut pas connaître à l'avance le montant de sa pension !
Il n'y a rien de plus simple, à l'inverse, qu'un système qui assure un pourcentage du dernier traitement brut ou des meilleurs salaires dans le privé.
La complexité a été introduite par les réformes qui, à coup de décotes, de proratisations, de suppressions de droits aux uns d'abord puis aux autres ensuite, ont introduit des éléments d'incompréhension, c'est sur ces réformes qu'il faut revenir !

Pour aller plus loin :
Les publications FSU :